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Inégalités hommes-femmes : entre perception et réalité

BalanceSelon la dernière étude réalisée par Deloitte et Nomination, le salaire des hommes serait de 22% supérieur à celui des femmes. Mais le réel problème pointé du doigt par les deux cabinets est avant tout un problème de représentativité des femmes, puisque sur les 5475 décideurs interrogés, 21% sont des femmes… Etonnant cependant : seulement 10% d’entre elles estiment qu’il existe un problème d’inégalité salariale. L’étude montre également que si les préoccupations professionnelles des hommes et des femmes différent, tous aspirent à une meilleure conciliation entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.

L’épineuse question du salaire

Malgré une différence globale de 22% entre les salaires des hommes et des femmes, soit quasiment trois mois de salaire sur une année, « à poste comparable, les niveaux de rémunération entre hommes et femmes sont en général assez proches » relève l’étude de Deloitte et Nomination menée auprès de 5475 décideurs d’entreprises françaises ou expatriées à l’étranger. Voilà qui devrait être rassurant mais difficile de juger puisque le cabinet n’avance pas vraiment de chiffres sur ce point.
Les travaux menés par des deux cabinets nous font d’autres révélations intéressantes. La rémunération reste encore un sujet tabou en France explique Philippe Burger, Associé en charge du département Rémunération et Avantages Sociaux chez Deloitte. « Parmi les 5500 décideurs ayant participé, seuls 20% acceptent de dévoiler le niveau et la structure de sa rémunération ». Plus étonnant : sur les femmes interrogées, 1 seule sur 10 estime qu’il existe un problème d’inégalité salariale entre hommes et femmes. D’après les chiffres de 2006 (Insee, DADS), il subsiste pourtant un écart de rémunération de 10% au détriment des femmes, à même niveau de formation et de compétences et à temps de travail égal (base temps plein).

Le problème de l’ascension des femmes

Mais pour Gabriel Bardinet, Manager au sein du département Rémunération et Avantages Sociaux, « le sujet est davantage celui de l’accès des femmes aux postes à responsabilités ». 84% des décideurs interrogés sont des hommes. Un chiffre qui en dit déjà long sur la représentativité féminine dans les grandes entreprises et biaisent forcément les chiffres.
La principale cause serait la formation initiale des femmes, ou plutôt de leur choix de formation. Seules 6% d’entre elles ont suivi une formation d’ingénieur (contre 27% pour les hommes). Aux grandes écoles de se rendre plus attractives envers les femmes, même si « les formations sont aujourd’hui plus féminisées » concède Philippe Burger de chez Deloitte.

La vie personnelle, préoccupation de tous

Du point de vue des attentes, là encore on trouve des différences entre hommes et femmes, et pourtant… Là où les hommes trouvent leur satisfaction dans la compétition avec autrui, les femmes sont plus sensibles aux questions d’équité interne. « Les hommes priorisent davantage la dimension monétaire et les avantages associés (rémunération indirecte : congés, épargne, retraite, couverture santé et prévoyance, etc.) » constate Serge Papo, Président de Nomination, « alors que les femmes expriment un intérêt plus fort pour le contenu de leur mission (responsabilité, développement des compétences, etc.), et l’équilibre vie/travail (flexibilité au travail, temps libre, culture, etc.) » Pourtant, tous se retrouvent sur la recherche d’un meilleur équilibre vie pro/vie perso selon l’étude. Et c’est sans aucun doute cet équilibre-là qui amènera l’égalité.

Enquête « MobiCadres 2012 » des Cabinets Deloitte et Nomination.

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