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Le manager anticrise doit changer pour rétablir la confiance

ManageranticrisePour les managers, la crise a tout changé. Il leur faut adopter une autre grille d’analyse pour mieux comprendre et anticiper les bouleversements du monde. C’est l’objet de ce livre sur le « Manager anticrise », écrit par Christopher Hogg, professeur à HEC et directeur d’une PME internationale.

Un ouvrage qui n’est pas un guide pratique de management comme on en voit souvent. C’est avant tout une invitation, très documentée, vers une autre analyse du fonctionnement de notre économie. Cette autre vision que les managers doivent intégrer est complexe. La crise de 2008-2009 a en effet montré les limites du néolibéralisme et c’est, selon l’auteur, une opportunité de penser notre modèle différemment.

En multipliant notamment nos grilles de lecture : développement durable, rattrapage des pays émergents, globalisation libérale, choc des civilisations, accélération de l’innovation, développement de l’économie immatérielle, nouvelles frontières du corps, enjeu des dettes publiques. Ces 8 visions du monde sont auscultés par l’auteur, non pas pour en choisir une qui serait plus pertinente mais pour les embrasser toutes dans leur complexité.

Question de taille et d’organisation

En multipliant les points de vue détaillés, Christopher Hogg apporte un regard différent sur le monde et ses mouvements contradictoires. A partir de ce constat, il donne des pistes pour adapter les organisations et les stratégies des entreprises. La crise de 2008 a ainsi posé des questions de taille : les banques n’étaient pas « too big to fail » mais bien plutôt « too big to manage »
Dès lors, pour Christopher Hogg, « l’entreprise ne peut plus se concevoir comme un ensemble homogène avec un pilotage hiérarchique centralisé. C’est un réseau étendu d’intérêts plus ou moins convergents dans lequel chacun va devoir justifier sa capacité à créer de la valeur pour l’ensemble ».

Les derniers chapitres, plus opérationnels, expliquent comment naviguer vers cette nouvelle définition de l’entreprise : comment choisir un bon business model, se concentrer sur la création de valeur ou encore, comment manager les talents avec éthique et responsabilité ? Autant de défis passionnants à relever pour les futurs managers anticrise.

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Commentaires
  1. Chris
    6 juin 2012 - 8h24

    Interessant ! Mais l’analyse est-elle différenciée en fonction de la taille de l’entreprise ? Par exemple, avancer en période de crise se vit différemment dans une petite entreprise, et la divergence des interets qu’on vit souvent dans les grandes entreprises, est en général beaucoup plus estompée dans une petite boite, ou la cohésion est souvent plus forte…

  2. Christopher Hogg
    15 juin 2012 - 18h46

    Je vous remercie pour votre commentaire. Ayant été successivement cadre dirigeant dans un grand groupe et depuis 2008 dirigeant-actionnaire d’une PME je comprends votre propos. Cela dit dans les deux cas nous agissons au sein d’un réseau étendu, le plus souvent globalisé, et nous devons créer de la valeur en interdépendance tant avec nos clients, que nos fournisseurs et nos différents partenaires. Dans les deux cas également nous devons repenser notre environement économique et gérer une extrême volatalité tant des monnaies que des cours de matières premières. Je vous invite donc à consulter mon ouvrage en espérant qu’il puisse vous être utile.

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