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Jeunes diplômés 2009, génération sacrifiée ?

JeunedipCe n’est pas la faute aux mouvements étudiants ou aux grèves à répétition… Les étudiants, millésime 2009, risquent de voir leur avenir proche un peu bouchonné. La cause de cet embouteillage, c’est la crise bien sûr et le gel des recrutements dans pas mal de secteurs et d’entreprises habituellement friandes de Jeunes Dip’.
Car en période de vaches maigres, c’est mathématique, les entreprises embauchent moins et préfèrent miser sur des profils un peu plus expérimentés ou des candidats qu’elles connaissent déjà. Les nouveaux arrivants sur le marché du travail vont donc devoir faire la queue et patienter même en cas de reprise rapide. C’est le cas déjà dans le secteur informatique où les SSII ont mis fin brutalement à pas mal d’intercontrats. Si la situation s’améliore, elles recontacteront en priorité celles et ceux qui ont déjà effectué des missions avant d’aller chercher à la sortie des écoles.

De la crise… à la pénurie
Mais le plus grave, notamment pour les jeunes informaticiens qui, il y a moins d’un an, n’avaient même pas besoin de chercher du boulot, c’est qu’ils ne sont pas du tout préparés à ce retournement du marché. Hier en position de force pour négocier et dégoter le job en or avant même d’avoir leur diplôme en poche, ils se retrouvent dans la même position que les jeunes diplômés du secteur de la communication : beaucoup d’appelés et très peu d’élus avec des salaires tirés vers le bas. Une situation difficile qui pousse même les spécialistes du recrutement à leur conseiller de retarder leur entrée sur le marché du travail.

Le comble, c’est que cette situation risque de peser sur les embauches futures des entreprises. Les écoles d’ingénieurs ou d’informatiques étaient la voie royale vers l’emploi il y a encore peu de temps, ce n’est plus vraiment le cas. Les jeunes vont donc s’orienter vers d’autres filières ou diplômes porteurs et lorsque les besoins se feront à nouveau sentir on se retrouvera en situation de pénurie de profils qualifiés. Comme il faut cinq ans pour faire un ingénieur, les entreprises vont devoir se battre à nouveau pour les trouver. Retour à la case départ, comme avant la crise !
Finalement sur le marché de l’emploi, tout est affaire de cycles. Pas facile pour les jeunes candidats de tomber au bon moment…

A lire aussi l’article de la Tribune sur l’insertion des Jeunes Diplômés.

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Commentaires
  1. Enaco
    24 juin 2009 - 16h38

    c’est vraiment dommage pour ces jeunes diplômés…

  2. Julien B.
    24 juin 2009 - 16h54

    Il y a encore 5 mois, j’étais dans une SSII.
    Début 2008, tout allait plutôt bien.
    Fin 2008, on a senti un ralentissement.
    Début 2009, des projets se sont brutalement arrêtés (les entreprises privilégiant les dépenses autres que les dépenses informatiques), des ré-affectations se sont présentées, les inter-contrats ont explosés…bref, on sent une belle descendante.

  3. France
    24 juin 2009 - 18h41

    Quel gâchis ….

    Je vais m’enquérir de ce qui se passe pour d’autres jeunes. Les CAP, BEP et bacs pro. Ils sont tout aussi diplômés que les autres mais c’est marrant (façon de parler) que l’expression « jeunes dip » évoquent plutôt des bacs + +

    Je ne dispose que des chiffres de l’année dernière pour un ou deux CFA et CFAI mais le taux d’embauche à la sortie était de l’ordre de 80 %. Ce pourcentage passe à 95 quand il s’agit de jeunes en alternance.

    A réfléchir avant de se ruiner en inscription universitaire peut-être. Et vous, vous trouvez facilement un plombier, ou un chauffagiste ?

  4. Julien B.
    25 juin 2009 - 8h27

    Personnellement, ça fait un moment que je conseille l’alternance dans mon entourage et que j’évoque le fait que les métiers d’électricien, plombier ou autres sont des métiers qui valent vraiment la peine de s’y intéressé !

    Ce n’est pas parce qu’on a un bac + 5 ou plus qu’on trouvera facilement du taf……

    Au final, je rejoins complètement l’analyse de France 😉

  5. Denis
    25 juin 2009 - 13h17

    Je vous rejoins France et Julien sur le fait qu’on mette toujours en avant les Bac +5 et pas les autres formations notamment professionnalisantes telles les CAP, BEP, Bac pro ou licences professionnelles en Bac +3.
    A titre personnel, après un Master (Bac +5), c’est une reprise d’études en Licence pro par alternance qui m’a permis de trouver un travail relativement aisément. Comme quoi … les entreprises se rassurent plus sur l’expérience même en apprentissage ou contrat de professionnalisation que la renommée des écoles, en tout cas dans certains secteurs ou métiers.
    Et pour rebondir sur les cycles sur le marché du travail, la création de cursus lorsque un secteur explose est bien souvent néfaste car le temps de former des étudiants, ils se trouvent en pleine bulle de vide ! Pourquoi ne pas anticiper les besoins plutôt que de les suivre souvent trop tard ??!

4 commentaires supplémentaires

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