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Les jeunes s’estiment mal préparés à l’entrée dans la vie active

Selon l’Observatoire du Premier Emploi réalisé par OpinionWay pour le site My Job Glasses, les jeunes sont mal orientés durant leur parcours scolaire et mal préparés à la vie active. Pour preuve, 69% des jeunes estiment que l’école ne les a pas assez préparés à leur premier emploi et 54% n’ont jamais rencontré de professionnels exerçant leur métier avant leur premier job.

Le système scolaire prépare mal au marché du travail

C’est ce que pensent 58% des jeunes âgés de 18 à 30 ans. 66% considèrent que les écoles ne prennent pas suffisamment en compte la réalité de la vie active, notamment en ne favorisant pas le développement des échanges avec des professionnels dès le parcours scolaire (57%).

L’avenir professionnel est flou pour 1 tiers des jeunes puisque 1 jeune sur 2 n’avait pas décidé du métier qu’il souhaitait exercer un an avant d’obtenir son premier job. Les diplômés au-delà de Bac+2 se montrent toutefois plus assurés de leur voie – seulement 25% n’ont pas d’idée précise du premier emploi qu’ils souhaitent exercer – que les moins diplômés (46%). En région parisienne, les jeunes sont également particulièrement indécis (41%).

Au final, près de la moitié des jeunes qui ont exercé un premier emploi (49%) a choisi le métier qu’ils souhaitaient exercer seulement un an ou moins avant d’entrer sur le marché du travail. C’est tard. Et 17% d’entre eux estiment même n’avoir jamais vraiment choisi leur voie.

Les jeunes face à eux-mêmes pour décrocher leur premier emploi

Dans ce cadre, 51% des jeunes estiment qu’il n’est pas facile de trouver son premier emploi. Pas étonnant qu’ils aient une certaine appréhension quant à leur entrée sur le marché du travail. Mais ces craintes se ressentent plus fortement chez certaines catégories de personnes : les femmes (53%), les jeunes les moins diplômés (59%) ainsi que les jeunes qui n’ont encore jamais exercé de premier emploi (70%).

Pour trouver leur premier emploi, la moitié des jeunes se reposent en effet uniquement sur…eux-mêmes ! Selon myjobglasses, 53% des jeunes ont ainsi trouvé leur premier emploi de leur propre initiative, grâce à une candidature spontanée (23%), en répondant à une annonce (16%) ou en faisant jouer leur réseau (14%).

Pour les jeunes qui n’ont pas candidaté directement par eux-mêmes, un premier contact avec l’entreprise est à l’origine du premier recrutement (27%), qu’il s’agisse d’un stage, (11%), d’une mission d’intérim (8%), ou d’une alternance (8%). La voie du stage s’avère particulièrement efficace pour les jeunes ayant obtenu des diplômes supérieurs au Bac+2 : 18% ont trouvé leur premier emploi par ce moyen. Ainsi, seuls 5% des jeunes ont obtenu leur premier poste grâce à Pôle emploi et 4% grâce à leur école.

Le réseau professionnel : facilitateur d’accès à l’emploi 

Le réseau professionnel de chacun, qui représente 14% des embauches directes, est important pour trouver un premier emploi : 45% estiment que leur réseau leur a été utile dans leur recherche d’emploi, pour 36% qui ont jugé leur réseau inutile et 19% qui déclarent qu’ils n’avaient pas de réseau au moment de leur recherche d’emploi.

Pourtant, le réseau reste sous-exploité par les jeunes, de même que le contact avec des professionnels du secteur : seuls 45% des jeunes ayant aujourd’hui exercé un premier emploi ont choisi de renforcer leur recherche par ce biais. Dans ce cas, les jeunes diplômés sont mieux armés que les moins diplômés. Ce sont eux qui exploitent le mieux leurs relations et développe le mieux leur faculté à échanger avec des tiers : 57% ont rencontré des professionnels, contre seulement 39% des jeunes dotés d’un Bac ou d’un Bac +2 et 43% des jeunes aux diplômes inférieurs.

