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Les robots, meilleurs amis de l’emploi ?

Robot emploiQuand on voit les progrès de la robotique, on se dit que les robots remplaceront bientôt les humains pour pas mal de tâches quotidiennes. Mais s’ils nous piquaient notre boulot, la tentation serait grande de les renvoyer à leur statut de boite de conserve améliorée. Ce n’est pas si simple. Les robots pourraient bien en effet créer plus d’emplois qu’ils n’en détruisent…

Quand on parle du monde du travail, les robots suscitent la méfiance. D’après un sondage de la Sofres réalisé en 2012, les Français seraient d’ailleurs les plus pessimistes en Europe sur l’impact social de la robotique. 74% d’entre eux estiment en effet que les robots « volent le travail des gens ». Il faut dire que dans le secteur industriel, si l’automatisation d’un certain nombre de tâches a permis de réduire les défauts et même les accidents, elle a aussi diminué considérablement le nombre de postes alloués aux humains. Mais cette ère du robot qui remplace l’homme semble aujourd’hui révolue.

Quand les robots créent de l’emploi

La robotique a considérablement évolué. C’est une technologie disruptive (voir les 12 technologies de rupture sur Rue 89) qui va selon le cabinet Mc Kinsey changer le monde et propulser sans doute pas mal de métiers aux oubliettes. Mais en créer de nouveaux aussi.

Dans la sécurité par exemple, les robots impressionnent et se montrent plutôt efficaces. D’après le cabinet Metra Martech, l’installation d’une machine génère trois postes humains à temps plein dans la filière robotique pour la fabrication, l’installation et la maintenance. Sans parler du fait qu’il s’agit d’une « main-d’oeuvre silencieuse, taillable et corvéable à merci ». Le rêve de tout patron. Même la restauration commence à être envahie par les robots. Dans ce cas, le recours à des machines serait probablement un moyen de pallier le manque de candidats qui ne veulent plus travailler dans ce secteur.

Robots travail

Une alternative aux délocalisations

En tout cas, le développement de la robotique serait aussi, d’après les experts, une alternative aux délocalisations. C’est ce qui a plu à Arnaud Montebourg qui a apporté son soutien au secteur de la robotique en laçant au mois de mars un plan de 100 millions d’euros d’aide à la filière robotique.

Mais encore une fois la France est bien en retard, en particulier par rapport à notre voisin allemand qui a investi six fois que son partenaire européen dans les robots. Un exemple dont on devrait s’inspirer. « Une entreprise robotisée se hisse à la pointe de la productivité et de la compétitivité. Grâce aux robots, elle sait assurer une production 24 heures sur 24, avec zéro défaut et aucun rebut. Le tout enclenche un véritable cercle vertueux de croissance qui amène les entreprises à embaucher pour suivre la cadence » affirme Jean Hugues Ripoteau, président de Fanuc Robotics France, qui remarque aussi que les pays les plus robotisés comme l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud sont aussi ceux qui ont un taux de chômage très faible.

Le robot est le coeur de l’industrie

La robotisation aurait aussi un impact plus global sur tout le secteur industriel, y compris dans les domaines qui marchent moins bien en ce moment. « Les investissements robotiques des industries automobiles allemande et japonaise ont permis de maintenir leurs positions sur le marché automobile et, in fine, les emplois liés à cette filière. Il n’est de richesse que d’usines et la robotique est bien une solution pour nous assurer la maîtrise des outils de production » explique Robin Rivaton auteur d’un rapport sur la relance de l’industrie par les robots.

Les robots ne méritent donc pas leur mauvaise réputation de « jobkillers » : d’après la Fédération Internationale de Robotique (IFR) ils pourraient créer au total entre 1,9 et 3,5 millions d’emplois à l’horizon 2020.

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