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La conciliation vie pro-vie perso, un défi pour les pères canadiens

PerestravailleurscanadiensA Montréal, apprendre à concilier vie de famille et vie professionnelle n’est (mal)heureusement plus le seul apanage des femmes. Aujourd’hui, les pères canadiens sont de plus en plus nombreux à se sentir tout aussi coupables lorsque leur travail prend le pas sur leur vie personnelle selon un sondage. Beaucoup en viendraient même jusqu’à reconsidérer leur poste contre plus de temps à la maison… Un phénomène constaté dans tous types de secteurs au Canada, pays dont la France a semble-t-il beaucoup à apprendre en matière d’égalité professionnelle et de conciliation vie pro/vie perso.

Des pères impliqués dans la conciliation…
La conciliation famille-travail constitue « le plus grand défi » des pères travailleurs selon le sondage du site d’emploi canadien Workopolis. Effectué début juin 2010 auprès d’un échantillon varié de travailleurs canadiens, il révèle que sept d’entre eux sur dix (71 %) disent « se sentir coupables lorsque les engagements au travail prennent le dessus sur ceux au domicile. » Un sentiment habituellement attribué aux femmes, que ce soit en France ou au Canada.

…prêts à faire des concessions

Ainsi, plus de la moitié des pères (56%) accepteraient volontiers d’envisager une réduction de salaire de 10% en échange de 10% de temps en plus passé à la maison avec leurs enfants. Comme l’explique Mario Bottone, vice-président de Workopolis et père de deux enfants, « les entreprises devraient se rendre compte que leurs employés sont de vraies personnes avec de vrais besoins ; qu’ils sont humains et non pas seulement des ressources humaines ». Une prise de conscience nécessaire car selon le sondage, « la moitié des pères travailleurs (49%) seraient prêts à changer d’emploi si un employeur potentiel leur offrait de meilleures options de conciliation famille-travail que leur employeur actuel. »

L’égalité entrée dans les moeurs

Côté égalité, les trois quarts des travailleurs canadiens (75%) estiment que leurs employeurs sont aussi flexibles envers les besoins familiaux des femmes que des hommes. Dans les entreprises canadiennes, l’égalité est donc en marche. Mais elle est pour autant aussi intégrée dans les moeurs, car à la question « lequel des parents devrait réduire ses heures de travail afin de passer plus de temps avec les enfants », 68% des travailleurs de 18 à 34 ans pensent que cela devrait être le conjoint ayant le salaire le moins élevé, et non pas forcément la mère. Alors à quand le même sondage en France ?

  • Source : Workopolis

© iofoto – Fotolia.com

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Commentaires
  1. Sebdu62
    2 juillet 2010 - 13h49

    Et oui, on est de plus en plus dans ce cas là… moi, par exemple, si demain on me dit « votre 10 N de RTT que vous avez à l’année on vous les transforme en équivalent salaire » et bien je dis NON. C’est bien pratique pour garder ma fille quand la crèche fait grève, quand la puce est malade et ne peut pas aller à la crèche car c’est contagieux. L’épanouissement au travail passe aussi par cela. Et je suis parfaitement d’accord pour dire que c’est au conjoint qui gagne le moins qui doit arrêter le travail (si l’éventualité se présentait bien sûr, ce n’est pas une obligation que l’un des deux doit arrêter le travail).

  2. Priscilla
    2 juillet 2010 - 14h13

    @Sebdu62 : merci de ce témoignage Seb, c’est toujours très intéressant d’avoir l’opinion et le retour d’expérience des principaux concernés !

  3. EgalitéHF
    2 juillet 2010 - 19h40

    « 68% des travailleurs de 18 à 34 ans pensent que cela devrait être le conjoint ayant le salaire le moins élevé, et non pas forcément la mère. »… Sauf que c’est quasiment toujours la mère qui a le salaire le moins élevé. Ca ne change rien à l’affaire !

  4. Florence
    5 juillet 2010 - 13h37

    C’est surtout qu’au Canada, la relation hommes/femmes n’est absolument pas la même qu’ici. C’est la femme qui tient la culotte là bas, elle est très entreprenante et c’est d’ailleurs les femmes qui draguent -l’inverse est peu répandu-. J’ai habité 4 mois à Montréal et c’est bien différent. On voit beaucoup plus d’hommes s’occuper des enfants ou être chargé de courses qu’ici.

  5. tirelaricom
    8 juillet 2010 - 14h25

    Pour pouvoir comparer, il serait intéressant d’avoir la même étude réalisée dans les mêmes conditions en France. Les résultats seraient peut-être les mêmes. Il ne faut pas oublier que c’est du « déclaratif » et que les pères français sont tout à fait susceptibles de vouloir travailler moins et passer plus de temps avec leur famille.

    Il serait aussi intéressant d’avoir et de comparer certaines données : nombre de pères qui prennent leur congés « paternité », nombre de pères qui font faire les devoirs…

    Ensuite, il est vrai qu’il y a la culture d’un pays… et qu’il faut du temps pour la faire évoluer.

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