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L’entretien de recrutement par téléphone

Entretien téléphoniqueL’entretien de recrutement par téléphone est un moment décisif : vous pouvez marquer des points et décrocher un entretien en face-à-face ou voir votre candidature définitivement écartée. Pour savoir comment se mettre dans les meilleures conditions, nous avons demandé quelques conseils à Liselotte Huguenin Bergenat, Responsables des ressources humaines de Regionsjob.

L’entretien téléphonique est un premier contact très important avec le recruteur, qu’est-ce qu’il attend comme informations ?
Il va faire une première sélection sur la candidature, la disponibilité, les prétentions de salaire… Il s’attend surtout à ce que le candidat connaisse l’entreprise. C’est pourquoi, si vous n’êtes pas prévenu de l’appel à l’avance, il vaut mieux dire au recruteur de vous rappeler à un autre moment pour bien préparer cet entretien. Au moment de l’entretien téléphonique il faut en effet bien savoir qui est le recruteur, quel est le poste, l’entreprise… et avoir en tête les données de l’offre d’emploi. Car la première sélection va se faire aussi sur la motivation du candidat par rapport au poste à pourvoir.

Au-delà de cette motivation et de la vérification de votre disponibilité, que va demander d’autre le recruteur ?
Il va faire un mini-entretien sur le parcours, pour valider les dates, les formations, savoir si la personne est en poste ou comment elle a quitté son dernier emploi. C’est un véritable entretien qui peut durer entre 20 et 45 minutes. Si le recruteur est dans une région assez éloignée de votre domicile, il va mettre à profit l’entretien téléphonique au maximum pour éviter de vous faire déplacer pour rien.

Finalement c’est exactement comme un entretien classique sauf qu’on ne sait pas forcément quand il va se dérouler. Il faut donc bien se préparer à l’avance ?
Oui, vous savez très bien que vous allez être contactés puisque vous avez envoyé des candidatures. Pour ne pas se planter il vaut mieux se mettre dans les meilleures conditions : ne pas répondre sur son lieu de travail, ne pas répondre pendant qu’on fait ses courses ou en voiture. Il faut prévoir un endroit calme et posé où vous serez bien concentrés sans être dérangés par le bruit ou des éléments perturbateurs.

Pendant l’entretien téléphonique il faut quand même être un peu plus concis dans la présentation du parcours ?
Oui, au téléphone l’information se perd plus qu’en face-à-face, il faut être plus concis. Sourire au téléphone également, ça s’entend. Essayez surtout de soigner son argumentation et sa façon de parler pour être le plus clair possible.

L’entretien téléphonique ce n’est pas trop tôt pour parler salaire ?
Pas forcément. Lors de l’entretien téléphonique le recruteur va vouloir vérifier si vos prétentions sont compatibles avec le poste. S’il n’en parle pas, il faut essayer de sentir le bon moment pour aborder la question de la rémunération en disant par exemple que vous êtes intéressé(e) par le poste mais que vous souhaitez en savoir plus. Si le recruteur ne souhaite pas en parler tout de suite, il reportera cette discussion lors de l’entretien en face-à-face.

Un entretien téléphonique c’est déjà une première étape positive cela veut dire que notre profil intéresse ?

Oui c’est vraiment une étape importante du recrutement, le moment où la candidature peut être rejetée. C’est le deuxième tri après le CV.

Quelles sont les erreurs à éviter ?
Il faut bien surveiller son langage, éviter les fautes qui sont plus remarquées au téléphone. Ne rien connaître de l’entreprise c’est vraiment l’erreur la plus courante. Si le candidat ne sait rien de l’entreprise ou du poste, il perd des points. Cela signifie qu’il a postulé sans trop réfléchir ou se renseigner à plein d’annonces. Mais à partir du moment où le profil et le parcours correspondent au poste, il reste toujours une chance d’avoir un entretien en face-à-face à la suite de l’entretien téléphonique.

Comment savoir si cet entretien téléphonique s’est bien passé ?
En général, à la fin de la conversation le recruteur va proposer une date pour un entretien physique. Sauf si le recruteur n’a pas totalement la main sur le recrutement. De toutes manières, à la fin de cet échange vous serez toujours informés de la suite du processus.

