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Quels sont les freins à l’embauche en France ?

La moitié des entreprises connaissent des difficultés au moment d’embaucher des travailleurs en CDI ou en CDD longue durée. Les embauches seraient freinées par plusieurs facteurs : l’incertitude sur la situation économique actuelle, le manque de profils qualifiés pour les postes, mais également par un coût du travail jugé trop élevé et une réglementation française trop stricte.  Conséquence : certaines entreprises sont parfois obligées de freiner leur activité.

Depuis janvier 2017, environ 10 000 entreprises du secteur des services, de l’industrie et du bâtiment renseignent l’Insee chaque trimestre sur l’existence et la nature des principales barrières à l’embauche qui selon elles, les empêchent d’embaucher davantage de travailleurs en CDI ou en CDD longue durée.

Avec l’embellie, une hausse des difficultés à recruter depuis 2016

A partir de début 2016, l’embellie sur le marché de l’emploi s’est parallèlement accompagnée d’une augmentation des difficultés à recruter du personnel. Près de la moitié des entreprises – 47 % exactement – disent rencontrer des difficultés d’embauches. C’est le cas des trois quarts des employeurs du BTP (73 %), de la moitié des patrons de l’industrie (53 %) et un peu moins pour ceux des services (43 %). Parmi les entreprises susceptibles d’embaucher à court terme, 59 % signalent des barrières au recrutement de CDI et CDD longue durée.

Entre incertitude, manque de talents et coût du travail

Les entreprises ayant de plus forts besoins en recrutement en 2017, la hausse des difficultés était prévisible. Mais quelle est la nature des barrières qui s’élèvent face aux recruteurs ?

Les barrières principales citées sont l’incertitude liée à la situation économique (28 %) et l’indisponibilité de la main d’œuvre qualifiée (27 %), particulièrement là encore dans le bâtiment. Le coût du travail représente également un obstacle de taille, du fait notamment des cotisations sociales (18 %). Le niveau élevé des salaires est moins souvent cité (7 %).

Part des entreprises citant les barrières à l’embauche suivantes :

  1. Incertitude liée à la situation économique : 28 %
  2. Main d’œuvre compétente indisponible : 27 %
  3. Cotisations sociales trop élevées : 18 %
  4. Risques juridiques associés au licenciement : 14 %
  5. Incertitude sur la pérennité de la législation du travail : 11 %
  6. Coût du licenciement : 10 %
  7. Niveau des salaries trop élevé : 7 %
  8. Coût du recrutement : 6 %
  9. Autres : 4 %

Certaines barrières sont citées de manière groupée par les employeurs, ce qui indique qu’au-delà de l’incertitude lié à la situation économique et au manque de personnel qualifié, les barrières sont soit liées aux différents coûts que représentent un recrutement, soit liées à la réglementation du travail.

Parmi les entreprises qui signalent un problème de disponibilité de main d’œuvre, 45 % indiquent que leur activité est carrément limitée et que leur production est contrainte par le nombre insuffisant d’employés. Un manque de main d’oeuvre essentiellement dû aux difficultés que ces entreprises ont à recruter du personnel qualifié selon l’Insee.

Note de conjoncture Insee – 20 juin 2017 : « Que nous disent les entreprises sur les barrières à l’embauche ? »

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