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Femme au foyer : une situation subie et non choisie

Calculfemmes

Selon une étude publiée par l’Insee, le nombre de femmes au foyer en France est passé de 3,5 millions à 2,1 millions en vingt ans. Cependant, cette tendance cache un autre phénomène lié à la conjoncture économique actuelle. Aujourd’hui, les raisons de cessation d’activité ne sont plus les mêmes qu’il y a 20 ans. Les femmes sont de plus en plus confrontées aux licenciements ou aux fins de CDD, et restent beaucoup moins au foyer pour raisons personnelles.

82 % de femmes actives en 2011
Une femme au foyer est définie comme une femme de 20 à 59 ans, non étudiante, vivant en couple et inactive. En 1991, une femme sur trois était au foyer, en 2011, elles ne sont plus qu’une sur cinq. Une baisse qui s’explique d’abord par l’évolution du statut de la femme sur le marché de l’emploi. Aujourd’hui, 82 % des femmes âgées de 20 à 59 ans sont actives contre 73 % en 1991.
La seconde explication de cette baisse est la diminution des femmes qui vivent en couple. Leur part est passée de 77% pour les femmes âgées de 20 à 59 ans non étudiantes à 70% en 201. Or, les femmes vivant seules ne comptent pas parmi les « femmes au foyer » selon la définition de l’Insee.

Des femmes plus diplômées qu’il y a 20 ans
Selon l’étude, « les comportements d’activités sont liés au niveau de formation », ce qui explique parfois l’évolution de l’activité féminine. Même si les femmes au foyer sont dans l’ensemble moins diplômées que les femmes actives, elles le sont, en revanche, plus qu’il y a 20 ans. En 2011, un tiers d’entre elles sont sans diplôme (ou au maximum un CEP) alors qu’elles étaient plus de la moitié il y a 20 ans. Elles sont aussi 37% en 2011 à avoir le niveau Bac contre 15% en 1991. Cette évolution du niveau d’étude leur permet ainsi d’occuper une place importante sur le marché de l’emploi.

Une conjoncture économique difficile pour les femmes au foyer
En 20 ans, la proportion des femmes à avoir exercé une activité professionnelle dans le passé n’a pas beaucoup évolué. Elles étaient 76 % en 1991 et sont 79% 20 ans après. En revanche, les motifs de cessation d’activité ne sont sensiblement pas les mêmes qu’il y a 20 ans. En 1991, 59% des femmes arrêtaient de travailler pour raisons personnelles alors qu’aujourd’hui, elles ne sont plus que 21%.
D’après l’étude, la raison majoritaire est la fin d’un CDD dans 35% des cas contre 10% en 1991. Entre chômage, situation précaire et perte d’emploi, c’est parfois la conjoncture économique qui encourage finalement certaines femmes à rester inactives. Un contexte qui parfois peut être favorable, surtout pour celles qui y voient une occasion pour consacrer du temps à sa vie de famille.

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Commentaires
  1. Françoise BAGULA FAIDA
    12 septembre 2013 - 9h47

    Bonjour
    Madame, Monsieur,
    Je suis une femme seule qui élève 4 enfants. Mais j’ai aujourd’hui le besoin et l’envie de changer cette vie que je mène.
    Besoin de travailler et de sortir de précarité, aidez-moi.

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