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Les Français sont-ils prêts à travailler dans une start-up ?

Quel regard les Français portent-ils sur les start-ups ? Sont-ils prêts à y travailler ? Plus largement, comment voient-ils l’avenir du travail ? A moins de trois semaines du premier tour des présidentielles, France Digitale, Fiducial et l’Ifop présentent les résultats de leur étude « Les Français, les Start-up et l’élection présidentielle – Hacker la présidentielle 2017 ».

Un actif sur 2 prêt à travailler dans une start-up

52 % des travailleurs français se disent intéressés d’exercer dans une start-up, et en particulier les moins de 35 ans (60 %) et les travailleurs indépendants. Conscients que le fonctionnement start-up requiert des compétences particulières, près de la moitié des interrogés estiment avoir le profil et l’expérience nécessaires pour y travailler, signe que la transformation digitale est désormais envisagée comme une opportunité (73 %). Quant à ceux qui ne se sentent pas prêts à intégrer une start-up, la mauvaise maîtrise de l’anglais est une des raisons avancées par la moitié des sondés.

Infographie: Travailler dans une start-up : oui ou non ? | Statista

Mais au-delà de cet engouement général, très peu de Français sont capables de citer un exemple des start-ups françaises récemment créées, preuve que l’écosystème reste encore trop peu incarné.

A lire : Qu’est-ce qui motive les jeunes diplômés à rejoindre une start-up ?

Modes de travail : les Français attendent du changement mais restent divisés

Les personnes interrogées étaient également invitées à s’exprimer sur leur vision du droit du travail. Considérant l’emploi comme LA priorité des élections présidentielles, 7 Français sur 10 déclarent que le droit actuel du travail n’est pas adapté aux réalités auxquelles sont confrontées les entreprises. Mais quand on les interroge sur les réformes qu’ils souhaiteraient voir adoptées, l’opinion se fracture au sujet de l’assouplissement des règles de licenciement. 50 % considèrent qu’il contribuerait à diminuer le chômage, et notamment les plus de 65 ans, les indépendants, les dirigeants d’entreprise et les sympathisant de droite. Inversement, 50 % estiment qu’une telle mesure aurait un impact négatif sur les abus de licenciement.

Quant au développement du travail indépendant, le sujet est encore la prudence chez les Français puisque seul 1/3 s’y montre favorable contre ¼ qui se déclare plutôt défavorable. Le reste des sondés n’a pas d’avis d’avis particulier.

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