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L’apprentissage au-delà des clichés

JaiunmetierPlombier, soudeur, fraiseur, mécanicien, tailleur de pierre, coiffeur, pâtissier… Des métiers qui ne nous faisaient pas vraiment rêver petit. Et pourtant, ceux qui empruntent ces voies sont assurés de trouver des débouchés et de faire une carrière prometteuse. Ironique non ? Le journaliste Julien Millanvoye a suivi cette « nouvelle élite », ces ados qui ont pris la chemin de l’apprentissage, et vient de sortir un livre au titre évocateur : « J’ai un métier ! ». Parce que selon lui, l’apprentissage et les formations professionnelles n’ont pas encore le prestige qu’ils méritent…

Les clichés dépassés

« On embauche dix mille ouvriers qualifiés pour la maintenance des machines agricoles. Problème. On ne les a pas. » Ce cas de figure, de nombreux secteurs le rencontrent. Peu attractifs, trop techniques ou victimes de clichés, ils peinent à trouver de la main d’oeuvre alors que de nombreux jeunes surdiplômés se retrouvent sans emploi à peine leurs études terminées. « Lorsque j’étais au collège » raconte le journaliste, « l’apprentissage n’existait pas. Ou plutôt il existait, mais comme une sombre menace, brandie par des professeurs exaspérés devant nos devoirs mal faits… » Cela, beaucoup d’entre nous l’ont vécu.

Les apprentis distingués

Alors pour tordre le cou aux clichés, Julien Millanvoye a décidé de suivre 8 jeunes apprentis à un moment crucial de leur parcours : la préparation des Olympiades des Métiers qui se déroulait à Londres en 2011. Le journaliste nous offre une plongée dans les coulisses des Olympiades, à l’heure des dernières recommandations des professeurs à la 41e équipe de France des métiers. Créée en 1950, cette compétition réunit aujourd’hui une cinquantaine de pays et 16.000 spectateurs afin de distinguer les meilleurs jeunes professionnels du monde.

Tous en emploi

Mais les chiffres les plus impressionnants sont ceux sur la pénurie de main d’oeuvre en France que nous rappelle l’auteur du livre : 80.000 ouvriers recherchés dans le BTP, idem dans l’industrie, 64.000 ouvriers agricoles manquants, 16.000 maraîchers et autant de jardiniers… Sans compter les besoins de hôtellerie-restauration, premier pôle de recrutement national avec 205.800 projets d’embauches en 2011 (BMO).
Florent le mécanicien, Audrey l’électronicienne, Jean-Baptiste le tourneur-fraiseur, Alexis le pâtissier, Caroline la coiffeuse, Michaël le tailleur de pierre, Déborah, chef de rang (service en salle), Séverin le plombier-chauffagiste. Tous ont raconté au journaliste leur parcours et leurs sentiments face à l’épreuve censée récompenser leurs efforts. Des parcours pas toujours linéaires comme pour Déborah, qui se destinait à une carrière d’ingénieur chimiste. Parmi ces apprentis qui ont participé à l’aventure, certains ont été embauchés en France, d’autres à l’étranger, souvent au sein d’entreprises de renom… Et tous travaillent, sans exception.

« J’ai un métier ! » de Julien Millanvoye, aux éditions Globe, 160 pages, 14,50€. Disponible dans les points de vente habituels dès mars 2013.

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Commentaires
  1. Surfersuzy
    21 janvier 2014 - 13h40

    Que de clichés également ici!
    L’apprentissage, c’est aussi l’enseignement supérieur. J’ai effectué un BTS donc bac+2 par apprentissage avec 550h de cours par an contre 960h pour les formations initiales. Soit 42% de temps de cours en moins pour passer le même diplôme dans les mêmes conditions (les examens se passent dans la même salle que les autres étudiants). Et j’ai obtenu mon examen avec près de 16 de moyenne et un expérience pro en prime. Actuellement dans une Université pour une Licence pro toujours en alternance et par la suite dans une école d’ingénieurs, également en apprentissage. Autant dire que la voie de l’apprentissage est plus dure que la voie initiale et réservée aux meilleurs étudiants qui savent gérer le temps et apprendre. Évidement, boulangerie, boucherie, sont des formations d’apprenties mais si si si il’y a des métiers qui font rêver et qui sont en apprentissage!!

  2. Agence Pour la GEstion de Parcours professionnels
    19 mars 2014 - 17h06

    Nous recherchons des entreprises « CITOYENNES » qui ont envie de faire quelque chose pour nos jeunes non qualifiés.
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