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L’abécédaire des mots des RH

16 entrées pour tout comprendre du monde des ressources humaines : carrière, cooptation, séminaire d’entreprise… Un guide indispensable pour penser comme un DRH !

ressourceshumaines

Absentéisme

Le dernier baromètre réalisé par Alma Consulting Group indique qu’en 2012, les salariés se sont absentés 16,6 jours dans l’année, soit près de trois jours de plus qu’en 2011. La facture est salée pour les entreprises du privé : ces absences coûteraient 6,98 milliards d’euros entre les compléments de salaires versés et le remplacement des salariés absents. Du côté de l’Etat aussi, l’absentéisme coûte cher : plus de 8 milliards d’euros selon la commission des comptes de la Sécurité sociale. Si les absences pour arrêt-maladie sont le plus souvent saisonnières, il se peut que plusieurs facteurs liés à l’entreprise elle-même favorisent l’absentéisme. Conditions de travail et d’organisation, implication des salariés et ambiance de travail ou encore le management sont autant de clés à creuser par les Ressources humaines pour limiter et lutter contre un taux d’absentéisme anormalement élevé.

Carrière

Fini le temps des carrières linéaires où les salariés évoluaient au gré de leur ancienneté dans l’entreprise. Aujourd’hui, chacun serait maître de son destin et n’hésiterait plus à démissionner dès que le vent tourne ou qu’une meilleure opportunité d’emploi se présente à lui. En tout cas, dans les discours. Dans la pratique, il semblerait au contraire – du moins pour les cadres – que la fidélité à une entreprise est plus payante pour évoluer professionnellement. De même, comme le rappelle l’universitaire Jean Pralong, les entreprises axent de plus en plus leur stratégie sur la fidélité des talents et la marque employeur. Leur but ? Mettre fin au flux permanent des départs et des arrivées qui leur coûtent cher. Comment ? En mettant en œuvre la gestion des carrières, soit  un suivi des parcours des collaborateurs pour améliorer leurs compétences et les amener à rester dans l’entreprise (voir aussi employabilité).

Carrière ascendante

Cooptation

A l’origine, la cooptation est un mode de recrutement consistant pour une assemblée à désigner elle-même ses membres. Aujourd’hui, dans le monde professionnel, cela consiste à faire appel au réseau étendu des salariés. L’intérêt de ce mode de recrutement est d’attirer les personnes dont les aptitudes correspondent à la fois au poste et à la politique de l’entreprise. De plus en plus prisée par les entreprises, la cooptation donne parfois lieu à une récompense monétaire pour celui qui a fourni le contact à embaucher. Avec pour dérive d’intégrer des personnes aux compétences largement surestimées voire, finalement, à recruter par copinage

Diversité

Enjeu majeur pour les entreprises, la diversité est multiforme. Il peut s’agir de se conformer à l’obligation légale d’embaucher au moins 6% de personnes handicapées, de lutter contre les discriminations sexuelles à l’embauche et celles liées au sexe et à l’origine des candidats. Dans ce dernier cas, certaines entreprises plébiscitent le recrutement à l’aveugle, via des CV anonymes. Mais certaines études ont déjà pointé du doigt leurs effets pervers : s’ils favorisent bien l’égalité des sexes, les CV anonymes pénalisent toujours les demandeurs d’emploi issus de l’immigration ou résidant en ZUS (Zone Urbaine Sensible). Quant aux autres formes de diversité, les questions de genres sexuels et d’homosexualité au travail sont encore des sujets tabous en entreprise. Le chômage des personnes handicapées s’élève, lui, à près de 30% contre un peu plus de 10% pour la population active. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Diversité

DRH

Difficile de parler des mots des ressources humaines sans évoquer celles et ceux qui en sont les dépositaires dans les entreprises : les Directeurs des Ressources Humaines. Qui sont-ils ? En chiffres déjà : les DRH d’une entité de taille moyenne gagnent en moyenne 148.000 euros annuel, 63% d’entre eux sont des femmes et 44% ont moins de 40 ans. A quoi servent-ils ? Selon une étude menée par le cabinet Michael Page, les DRH ont 5 grandes missions : le recrutement des talents, le développement de la culture de l’entreprise, la formation et le développement des collaborateurs, la définition des normes et des politiques RH et la rémunération et les avantages sociaux des salariés. Dans un contexte de crise, les DRH peuvent apparaître comme les exécuteurs des basses manœuvres de l’entreprise. En début d’année 2013, un ouvrage DRH, le livre noir – Embauches, salaires, carrières… la vérité qui dérange, s’attaquait également à la profession dénonçant notamment leurs méthodes de recrutement obsolètes. Un livre intéressant mais à la vision parfois caricaturale. Autre vision tout aussi caricaturale du métier, les auteurs de la série WorkingGirls présentent la DRH comme la nymphomane de service… Mais là, c’est pour rire.

