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  • Qualité de vie au travail

Le burn out (enfin) reconnu comme maladie professionnelle par l’OMS

Depuis samedi, le burn out, syndrome d'épuisement professionnel, a fait son entrée dans le classement international des maladies.

Le burn-out n’est pas une maladie, mais un syndrome qui empêche le travailleur de faire face à des situations de stress professionnel chronique. (GettyImages/PeopleImages).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est réunie depuis la semaine dernière, en Assemblée mondiale de la santé. Les maladies mentales sont l’un des temps forts de cette 72e session. Elles concernent aujourd’hui près d’un milliard d’êtres humains, selon l’organisation internationale. Et surtout tous les métiers sont représentés. Conséquence de la dégradation du rapport entre une personne et son travail, le burn-out n’est pas une maladie, mais un syndrome qui empêche le travailleur de faire face à des situations de stress professionnel chronique.

Il va alors subir un ensemble de symptômes :

  • un épuisement émotionnel, physique et psychique qui donne une sensation d’être comme vidé de toute énergie,
  • le sommeil, le repos, les week-ends et congés ne suffisent plus à soulager cette fatigue,
  • un désengagement du travail et une déshumanisation des collaborateurs (comportement asocial, dur, négatif, cynique…),
  • une dévalorisation de soi-même et une perte de confiance en soi.

Selon l’OMS, le burn out est un syndrome « résultant d’un stress professionnel chronique qui n’a pas été géré correctement ». Trois familles de symptômes ont été identifiées : « Des sentiments de perte ou d’épuisement, une distance mentale accrue avec le travail ou des sentiments de négativité ou de cynisme liés au travail, et une diminution de l’efficacité professionnelle ». 

À lire également :
Burn out, et après ? Ils racontent leur retour au travail

Un syndrome qui pose question sur notre rapport au travail

Voilà qui vient en tout cas apporter un démenti à la ministre du Travail, qui affirmait, début mai, sur France Inter, à propos des suicides à France Télécom, que le burn-out « n’était pas une maladie professionnelle », en se référant justement à l’OMS.
Ce syndrome professionnel pose beaucoup de questions sur notre rapport au travail. Les cas récents de mal-être au travail, de dépression, voire de suicides, appellent des réponses adaptées. Trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, aménager des horaires plus flexibles, développer le télétravail sont des pistes à explorer. Mais avant tout, pour que les gens se sentent bien dans leurs postes, il faut bien définir leur mission, éradiquer le harcèlement sous toutes ses formes et inciter à une meilleure reconnaissance au travail.

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