Fermer
menu

La productivité au travail risque de fondre à cause du réchauffement

TropchaudpourtravaillerEst-ce qu’il fera trop chaud pour travailler en 2050 ? C’est la question qu’on peut se poser à la lecture d’une étude parue dans la revue britannique Nature Climate Change à propos des effets du réchauffement climatique sur notre productivité au travail.

En se basant sur une hausse de la température de notre planète comprise entre 1,4 et 1,7° et une augmentation de l’humidité de 11% d’ici 2050, les chercheurs ont calculé que notre productivité au travail pourrait bien chuter de 20%. D’après ces recherches plutôt alarmantes, notre efficacité au travail aurait déjà été plombée de 10% ces dernières années, sous l’effet du « stress thermique » que subissent certaines régions. Et ça ne risque pas de s’arranger, en particulier dans certaines zones très exposées au changement climatique comme « la péninsule arabique, le sous-continent indien, l’Asie du sud-est, le nord de l’Australie et toute la région des Caraïbes, y compris la basse vallée du Mississippi » a expliqué John Dunne, de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), un des auteurs de l’étude.

Des métiers plus exposés que d’autres

Certaines professions seront d’ailleurs beaucoup plus exposées : les professionnels du BTP et mêmes les militaires seront en ainsi en première ligne face au réchauffement du climat. Mais beaucoup d’autres métiers risquent d’être impactés par les aléas météorologiques, en particulier pendant les pics de chaleur des mois d’été.

Alors que se déroule actuellement la semaine du développement durable, on peut s’interroger sur les moyens de pallier ce déficit de productivité (et surtout de limiter le réchauffement). Pour le magazine Jobboom, il faudra tout simplement « y aller mollo pour prévenir les coups de chaleur » et pourquoi pas, faire la sieste aux heures les plus chaudes ?

A l’autre bout de la planète, les Japonais avait déjà expérimenté dès 2005 une autre solution pour rafraîchir les idées des travailleurs : le cool biz. Le simple fait de tomber la veste et de retirer sa cravate permettrait en effet de réduire les émissions de gaz à effets de serre, en partie responsable du réchauffement de notre climat, simplement en utilisant un peu moins la clim’. Heureusement, en ce moment, la météo plutôt fraîche ne risque pas de nous faire suer au travail, mais comme le temps change très vite nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles bouffées de chaleur dans les bureaux…

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires
  1. N-D
    5 avril 2013 - 11h08

    La première chose à faire serait de baisser le chauffage dans les bureaux, immeubles et autres habitats collectifs : vivre en petite chemise en pleine hiver est un non sens. Il n’y a jamais eu autant de possibilités de se protéger du froid qu’aujourd’hui : un pull ou une sous chemise permettrait de baisser la température à l’intérieur et… de produire moins de CO2.

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.