Employabilité

Véritable stratégie des RH, l’employabilité doit favoriser l’épanouissement des salariés et donc leur performance au quotidien. Plus précisément, ce concept a été défini en 1993 par le cabinet Développement et Emploi comme les « compétences du salarié et conditions de gestion des ressources humaines, nécessaires et suffisantes, lui permettant à tout moment de retrouver un emploi, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise, dans des délais et conditions raisonnables ». En clair, plus que des compétences techniques, les salariés ont aujourd’hui besoin de maîtriser des compétences transversales, des capacités d’adaptation pour continuer à évoluer professionnellement ou rester tout simplement employables. La formation continue, la mobilité professionnelle et/ou géographique ainsi que les entretiens annuels sont autant d’outils permettant d’améliorer les capacités des salariés.

Emploi

Entretien annuel

C’est l’outil préféré des DRH (80% d’entre eux) pour bâtir leur politique RH. Pourtant, les entretiens annuels sont souvent critiqués pour le stress qu’ils peuvent générer chez les salariés. Perçu comme un exercice scolaire, il est aussi vu par ses détracteurs comme un outil où les critères d’évaluation sont non objectifs et non transparents, selon une note du Centre d’analyse stratégique. Côté salariés, l’entretien annuel semble cependant avoir ses adeptes. C’est alors un moment important de l’année pour parler avec son N+1, voire le N+2 selon les organisations, et connaître son éventuelle augmentation de salaire et/ou évolution en interne. Même si pour d’autres salariés, le processus demeure assez opaque

Flexibilité

C’est un fait, les salariés veulent de plus en plus concilier vie privée et vie professionnelle sans que l’une ou l’autre de ces sphères n’empiètent sur l’autre. Le regard sur le travail a profondément évolué et les entreprises devront écouter leurs collaborateurs si elles souhaitent les garder. Concrètement, qu’attendent les salariés ? De pouvoir travailler en dehors du bureau, dans un tiers lieu, depuis chez eux, via leur smartphone… Bref, de la flexibilité. Pour les entreprises qui ont su introduire ces nouvelles méthodes de travail, « 63% ont constaté un lien de cause à effet direct entre la flexibilité au travail, d’une part, et l’augmentation du chiffre d’affaires, d’autre part », selon une étude menée par Regus. Un taux de satisfaction proche pour les salariés : 62% d’entre eux déclarent se sentir plus stimulés et plus motivés grâce à l’introduction de la flexibilité dans leur entreprise.

Ressort flexibilité

Guerre des talents

Un vocabulaire choc qui questionne sur la place de l’emploi dans nos sociétés. Selon une étude McKinsey réalisée en 2012, d’ici 20 ans, 40 millions de talents manqueront à travers le monde tandis que les économies émergentes peineront à trouver 45 millions de professionnels de niveau intermédiaires, dotés de compétences techniques. Et en Europe, rien que dans les deux prochaines années, 900.000 postes dans le secteur des technologies de l’information et de la communication demeureront vacants faute de compétences. Face à cela, les entreprises doivent réagir pour attirer et fidéliser les meilleurs profils. Mais aujourd’hui, la compétition est mondiale. La meilleure preuve étant la fuite des cerveaux qui pénalisent les pays ayant formé à leur frais des étudiants compétents. La guerre pour les capter est déclarée !

Identité numérique

Un concept apparu avec Internet et le plus souvent appliqué aux individus. Mais les entreprises aussi soignent leur réputation en ligne. Un récent métier est même apparu pour valoriser leur image en ligne : le community manager. Ce dernier est notamment chargé de véhiculer un message positif de l’entreprise et de fidéliser une communauté en ligne à travers des jeux concours, des événements récurrents sur les réseaux sociaux ou grâce à une communication décalée et fédératrice. C’est selon la stratégie développée par les organisations mais dans tous les cas, il faut éviter le bad buzz qui nuit à la réputation de l’entreprise.

AliazRegionsJob

Management

« Le management est le pilotage de l’action collective au sein d’une organisation. Il s’appuie notamment sur l’étude des organisations, objet des sciences de gestion », indique un article publié sur Wikipédia. Une étymologie possible : le mot management viendrait d’un vieux verbe français, mesnager, signifiant à l’époque « l’art de gérer les affaires du ménage ». Dans l’entreprise, le management, c’est dorénavant l’art de trouver la meilleure coordination possible entre les fonctions et les personnes qui les remplissent pour atteindre un but donné. Un exercice pas si simple à atteindre au vu des nombreux ouvrages sur le sujet. Certains auteurs vont même jusqu’à dénoncer les Faits et foutaises dans le management dénonçant des dogmes contre-productifs pour les entreprises. Par exemple : l’interdiction de mélanger vie privée et vie professionnelle ou encore l’obsession de recruter les « meilleurs des meilleurs ».

