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Les métiers traditionnels vont devoir « verdir »

Les activités de l’économie verte représentent 950.000 emplois tous métiers confondus : 420.000 dans les éco-activités et 530.000 dans des filières non-environnementales « qui produisent des biens et services favorables à la protection de l’environnement ou à la gestion des ressources naturelles ». De nouveaux chiffres annoncés par la Ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet à l’occasion des Premières rencontres nationales des métiers de l’économie verte du 14 juin dernier. Ces rencontres ont permis de faire le point sur l’avancement du Plan national de mobilisation pour les emplois et les métiers de l’économie verte, mais surtout, de rappeler que les métiers verts ne font ou ne feront pas forcément l’objet de créations d’emplois. Pour beaucoup, il s’agit de métiers traditionnels amenés à « verdir ». Explications…

Une nuance entre métiers verts et métiers verdissants…
Il faut faire la distinction entre métiers verts et « verdissants ». Parmi les nouveaux métiers liés au développement durable, on trouve ceux qui contribuent directement à la préservation de l’environnement : poseur en isolation thermique, diagnostiqueur de qualité de l’air intérieur, juriste de l’environnement, agent de parc national… Les métiers verdissants sont quant à eux des métiers dont la finalité n’est pas environnementale mais qui prennent en compte cette dimension en intégrant des compétences vertes : plombier installant des pompes à chaleur, couvreur posant des panneaux photovoltaïques, agent d’entretien de parcs et jardins, gardien forestier de forêt éco-gérée… Au-delà des secteurs annoncés comme créateurs d’emplois tels que les métiers de la gestion l’eau et des déchets, d’autres secteurs, « moins verts et moins grand public », vont pouvoir contribuer à la préservation de l’environnement en ayant recours à des technologies et des pratiques éco-responsables tels que l’agriculture, le bâtiment, les transports, l’électromécanique.

Un verdissement des compétences
Mais pour rester compétitives, les entreprises, privées notamment, vont devoir intégrer des « briques de compétences vertes » dans l’ensemble de leurs métiers. Un progrès déjà en marche dans les grandes entreprises. A terme selon le Ministère de l’Ecologie, tous les métiers auront verdi. Et parallèlement, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à intégrer les problématiques environnementales telles la gestion de leurs déchets ou la maîtrise énergétique.
Après l’avalanche de chiffres dont ont fait l’objet les métiers de la croissance verte ces dernières années, cette mise au point faite par le Ministère de l’Ecologie paraît beaucoup plus réaliste. Ainsi, la croissance verte devient tout à coup plus concrète tout comme les véritables perspectives d’emploi.


A la découverte des métiers verts d’avenir
© Temistocle Lucarelli – Fotolia.com

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Commentaires
  1. Cabinet de Recrutement
    10 août 2011 - 17h03

    Ce qui est plus génant c’est qu’un récent rapport de l’apec montre que les « candidats verts » ont plus de mal à trouver un emploi et qu’ils mettent plus longtemps à trouver…

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