Fermer
menu

L’absentéisme en entreprise à son plus bas niveau depuis 5 ans

Fan in the officeAlors qu’il avait bondi de 30% en 2009, l’absentéisme en entreprise a reculé en 2011 avec en moyenne 14 jours d’absence par salarié (contre 17,8 jours en 2009 et 14,5 en 2010). C’est la « bonne nouvelle » dévoilée par une étude du cabinet Alma Consulting Group. Mais en y regardant de plus près, ce léger recul révèle en fait un malaise plus profond des salariés.

En 2009, la montée de l’absentéisme chez les salariés s’expliquait assez simplement. Selon Olivier Gignoux, directeur du pôle social d’Alma Consulting Group, « l’entrée dans la crise a été extrêmement violente, avec arrêt brutal de lignes de production et réduction drastique des stocks. Cela s’est traduit par une montée du stress et une forme de démobilisation : alors que la production tournait au ralenti, les salariés n’ont pas hésité à s’absenter. »

Une baisse en trompe-l’oeil

Mais pour le recul de 2011, alors que traditionnellement les périodes marquées par de nombreux plans sociaux génèrent souvent plus d’absences chez les salariés, l’inversion de la tendance serait en fait un « trompe-l’oeil ». « La baisse de l’absentéisme rassure les employeurs » explique Jean-Claude Delgènes, directeur général du cabinet de conseil Technologia au Magazine Liaisons Sociales. « Mais je ne suis pas convaincu qu’elle se traduise par une véritable augmentation de la productivité. »

Le présentéisme, une « démission intérieure » ?

Les salariés auraient donc intégré que les crises allaient se succéder les unes aux autres et que la précarité ferait partie de leur carrière. Mais ce n’est pas forcément positif. Car s’ils hésitent à s’absenter, le présentéisme peut aussi masquer une forme d’absence que le journal La Tribune résume ainsi : « Le salarié est présent physiquement mais psychiquement absent ».

D’autres enquêtes notent d’ailleurs une forme de désengagement des salariés par rapport à leur travail, en raison du contexte économique incertain, mais cela ne se traduit plus seulement par des absences répétées, les salariés redoutant d’être mis à l’index. Ce présentéisme est pourtant risqué pour la santé des salariés. « Mieux vaut donc qu’un salarié s’absente deux jours pour se reposer que six mois pour dépression » ajoute La Tribune qui rappelle l’inquiétude des médecins du travail par rapport à ce phénomène. L’absentéisme ne serait donc plus un indicateur fiable sur la motivation des salariés et son niveau record, le plus bas depuis 2007, est révélateur d’une dégradation du lien social entre les employeurs et leurs troupes.

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires
  1. jacques guyamier
    8 septembre 2012 - 18h49

    Le présentéisme, une « démission intérieure » ?
    Réponse oui ! c’est ce que j’appelle l’absentéisme dans la présence …la faute à qui ? devenu conseil en RH je pencherais vers une adaptation subtile du personnel à une pression exercée pour cause de 35h , par le management intermédiaire pour une raison de productivité sur la présence du personnel à son poste …une mère dont le jeune enfant est malade sera devant son écran …mais ou sera sa véritable disponibilité ? Quant à la présence physique , la génération Y a déjà géré la question, …le petit doigt de la main droite est toujours prêt à mettre de côté un jeux vidéo ou autre sujet … ET LES SUPERVISEURS N’Y VOIENT RIEN DU TOUT!…les indiens ont réglé le problème en mouchardant l’activité individuelle sur les PC…pas chers et productifs ! Le rêve pour une partie des entreprises! …pas pour moi.

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.