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Qu’est-ce qui motive les jeunes diplômés à rejoindre une start-up ?

Parmi les étudiants qui décrochent leur diplôme, combien sont prêts à travailler dans une start-up ? Seulement 4% si l’on en croit l’étude Universum réalisée auprès d’un million de jeunes dans 54 pays.

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Les jeunes diplômés sont attirés par l’ambiance des start-ups ou se verraient bien chefs d’entreprises, mais ont-ils vraiment l’esprit entrepreneurial ? Pour le savoir, Universum a posé la question aux étudiants, jeunes diplômés et jeunes actifs dans le cadre de sa grande enquête annuelle sur leur perception des employeurs et de leurs objectifs de carrière.

A la question « Qu’aimeriez-vous faire après l’obtention de votre diplôme ? » 4% des étudiants dans le monde ont répondu « travailler pour une start-up » et ils sont deux fois plus nombreux à vouloir créer leur entreprise dès la sortie de l’école. Selon Universum, l’envie de créer son entreprise grandirait avec l’âge : « En France, les profils entrepreneurs sont finalement davantage identifiés chez les jeunes actifs, après 3 ans d’expérience, que chez les étudiants. Les plus expérimentés, ayant au moins 10 ans d’expérience professionnelle, sont même les plus disposés à créer leur entreprise ».

Les 3 objectifs de carrière pour travailler dans une start-up

Pour ceux qui sont motivés par l’idée de rejoindre une start-up, les motivations professionnelles sont parfois un peu paradoxales. Ainsi les 3 objectifs de carrière des futurs start-uppers sont dans l’ordre de priorité

  1. La créativité et l‘esprit entrepreneurial
  2. Avoir un équilibre entre vie professionnelle et vie privée
  3. Etre autonome ou indépendant

Si le côté créatif ou entrepreneurial paraissent logiques, de même que l’autonomie ou l’indépendance, la recherche d’un équilibre vie pro / vie perso paraît plus difficile à tenir dans un environnement de start-up. L’aspiration à une bonne conciliation vie professionnelle / vie personnelle est depuis des années le premier objectif de carrière des jeunes interrogés par Universum. C’est une aspiration commune à d’autres générations.

Pour ceux qui ambitionnent de travailler pour une start-up, cet objectif, quoique placé en deuxième position, paraît un peu déconnecté de la réalité. Le milieu des start-up est en effet réputé pour pratiquer le mélange des genres : les collègues sont aussi des amis et les horaires sont rarement fixes. Et dans les faits la flexibilité horaire pousse souvent à faire plus d’heures que prévu, quitte à passer sa vie au bureau… D’autres enquêtes ont cependant montré que la journée de travail des jeunes générations ne s’embarasse pas des questions aussi triviales que les horaires : le blurring ne fait pas peur aux futurs diplômés qui s’accordent des pauses régulièrement au risque de saucissonner leur journée et perdre en efficacité.

Les 3 attentes vis-à-vis des start-ups

Quant on leur demande leurs attentes vis-à-vis de leur futur employeur, les jeunes ont déjà une idée bien précise de la start-up idéale. Cette entreprise rêvée aurait 3 caractéristiques principales :

  1. L’innovation à tous les étages
  2. Le développement des compétences et la formation professionnelle
  3. Un environnement de travail créatif

Une start-up se doit d’être innovante, c’est une évidence, mais pour les jeunes diplômés elle doit aussi les aider à monter en compétences dans une logique de réussite à long terme. Pour Petter Nylander, PDG d’Universum, c’est le signe que les jeunes «sont ambitieux et attendent beaucoup de leur employeur. Ils sont à la recherche d’entreprises capables de leur délivrer rapidement et efficacement les compétences nécessaires à la réussite de leur futur propre projet». Travailler dans une start-up d’accord mais à condition que cette étape serve leur objectif de carrière. De là à dire que ces jeunes générations sont un peu individualistes, il n’y a qu’un pas…

L’horizon idéal des jeunes c’est l’intrapreneuriat

L’horizon idéal des jeunes diplômés c’est donc beaucoup plus l’intrapreneuriat que l’entrepreneuriat. En particulier en France, où 65% des jeunes se disent motivés par l’idée de travailler d’abord dans une entreprise internationale. Histoire de se forger une solide expérience chez un grand compte avant de se lancer dans la création d’entreprise. Les grands groupes sont aussi ceux qui ont les moyens de faire pousser en interne des graines d’entrepreneurs. C’est le cas par exemple de Coca-Cola Entreprises, General Electric, Mondelez International ou encore Credit Agricole SA qui mettent en place des incubateurs de start-up en interne. Mais l’intrapreneuriat est surtout typique de la culture des grandes start-ups, devenues géants de l’Internet, comme Google, l’employeur rêvé des étudiants connu pour laisser ses employés passer une peu de temps sur leurs projets personnels et devenir à leur tour créateurs de start-up. Une illustration numérique du mythe de l’éternel retour…

  • L’Enquête d’Universum a été réalisée d’après 419 565 réponses d’étudiants (dont 10740 en France).

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