Marque employeur

Pendant direct de l’identité numérique, la marque employeur est l’image que cherche à se bâtir une entreprise. Le but est de favoriser les recrutements, la fidélisation et l’implication des collaborateurs. La marque employeur se construit bien sûr via les réseaux sociaux mais pas uniquement. La bonne réputation d’une entreprise tient aussi du bouche-à-oreille, donc à la satisfaction qu’ont les employés à y travailler. La formation professionnelle, les évolutions de carrière, l’ambiance, la stratégie d’une entreprise, la décoration des locaux, les rapports hiérarchiques, le dress-code… Tout est marque employeur !

Marque Employeur

Mouton (à 5 pattes)

Sur le marché de l’emploi, comme sur tout marché, existent l’offre et la demande. Avec le chômage qui grimpe, la demande des candidats à l’emploi monte également, inévitablement… Les entreprises, elles, en temps de crise, resserrent leurs recrutements et cherchent à minimiser les risques d’un mauvais recrutement. Quitte à chercher le candidat introuvable : le fameux mouton à 5 pattes. Bardé de diplômes, il cumule les savoir-faire. Également expérimenté, il demande idéalement le salaire d’un jeune diplômé. Pas étonnant que les entreprises peinent à trouver le mouton à 5 pattes. Les entreprises devraient peut-être revoir leurs prétentions à la baisse…

Plafond de verre

Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes stagnent autour de 20% depuis des décennies en France. Quant aux postes à responsabilité, ils restent encore le plus souvent réservés aux hommes. Cette réalité a été conceptualisée dans les années 70 par le terme plafond de verre. Il questionne sur la parité en entreprise. Derrière les beaux discours, laissant croire que chacun est maître de son parcours professionnel, toutes les données prouvent malheureusement le contraire. Marlène Schiappa a elle inventé le « plafond de mère », où quand la maternité freine la carrière des femmes. Ringardes et machistes les entreprises ? Tout laisse à le penser…

Plafond de verre

Qualité de vie au travail

Le rapport à l’emploi a évolué au cours des dernières années et les entreprises sont de plus en plus conviées à chérir leurs collaborateurs. Depuis 10 ans, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) organise par exemple la « Semaine pour la qualité de vie au travail ». L’objectif est de mobiliser les DRH, les consultants, les managers, les médecins du travail, les partenaires sociaux, etc. pour améliorer la vie au travail. Si les études prouvent que des salariés moins stressés et en meilleure forme physique sont aussi plus productifs, reste à savoir comment réellement développer une stratégie qui contente tout le monde. On peut toujours améliorer l’ergonomie des postes de travail mais la logique productive des entreprises permet-elle d’être seulement véritablement heureux en entreprise ?

Séminaire d’entreprise

Courses de quad, cours de cuisine, visite des châteaux de la Loire, séjour au ski ou à la mer, cours de djembé… Les séminaires d’entreprise se sont considérablement démocratisés et même les petites entreprises profitent de l’engouement qu’ils suscitent pour mobiliser leurs troupes, à l’extérieur de l’entreprise. En anglais, on dit aussi team building, ou encore l’art de renforcer la cohésion des équipes pour créer un environnement et un climat favorable au travail. Pour les entreprises, c’est ainsi l’occasion de donner une ligne de conduite claire à chacun des salariés, en une seule fois. Mais comme aujourd’hui toutes les entreprises ou presque se fendent de réaliser leur séminaire, il faut être de plus en plus original pour ne pas passer pour une boîte ringarde.

Seminaire

Recrutement innovant

Speed-dating, serious game, recrutement web ou sur mobile… Les employeurs misent de plus en plus sur de nouvelles formes de recrutements. A tort ou à raison ? Ni l’un ni l’autre mais dans les faits, les candidats privilégient encore et toujours largement les sites emploi pour candidater : 95% d’entre eux les placent devant Pôle emploi (72%) et les candidatures spontanées (69%), selon la dernière enquête RegionsJob. Et si certains voient les réseaux sociaux comme l’avenir du recrutement, pour l’instant ils plafonnent à 34% des utilisateurs. Seule la presse fait pire, avec 27% d’adeptes. Le recrutement innovant n’est-il qu’une mode vouée à l’échec ? Difficile à pronostiquer, mais pour l’heure ces nouveaux canaux de recrutement semblent réserver à une certaine population évoluant essentiellement dans les métiers de la communication ou encore des nouvelles technologies.

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Commentaires
  1. oumerzouk
    5 janvier 2014 - 11h21

    Super !

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