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Flexibilité : seulement 1 français sur 2 en bénéficie au travail

La moitié des Français dispose d’une certaine liberté dans l’organisation de son temps de travail. Néanmoins, tous ne bénéficient pas du même degré de liberté dans la gestion de leur temps selon l’étude « Le rapport des salariés au temps de travail » réalisée par Opinionway pour Horoquartz, éditeur de solutions pour la gestion du temps en entreprise. Pourtant, la souplesse dans l’organisation des temps de travail est plébiscitée par la plupart des Français. Mais collaborateurs, managers et dirigeants peinent à se mettre d’accord sur les risques possibles d’une plus grande liberté dans les horaires. Le 100 % flexible n’est pas encore pour demain.

L’enquête commanditée par Horoquartz fait état d’une liberté mitigée dans l’organisation du travail française. Un salarié sur deux dit bénéficier d’une « tolérance dans les horaires de travail et dans l’heure d’arrivée ou de départ ». Une certaine souplesse est également accordée concernant les événements relatifs à la journée de travail : pause déjeuner, pauses diverses, absences de courte durées (type rendez-vous médical, course…). Toutefois, salariés et encadrants n’ont pas le même sentiment sur cette flexibilité réellement accordée ou non : 69 % des managers pensent que les membres de leur équipe bénéficient d’une certaine liberté dans les horaires de travail, mais seulement 50 % de ces mêmes collaborateurs partagent cette opinion.

La ponctualité comme valeur au travail

Au travail, la ponctualité reste une règle importante et ce dès l’entretien d’embauche. Il faut dire que dès cette étape du recrutement, ils peuvent être considérés comme rédhibitoires pour le recruteur. Les salariés français ont conscience que la ponctualité est une vertu puisqu’ils sont 92 % à considérer le respect des horaires comme indispensable et important. Leurs managers se montrent généralement compréhensifs mais dans une certaine limite : le retard est considéré en moyenne comme inacceptable à partir d’une durée de 38 minutes, et il en est de même chez les salariés.

Une souplesse pas forcément applicable à tous

Plusieurs facteurs entrent dans l’appréciation de la souplesse au travail. D’abord la taille de l’entreprise : grands groupes et PME faisant preuve d’une plus grande tolérance quant à la flexibilité des horaires de travail. Le secteur d’activité a également son importance : une liberté moindre est accordée aux collaborateurs de commerce, de lieux accueillant du public ou de service client (transport). Mais le statut est sans doute le facteur le plus influent : les cadres bénéficient logiquement d’une autonomie plus importante et ainsi d’une amplitude plus importante dans l’organisation de leur journée de travail, qu’il s’agisse des horaires, des heures d’arrivée et de départ, des pauses ou des absences en cours de journée.

Le paradoxe de la pointeuse

Habituellement considérée comme un outil de « flicage », la badgeuse est finalement synonyme de liberté pour les équipes. Elle permet non seulement d’assurer une certaine transparence des déplacements et des horaires mais également aux salariés de mieux profiter des possibilités de souplesse offertes par l’entreprise. Et elle est, il faut bien le dire, un outil indispensable pour les encadrer.

Et ce n’est pas le seul paradoxe lié à la flexibilité. Alors que les français la plébiscitent, le respect des horaires est indispensable pour plus d’1 salarié sur 2. Pire : l’engagement de chacun à respecter les horaires de travail serait une condition essentielle à un bon climat dans l’entreprise pour l’immense majorité des salariés selon Horoquartz. Ce respect des horaires est même carrément considéré comme « une condition au maintien de l’équité dans l’entreprise » (pour 87 % des répondants). Malgré touTempsOrt, 70 % des salariés indiquent qu’il serait plus important de contrôler la qualité que le temps de travail.

Flexibilité = productivité

Pour 3 salariés sur 4, la flexibilité des horaires permet une meilleure productivité. « Pour 71 %, elle est synonyme d’une meilleure implication dans le travail. 67 % y voient même un renforcement de la fonction managériale » indique l’étude Horoquartz. Mais les managers se montrent plus nuancés que leurs collaborateurs.

Si ces derniers s’accordent sur les effets bénéfiques de l’adoption d’une plus grande souplesse des horaires en entreprises, ils ne tombent pas tout à fait d’accord sur la question des effets négatifs liés à une plus grande liberté. 84 % des supérieurs pensent qu’elle pourrait se traduire par des retards répétés contre 50 % des salariés ; 76 % pensent que plus de souplesse pourrait occasionner des temps de présence au minimum inférieurs contre 44 % des salariés.

Pour les managers, la flexibilité des horaires comporte également un risque de dérives qui pourraient les mettre à mal face à leur hiérarchie. Leur responsabilité engagée, on peut mieux comprendre leur réticence quant à l’application concrète de la flexibilité. Mais la confiance dans tout ça ?

(Consultez le livre blanc Horoquartz)

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