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Commentaires
  1. CLN
    9 juin 2010 - 16h44

    J’ai été confronté à des entretiens téléphoniques. Il est vrai qu’il faut le préparer… mais avec les éléments que nous avons en notre possession! En effet, lorsqu’un cabinet garde la confidentialié sur son client et que le descriptif du poste est très succinct, il s’avère très difficile de répondre
    avec l’objectif de convaincre sur des points précis. Rarement l’interviewer apporte des compléments d’information en début d’entretien.
    Vraiment à une ou deux reprises j’ai eu l’impression que l’interlocuteur faisait plus une étude psychologique qu’une analyse de compétences. C’est beaucoup plus pertubant dans un contexte d’entretien téléphonique qu’en face à face. De plus, je trouve que ce moyen est de plus en plus utilisé aujourd’hui même lorsqu’il n’est pas motivé par un éloignement géographique. Je ne parle pas des tests qui accompagnent bien souvent l’entretien téléphonique et qui sont faits de plus en plus via internet!

  2. F
    9 juin 2010 - 17h07

    Suite à une candidature à un poste d’assistante de direction bilingue anglais l’année dernière, j’ai eu un entretien téléphonique justifié par la distance géographique (800km). Ce n’était pas la 1ère fois mais je crois que je le garderai dans mes anales.
    Le recruteur m’a fait rédiger une lettre en anglais par téléphone. Ecrire à l’oral pas si facile quand on ne vous laisse qu’1 minute pour réfléchir et que pendant ce temps vous entendez la respiration du recruteur à l’autre bout du fil.

    Et en +, quand à la fin de chaque phrase le recruteur s’amuse à faire des blagues tres vaseuses sur les différences et similitudes entre l’anglais et le français et qu’il vous fait un cours de linguisme et non de linguistique (je cite) au passage. J’ai eu droit au cours d’ethymologie aussi pour bien faire la différence !

    Bref… Résultat on perd le fil et c’est dur de s’y retrouver meme avec un bloc note. Le tout a duré plus d’une heure et franchement ça m’a surtout donné envie de ne pas travailler pour cette entreprise puisque la personne aurait été mon responsable direct. Et que la personnalité qu’il a laissé transparaitre au cours de l’entretien ne me correspond pas du tout.
    Du coup c’est moi qui ai abrégé le débat en le remerciant tout de même de m’avoir fait vivre une « expérience » aussi étrange…

  3. Anonyme
    9 juin 2010 - 17h10

    Désormais il y a beaucoup des cabinets en recrutement qui contactent les candidats (moi notamment) et demandent toutes les références pour le premier entretien en disant qu’ils doivent bien vérifier pour leurs clients les CV des candidats. Une fois qu’ils ont les références dans le but d’alimenter leurs bases de données j’imagine (bilans de stage, attestation de travail) parfois ils ne recontactent plus jamais les candidats, ce qui m’est déjà arrivé plusieurs fois (Emérite RH par exemple).
    Mes questions sont les suivantes : est-ce utile de donner les coordonnées des anciens employeurs toute de suite ou bien demander un entretien d’abord avec l’entreprise qui recherche et comment faire face devant les cabinets-intermédiaires voir parasites sur le marché du travail ?
    Cordialement.

  4. FmR
    9 juin 2010 - 17h22

    @CLN : Dans le cas où les informations dans l’annonce ne sont pas très détaillées, l’entretien téléphonique est justement l’occasion d’en savoir plus. Et suite au deuxième commentaire c’est aussi pour vous le moyen de prendre la température, de voir si le poste et/ou l’entreprise a l’air intéressant. Dans le cas cité par F c’est sûr que si le courant ne passe pas avec la personne avec qui vous êtes susceptible de bosser plus tard, il vaut mieux ne pas insister.
    @Anonyme : J’espère que ce genre de pratiques n’est pas trop répandue, c’est difficile de refuser de donner des contacts pour les références professionnelles… La plupart du temps les cabinets essaient de faire leur boulot correctement après on peut tomber sur des personnes pas forcément pro qui finissent par partir du cabinet sans s’occuper des dossiers en cours. Il ne faut pas trop généraliser non plus.

  5. Anonyme
    9 juin 2010 - 19h05

    Je ne généralise pas du tout, c’est assez courant comme pratique – chercher les candidats avec les CV intéressants et bien remplis dans le but d’enrichir la base de donnés du cabinet.

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