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Le rêve brisé des femmes cadres

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« Depuis 30 ans, les filles ont plus d’atouts que les garçons à l’école, plus de diplômes et donc plus de chances sur la ligne de départ, et pourtant elles peinent à faire évoluer les statistiques ».

Pourquoi ? Dans « Le rêve brisé des working girls », Claire Léost, diplômée de Sciences Po et d’HEC et éditrice de magazines, tente de répondre à cette question à travers le récit du parcours de 10 jeunes femmes promises à une belle carrière. Leurs expériences renvoient aux multiples questions que les lectrices peuvent se poser : Faut-il négocier son premier salaire ? Comment vivre sa grossesse au bureau ? Faut-il être belle pour réussir ? Le temps partiel est-il la solution pour tout concilier quand on a des enfants ?
L’éditrice à la plume acérée démontre également que les avancées ne sont pas si évidentes. Des constats utiles qui devraient permettre aux femmes de déjouer les pièges de la vie professionnelle…

Stigmatisées quoiqu’elles fassent

Certains ou certaines trouveront sans doute les anecdotes quelque peu cliché racontées dans l’ouvrage, du type « Dans une entreprise, femme et obèse, Revebriseworkinggirlsclaireleostcela fait deux stigmates qui se cumulent et se renforcent ». Mais c’est sans doute que la société en est elle-même truffée… D’autres s’offusqueront sûrement du sort fait aux réseaux : « Entretenir son réseau, c’est sacrifier du temps pour un résultat incertain » juge l’auteure. « Oubliez les réseaux de filles pour faire progresser votre carrière » conclut-t-elle.
Certains conseils peuvent paraître cyniques ou radicaux. Mais force est de constater que chacun de ces parcours est totalement crédible, trop sans doute. Tant qu’on finit par déprimer : qu’elles travaillent ou délaissent leur vie professionnelle, qu’elles soient mères ou ne le souhaitent pas, qu’elles gravissent les échelons ou non, les femmes sont victimes d’inégalités et des clichés. Décourageant…

A la recherche du nouveau père

Et les pères dans tout cela ? L’auteure a désespérément cherché « un nouveau père » pour son dernier chapitre consacré au rôle de ces messieurs. Malheureusement le premier qu’elle trouve est un stéréotype. Lui assume tout, sa femme a arrêté de travailler depuis la naissance des enfants et ne semble pas disposée à reprendre une activité selon lui. Mais pas question pour autant de tomber dans l’autre extrême : celui du couple femme dirigeante/homme au foyer qui assume toutes les tâches ménagères.
Claire Léost veut son nouveau père. Elle finit alors par dénicher « un père moderne et modèle ». « Je dépose les enfants à l’école, je change les couches. Les tâches sont vraiment bien réparties dans notre couple, c’est du 50/50 » raconte-t-il. Seul hic, « pour être honnête, elle en fait plus que moi (…) » Une fois de plus, c’est loupé. Le nouveau père chez les cadres supérieurs d’HEC n’existe pas conclut Claire Léost déçue. Mais en appliquant à elles-mêmes les leçons qui s’imposent au cours de leur lecture, ses lectrices éviteront espérons-le les obstacles pour choisir le bon conjoint et mener à bien leur carrière…

« Le rêve brisé des working girls » sorti le 06/03/2013 chez Fayard, Collection « Documents », 144 pages. Prix public TTC : 11,90 €.

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