Fermer
menu

Les heures sup’ sur les smartphones en question

SmartphoneLe téléphone de fonction, un nouveau fil à la patte pour les salariés ? C’est la question qui se pose en ce moment suite à plusieurs affaires aux Etats-Unis. Des salariés demandent que le temps passé à répondre aux messages sur leur smartphone soit comptabilisé en heures supplémentaires. Tout est parti d’une plainte d’un policier de Chicago relatée par Les Echos. Il réclame le paiement de 500 heures sup depuis 2007. Des heures de travail effectuées sur son Blackberry puisque son employeur exigeait qu’il réponde dans les 15 minutes après réception…

Il faut savoir décrocher
D’autres plaintes pourraient suivre, et pas seulement de la part des 200 collègues policiers équipés d’un smartphone. Et au-delà, c’est l’utilisation de tous les outils de communication professionnels (e-mail, ordinateurs portables…) qui se pose. Pour les smartphones, les forfaits téléphoniques sont souvent pris en charge par les employeurs. Ces derniers demandent « en échange » (bien que ce soit rarement formalisé par écrit) une disponibilité de tous les instants. C’est un peu le revers de la médaille de l’hyper-connectivité. Joignable tout le temps, le salarié moderne ne décroche jamais du boulot grâce à son téléphone. La frontière entre les horaires de travail et la vie privée devient poreuse et on finit par bosser 24 heures sur 24. Quitte à y laisser sa santé ou sacrifier sa vie de couple.

Peu de jurisprudence en France
En France, le problème existe aussi mais la législation n’est pas claire à ce sujet et il y a encore peu de cas qui pourraient faire jurisprudence. Des experts interrogés par RTL à ce sujet confirment qu’il existe certaines dérives de la part de managers. Une manière de mettre la pression qu’il faudrait peut-être encadrer… « Il faut adapter les règles du management à la vie moderne. Le monde nouveau est mobile avec des amplitudes horaires différentes » explique Nicole Turbé-Suetens pour qui « la vraie question n’est pas celle du paiement des heures sup mais celle du respect de la vie privée ».
Finalement c’est un peu comme pour Powerpoint accusé de tous les maux. Ce n’est pas forcément l’outil qui est en question mais bien son usage. A ce niveau là, chacun a encore la main et le pouvoir de l’éteindre, de ne pas l’utiliser ou de ne pas répondre….

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.