Si les jeunes semblent s’autocensurer quand il s’agit de contacter les professionnels, il faut dire qu’ils ne sont pas aidés… La rencontre de professionnels n’est pas un réflexe pour près de la moitié d’entre eux : ceux n’ont pas contacté de professionnels disent tout simplement « ne pas y avoir pensé » (32%). Mais surtout, 31% estiment n’avoir pas eu accès à des professionnels, 28% considèrent qu’ils ne savaient pas qui contacter.

Le 1er emploi déçoit sur le salaire et les perspectives d’évolution

En moyenne, les jeunes trouvent leur premier emploi à 20 ans et une grande majorité des jeunes obtiennent un salaire moyen légèrement équivalent au SMIC, environ 1160 € (pour un smic à 1153 € en 2017). Mais le niveau d’études influe largement sur ce premier salaire d’entrée : le salaire moyen déclaré s’établit à 897 € chez les jeunes n’ayant pas le Bac et 1568 € parmi les jeunes ayant au moins un Bac+2.

83% des jeunes sont ainsi satisfaits de leur intégration dans l’entreprise, et 82% de leurs collègues ou de leur équipe, et même, dans une moindre mesure, de leurs relations hiérarchiques (74%). Les composantes intrinsèques du travail, sont également perçus positivement par plus de sept jeunes sur dix, qu’il s’agisse des horaires (77%), des missions (75%) et même du degré de responsabilité dont ils bénéficient (72%).

Les jeunes expriment leur mécontentement à l’égard de leur niveau de rémunération (53% seulement satisfaits) et plus encore à l’égard de leurs perspectives d’évolution (47%) dans l’entreprise. Alors qu’elle est satisfaisante en termes de vécu au quotidien, la première entreprise n’apparaît ainsi pas comme étant capable de permettre l’épanouissement et le développement à long terme du jeune salarié.

Mais l’étude relève que les jeunes ayant échangé avec des personnes issues du milieu professionnel sont dans chacun des cas plus satisfaites de leurs conditions de travail au sein de leur premier emploi. La rencontre de professionnels avant l’embauche pèse donc fortement sur leur satisfaction.

En conclusion, « les jeunes dressent un portrait en demi-teinte du premier emploi, en en étant ni totalement satisfaits, ni totalement insatisfaits ». C’est une fois insérés sur le marché du travail que les jeunes comprennent le décalage entre la formation scolaire et la réalité de la vie professionnelle, estimant que l’école ne les avait pas suffisamment préparés. Pour autant, choisi par défaut ou par opportunité, le premier emploi ne semble pas le moment adéquat pour découvrir le métier de ses rêves : seuls 41% estiment s’en approcher.

(Echantillon de 1010 jeunes âgés de 18 à 30 ans, représentatifs cette population).

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Commentaires
  1. Claire MOLES-ROTA
    29 mars 2017 - 18h14

    C’est pour cela que je travaille depuis des années à la reconnexion entre le monde scolaire et le monde professionnel. Aujourd’hui avec mon entreprise : Moles-Rota Stratégie, je leur apporte la méthodologie pour rencontrer des professionnels et choisir des métiers avant des études (et ce de la 3ème jusqu’à la fin de leurs études). Je partage aussi avec eux mon réseau car c’est en effet le 1er vecteur de recrutement ! Allez donc faire un tour sur mon site : http://www.molesrotastrategie.fr et vous ne pourrez plus dire, vous les jeunes, qu’il est difficile de rencontrer des pros 😉 !

  2. Blog de web
    2 août 2017 - 13h26

    J’aime bien votre blog actualité web. Votre sujet est très intéressant, et vous avez traité l’article de façon très rationnel. Je suis d’accord avec vous, les jeunes sont mal préparés à la vie professionnelle. L’on se contente d’apprendre divers théories, et après on ne sait pas comment les appliquer. Je crois que les études académiques ne sont pas suffisantes, il faut faire des stages et des formations professionnelles

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