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Le salaire du labeur

Plusieurs informations capitales sur les salaires se sont télescopées ces jours derniers. Un article des Echos nous apprend tout d’abord que « de plus en plus de jeunes diplômés avancent des prétentions salariales démesurées ».

Selon les recruteurs interrogés, certains perdent même « toute notion de réalité » et demandent des salaires exorbitants. L’explication viendrait des multiples informations plus ou moins sérieuses sur les salaires d’embauche des Jeunes Dip’ : pour un ingénieur tout frais, l’Apec parle de 28.000 euros bruts annuels, la Conférence des grandes écoles mise sur 32.000 euros environ et l’Expansion pète les scores avec une fourchette allant de 38.000 à 45.000 euros…

Pourquoi de telles différences ? D’abord ce sont des salaires médians, des moyennes qui ne veulent pas dire grand-chose. Ensuite, rares sont les classements qui font la différence entre les salaires parisiens et les salaires en régions. Suivant les métiers l’écart peut atteindre de 15 à 20%. Sachant en plus qu’une négociation salariale est toujours un cas particulier et que personne ne touche le même salaire, même à poste égal (sans parler des différences honteuses entre les hommes et les femmes), il ne faut jamais se baser sur les classements.

Autre information intéressante, l’enquête Esope de la Confédération française de l’encadrement (CFE-CGC) qui porte sur les salaires 2006 des ingénieurs, cadres et agents de maîtrise. En vrac, on apprend dans cette étude que « 45% des personnels d’encadrement sont mécontents de leur rémunération », que la rémunération annuelle brute moyenne des ingénieurs et cadres est de 53.535 euros, celle des techniciens et agents de maîtrise 34.153 euros. Encore des moyennes à compléter par des chiffres plus parlants : 27% des cadres touchent plus de 60.000 euros par an, 44% se situent dans une fourchette entre 30.000 et 50.000 euros.

> Cotiser plus pour gagner moins

Enfin l’enquête Esope rappelle que plus de 15% de cadres sont considérés comme des « cotisants fantômes ». Ils touchent en effet moins de 34.428 euros par an, le salaire charnière au-delà duquel ce n’est pas le plafond de la Sécu qui est pris en compte pour la retraite. En clair, les cotisations de ces fantômes servent à financer le système de retraite de ceux qui gagnent plus. Comme quoi, être cadre n’est pas forcément un avantage. Et les jeunes diplômés ont peut-être raison de demander des salaires de départ un peu plus élevés… que la moyenne.

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Commentaires
  1. esperluette
    21 septembre 2007 - 20h53

    Ils sont fous ces jeunes diplomés ! Demander un salaire mensuel de 2300 euros brut ! Non mais où va-t-on !!!

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