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La situation des jeunes sur le marché du travail s’est dégradée

Une génération sacrifiée ? Crise, chômage, décrochage… Selon un rapport rédigé par France Stratégie, l’insertion professionnelle des jeunes est plus compliquée en France que dans le reste de l’Europe. En 40 ans, leur taux de chômage a été multiplié par 3,5 pour atteindre aujourd’hui 24%. « Un trait commun à toute l’Europe mais particulièrement marqué en France où le taux d’activité des jeunes est inférieur de 4,5 points à la moyenne européenne », souligne France Stratégie. L’organisme tient toutefois à préciser ces chiffres. En effet, 50% des 18-24 ans sont encore en études mais 13,8% des 20-24 ans sont au chômage et 15% des 15-29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEETs).

La France est l’un des mauvais élèves de l’Europe, arrivant en 5e position pour son chômage des jeunes derrière la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Loin devant l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas. Des pays où l’apprentissage est davantage développé.

Il n’existe pas UNE jeunesse 

France Stratégie souligne également les inégalités de parcours en fonction de la qualification des jeunes. « S’ils ont bien des difficultés spécifiques en commun, notamment une plus grande exposition au ralentissement économique, les jeunes sont loin de former un groupe homogène face à l’emploi ».

Les jeunes les moins qualifiés connaissent ainsi un tau de chômage trois fois supérieur à celui des diplômés de l’enseignement supérieur. Et pour les non-diplômés il faut en moyenne un an pour accéder à un premier emploi en CDI, contre 3,3 mois pour les diplômés du supérieur. Les jeunes issus de l’immigration cumulent les difficultés en devant faire face aux discriminations dans l’accès au marché de l’emploi.

L’accès au CDI est de plus en plus difficile

La jeunesse est aussi plus souvent en situation précaire sur le marché du travail : « 35 % des 15-29 ans ont un contrat temporaire (CDD, intérim, apprentissage) dont la fonction de tremplin vers l’emploi stable semble s’émousser par rapport à ce qu’ont pu connaitre les générations précédentes », notent les auteurs du rapport.

Ils connaissent davantage de période de chômage et 45% des jeunes diplômés exercent un métier pour lequel ils n’ont pas été formés. Pourtant, les recruteurs attachent toujours autant d’importance au diplôme dans leurs critères d’embauche.

Des « freins périphériques »

Les jeunes ont entre autres difficultés, ce que France Stratégie nomme les « freins périphériques »  à l’emploi : faible capacité de mobilité et de maîtrise du numérique, précarité des conditions de vie dont l’absence de logement ou de couverture sociale. « Un exemple pour l’illustrer : à diplôme égal, les jeunes ayant un véhicule ont un taux d’emploi supérieur à celui des ‘non véhiculés’. Or, 64 % des 18-24 ans possédant un véhicule ont bénéficié d’un financement familial ! », détaille le rapport.

Quant aux dispositifs en faveur de l’insertion des jeunes, France Stratégie en tire un constat en demi-teinte. Jugés complexes et instables, ces dispositifs d’aide ont bénéficié à 27% des jeunes en 2014. Mais toutes les entreprises ne les connaissent pas ou les jugent source d’incertitude. De fait, ces aides ne sont pas utilisées autant qu’il le faudrait…

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