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Les jeunes diplômés et l’emploi : je t’aime moi non plus

Selon une étude inédite de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), huit jeunes sur dix sont en emploi après avoir obtenu une licence, master ou titre d’ingénieur. Une enquête menée sur la promotion 2015, et qui montre que la génération Y peut encore compter sur les diplômes pour lutter contre le chômage. Faut-il pour autant y voir une situation idyllique pour ces jeunes qui ont à peine connu la crise ? Rien de moins sûr à en croire les chiffres et le ressenti des premiers concernés.

90 % des jeunes dip trouvent un emploi la 1ère année

A première vue, les résultats présentés par l’Apec sont plutôt encourageants : 12 mois après l’obtention d’un diplôme, les Bac+3 et plus sont 82 % à être en poste et 92 % à avoir déjà occupé un premier emploi, ce qui signifie qu’ils ont soit changé d’emploi la même année, soit qu’ils sont au chômage. Tout cumulé, 9 jeunes diplômés sur 10 ont donc décroché un premier emploi dans les 12 mois qui ont suivi la fin de leurs études. En moyenne, la durée de recherche d’emploi est de 2,5 mois, un temps plutôt limité, et un tiers d’entre eux a trouvé son job en consultant les offres d’emploi. La génération Y peut donc se réjouir, d’autant que les résultats sont relativement semblables, quelles que soient le nombre d’années passées sur les bancs de la fac.

Autres bonnes nouvelles : 55 % des jeunes diplômés de 2015 ont déjà signé un CDI, quand 38 % sont en CDD et 5 % seulement en intérim. A la signature de leur premier contrat, plus d’1 jeune sur 2 (53%) a directement accédé au statut cadre (ou fonctionnaire de catégorie A), quand 18 % ont débuté leur vie professionnelle en tant qu’agent de maîtrise (catégorie B) et 29 % en tant qu’employés (catégorie C).

Des résultats qui démontrent également l’attachement des jeunes diplômés à l’emploi salarié (97 %). Avec seulement 3 % de travailleurs indépendants et de créateurs d’entreprises, le phénomène reste très anecdotique chez la génération Y, qui préfère acquérir une première expérience avant de faire le grand saut.

7 gaffes à éviter le premier jour de travail

28 000 euros bruts annuels pour les bac+5

Côté salaire, l’enthousiasme des chiffres n’est pas le même, et l’on retrouve de fortes disparités selon le niveau d’études. Les bac+3 ou 4 perçoivent en moyenne 21 600 euros bruts annuels, contre 28 000 pour les bac+5 et plus. Un fossé qui se traduit également par la nature du poste ou du contrat. Le taux de CDI est de 45 % pour les Bac+3/4 contre 55 % pour les autres, qui sont davantage cadres (53 % contre 9 %).

Des inégalités qui s’accentuent selon la filière choisie : mieux vaut opter pour les sciences technologiques, les sciences humaines et sociales, le droit, économie et gestion, voire les lettres, langues et arts, qui assurent une insertion plus rapide que pour les sciences fondamentales.

9 diplômés sur 10 trouvent un emploi après un master

En termes de secteurs, les Services restent le premier employeur de jeunes dip’ de France avec 59 % d’embauches, en particulier dans l’informatique (9 %), le juridique-comptable (8 %), l’éducation-formation (8 %) et la banque-assurance-immobilier (7 %). Du côté de l’Industrie, second secteur d’embauche des juniors, les domaines de la construction mécanique, de la métallurgie, de l’industrie automobile, de l’aéronautique et des autres matériels de transport concernent 9 % des jeunes diplômés en emploi. Enfin, concernant les fonctions occupées par les anciens étudiants, le Commercial-Marketing emploie 20 % des jeunes, la Gestion-Finance-Administration 17 % et la fonction Études et R&D 13 %.

Les jeunes s’estiment mal préparés à l’entrée dans la vie active

Les jeunes satisfaits de leur emploi…

Balayant le cliché du job alimentaire, 3 jeunes sur 4 déclarent exercer un métier qui correspond vraiment à leurs attentes, et ce moins d’un an après leurs études. Mieux, les trois quarts ont également trouver un poste en adéquation avec leur niveau de qualification et la formation suivie.

Pas étonnant quand on sait que cette adéquation est citée comme principal critère de sélection par 33 % des jeunes en poste, au même titre que l’intérêt du travail proposé (29 %). S’en suivent le lieu géographique (12 %), loin devant la notoriété de l’entreprise (6 %) ou la politique globale de gestion des ressources humaines (1 %). En d’autres termes, pour la génération Y, un bon boulot vaut mieux qu’une boîte ayant pignon sur rue !

Et qui dit bon boulot dit concessions, un mot que la promotion de 2015 connait bien. « Si cela est exigé pour l’obtention d’un poste, les jeunes en recherche d’emploi consentent majoritairement à assouplir leurs exigences concernant les conditions d’emploi (autre contrat que le CDI, salaire moindre) et la vie personnelle (déménagement nécessaire) » explique l’Apec dans son étude.

Comment les jeunes diplômés choisissent leur 1er employeur ?

…mais pas la panacée non plus

Et pourtant, à y regarder de plus près, le ressenti des jeunes diplômés sur le marché du travail est plutôt négatif ! Parmi les mots qui reviennent le plus souvent pour qualifier la réalité au sortir de l’école, le terme « difficile » arrive en tête, à côté de synonymes comme « compliqué », « exigeant », « tendu », « bouché », « fermé ». Les jeunes font également état de conditions d’emploi toujours sous le joug de la crise : « sous-payé », « tendu », « concurrentiel », « pas d’offres », « expérience »… De là à dire que la nouvelle génération a hérité de la capacité à voir le verre à moitié vide comme ses ainés, il n’y a qu’un pas !

Heureusement, les bonnes relations avec les collègues remontent le moral de 8 jeunes diplômés 10, tout comme le niveau d’autonomie en poste, l’ambiance de travail ou encore les bonnes relations avec les managers. Autant de motifs de bonheur au travail qui adoucissent l’éventuelle déception d’un premier emploi peu rémunérateur, par exemple.

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