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Jours fériés et ponts de mai : quels sont vos droits ?

Est-ce que mon patron peut m’obliger à travailler un jour férié, est-on payé double, peut-on me refuser ou m’imposer de faire le pont au mois de mai ? Toutes ces questions les salariés se les posent régulièrement et en particulier au mois de mai qui compte cette année pas moins de 4 jours fériés. Que dit concrètement le droit du travail à ce sujet ? C’est le moment de faire le point avant les ponts.

Jours-feries-mai

Les ponts de mai ont un coût : 5 milliards d’euros

Chaque année les salariés attendent avec impatience les ponts du mois de mai, synonymes de week-end à rallonge souvent sous le soleil. Pour les entreprises, cette période est plutôt un casse-tête pas forcément bon pour le business. Il faut organiser les emplois du temps des équipes afin de maintenir un niveau d’activité pour que ce mois ne soit pas totalement perdu pour la France. En 2015, pour la première fois depuis 1970, le joli mois de mai ne comptait pas plus de 17 jours de travail et 4 semaines raccourcies à la suite. Une aubaine pour les professionnels du tourisme qui devrait quand même coûter la bagatelle de 5 milliards d’euros à notre économie. Alors qu’en 2016, triste année, puisque deux jours fériés de mai tombent un dimanche (le 1er mai et le 8 mai). Contrairement à 2016, 2017 permet aux Français de bénéficier de 6 week-ends prolongés ! De quoi se rattraper donc puisque sur les 11 jours fériés que compte l’année, seulement 2 tombent un samedi ou un dimanche.

1er mai, Pentecôte… des journées particulières

Le calendrier français compte 11 jours fériés, le seul qui doit être obligatoirement chômé est le 1er mai, jour de la fête du Travail. Seule exception : les activités qui ne peuvent pas interrompre leur travail, comme les hôpitaux, les transports et certaines activités industrielles. Pour ces professionnels, le 1er travaillé est obligatoirement payé double.

Mais ce n’est pas systématique si vous travaillez les autres fériés. En effet, la loi ne prévoit pas de compensation salariale si vous travaillez le 8 mai par exemple. Seules certaines conventions collectives octroient des compensations pour les jours fériés travaillés. En revanche vous ne pouvez pas être payé moins qu’un jour normal, c’est déjà ça. (A lire aussi : combien gagne-t-on en travaillant les dimanches et jours fériés ?)

Car si en France, la tradition veut que les jours fériés soient chômés, votre employeur peut très bien vous imposer de travailler ce jour-là si son activité l’exige. A l’exception des salariés et apprentis de moins de 18 ans qui en ont l’interdiction (à part dans quelques branches comme l’hôtellerie, les boulangeries, boucheries, fleuristes, spectacles, etc.).

Autre particularité, le Lundi de Pentecôte. A la suite de la canicule de 2003, la Pentecôte était transformée en jour travaillé comme les autres en 2004, avant de redevenir un jour férié en 2008. Aujourd’hui les entreprises ont donc le choix de considérer ce jour comme chômé ou non et de décider quel jour travaillé de l’année est consacré à la journée de la solidarité en faveur des personnes âgées ou handicapées.

Un double-pont en 2018, un triple en 2046 !

Et si un jour férié tombe un dimanche, jour du repos hebdomadaire ? Ils sont considérés comme perdus. C’est justement le cas des dimanches 1er et 8 mai en 2016 et également du jour de Noël. (Comme nous le précisions plus tôt, seul le 1er mai est obligatoirement chômé ou payé double dans les secteurs qui ne peuvent pas interrompre leur activité).
Rassurez-vous, comme le signale le Nouvel Obs, dès 2018, vous pourrez bénéficier d’un double pont. Le fameux « Viaduc » avec le jeudi de l’Ascension qui arrivera 2 jours seulement après le 8 mai. Pour profiter du mythique « GoldenGate », le triple pont, à savoir deux jours fériés dans la même semaine suivis d’un week-end rallongé avec le lundi férié, il faudra toutefois attendre… 2046.

Peut-on me refuser de faire le pont ?

Dernière question qui se pose aux salariés : mon entreprise peut-elle me refuser le droit de faire le pont ? Par exemple lors du jeudi de l’Ascension qui, lui, tombe toujours bien. La réponse est oui, l’entreprise peut très bien vous refuser un jour de congé pris avant ou après un jour férié. C’est du ressort de l’entreprise d’accorder ou non des demandes de congés payés. De la même manière un employeur peut aussi vous imposer de prendre un RTT pour faire un pont plutôt qu’un autre.

Pour ceux qui n’ont pas ce genre de contrainte et qui peuvent poser leurs ponts ou jours de repos à loisir, c’est le moment d’en profiter pour solder ses congés payés, d’autant que les vacances scolaires de la zone C et B débordent cette année jusqu’à début mai. Un mois à oublier pour les entreprises qui permettra sans doute aux salariés de recharger leurs batteries pour tenir jusqu’à l’été !

Cadres sup’, répondez à notre sondage sur les ponts et jours fériés :

Enquête : les ponts de mai affectent-ils votre travail ?

  • Pour en savoir plus sur les congés et vos droits, rendez-vous sur RegionsJob.

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Commentaires
  1. Xavier
    23 mai 2017 - 23h42

    Très bon résumé … il convient d’ajouter que depuis 2 ans, le vendredi de l’ascension n’est pas travaillé par l’éducation nationale, ce qui complexifie l’équation pour les parents !

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