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L’intelligence émotionnelle, une compétence prisée des recruteurs

Le « quotient émotionnel », ça vous parle ? Pourtant, cette notion pourrait bien changer l’avenir du recrutement, tant elle concerne toutes les parties impliquées : recruteurs, candidats, collaborateurs, managers, dirigeants… Explications.

A l’occasion de l’événement #rmsconf, Christophe Haag, chercheur à EMLYON Business School spécialiste du sujet, s’est penché lors de sa conférence sur « Le QE (Quotient Emotionnel) : un nouvel outil pour le recruteur ? », accompagné de Grégoire Conquet, Directeur Exécutif Paris au sein du Groupe Adecco France. Quand on pense « quotient émotionnel », il s’agit avant tout de l’intelligence de l’adaptation explique le chercheur : timing serré, deadline, « techno-stress »… Comment s’en sortir dans ce contexte ?

« Quand on ne s’écoute pas, on se ment à soi-même » (Christophe Haag, professeur à l’EMLYON)

Découverte dans les années 90 par le président de l’Université de Yale, l’intelligence émotionnelle évoque avant une capacité mentale, celle notamment à traiter les émotions comme des informations : capter l’information nécessaire, celle qui vous sera utile pour adapter votre comportement de la manière la plus adéquate possible au travail et en entreprise (prise de décision, gestion de conflit…).

Quels sont les bénéfices de l’intelligence émotionnelle ?

Pour Christophe Haag, elle est bénéfique aux salariés comme aux managers. « Un individu qui fait preuve d’intelligence émotionnelle a trois fois moins de chances de tomber en burnout, est capable de prendre des risques, prend de meilleures décisions dans des situations complexes, a des qualités de relations sociales très hautes… » selon le professeur et essayiste. Il aurait même moins de chance d’être potentiellement sujet aux addictions ! En bref, tout un tas de bienfaits sont finalement associés à cette intelligence.

Comment la mesurer ?

Beaucoup d’outils de mesures existent déjà selon Christophe Haag mais ils ne seraient pas vraiment fiables. Les recherches menées par le professeur et son équipe a donc créé un test. Ce dernier s’apparente au test de quotient intellectuel que l’on fait passer à des enfants potentiellement surdoués. D’une durée de 20-25 minutes, il est ainsi pertinent dans l’évaluation de managers et dirigeants. Il n’est toutefois pas auto-évaluatif : l’idée est de passer un test de quotient intellectuel dans lequel il faut performer.

Comment travailler son intelligence émotionnelle ?

Une fois le constat fait, comment augmenter son quotient émotionnel ? La plasticité cérébrale est l’une des plus importes découvertes ces dernières années selon Christophe Haag : pour lui, il est possible, avec de la formation ou de l’entraînement, muscler ses circuits neuronaux et devenir « émotionnellement intelligent ».

En travaillant son intelligence émotionnelle, « on peut diviser par deux le nombre d’outils d’aide à la décision utilisés » selon Christophe Haag. 

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Commentaires
  1. Vince59
    12 octobre 2017 - 10h00

    Peut-être aller plus loin en nous disant en quoi consiste la formation et l’entrainement pour l’améliorer… parce que là on reste sur « notre faim ».

  2. Jack
    25 octobre 2017 - 12h04

    Evеryone laսghed attempting tto tthink аbout what sort of
    birthday party Mary and Joseph gave for Jesus when He waas six.
    Larrу questioned, ?I guеss he favored the identical form of toys we like.

  3. Virginie Marie
    27 octobre 2017 - 22h28

    Si seulement…

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