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Seulement 2 salariés français sur 5 sont prêts à travailler en flex office

Seulement 2 salariés français sur 5 se disent prêts à travailler en flex office, c’est-à-dire sans bureau attitré, selon le dernier baromètre Actineo sur la qualité de vie au travail. Parmi les nouveaux modes de travail prônés par certains grands groupes, le flex office ou « desk sharing » (bureau partagé) n’est ainsi pas sûr de rencontrer son public de sitôt.

Le bureau fermé toujours de rigueur

65 % des sondés par Actineo travaillent dans un bureau fermé individuel ou avec au moins 2 personnes. 29 % sont dans un bureau collectif ouvert. Ainsi, seulement 6 % ne disposent pas d’un poste de travail « physique » attitré et s’installent sur un plateau à un poste de travail en libre-service en fonction des places disponibles ou dans l’espace le mieux adapté à leurs besoins pour la tâche du jour qu’ils ont à accomplir.

Le nomadisme de plus en plus pratiqué

La génération « Millennials », très satisfaite de sa qualité de vie au travail, est celle qui utilise le plus les tiers lieux pour travailler. Très connectés, adeptes du télétravail et des lieux « nomades », ils apprécient l’échange et les espaces de travail ouverts. Plus précisément, 28% des actifs sont des travailleurs nomades réguliers et sont amenés à travailler dans des lieux comme d’autres locaux appartenant à leur entreprise, restaurants, cafés, domiciles, hôtels, espaces de coworking… Les 3 premiers étant les plus utilisés.

Oui à la flexibilité du temps, mais de l’espace…

Pour autant, selon le baromètre Actineo, pour 57 % des français, le bureau idéal reste un bureau individuel fermé ou un bureau collectif de petite taille (39 %). Quand on parle de flexibilité, les sondés pensent plutôt à celle du temps de travail et des horaires. Ainsi, 55% des actifs souhaitent plus de liberté dans l’aménagement de leur temps de travail, avec en priorité, le fait de pouvoir choisir plus librement cet aménagement dans la semaine (cité à 32 %).

Bureaux : 5 grandes tendances pour l’année 2017

Le flex office a des avantages

Aujourd’hui, le taux d’occupation d’un bureau est de 45 %*. Ainsi, les entreprises cherchent à repenser totalement leurs locaux, en transformant les espaces vides en lieux de travail fonctionnels. Face à ce phénomène, le desk sharing comporte des avantages. Il constitue un bon moyen de réduire les coûts immobiliers car des places attitrées sont rarement toutes utilisées en même temps, notamment du fait des déplacement des collaborateurs ou du télétravail. Avec lui, la notion de propriété est mise au placard au profit de celle de partage : l’espace de travail est à tout le monde. Bureaux, écrans d’ordinateurs, chaises, deviennent des biens communs.

Les salariés ne sont pas prêts

Utilisé chez vos voisins anglo-saxons, le flex office s’étend avec difficulté dans l’Hexagone, se heurtant à la frilosité des salariés français. Il faut dire que l’impact psychologique de ce type de pratique est important. Avec le desk sharing, finie les photos des enfants, les plantes, ou la déco sur le bureau…

Un sondage le confirmait début 2017 : les Français n’aiment pas ce nouveau système d’organisation des bureaux. L’enquête révélait en effet que 68% sont opposés au fait de ne plus avoir de bureau attitré et 34% estiment que le bureau tournant empêche de travailler en équipe.
En d’autres termes, le flex office est tendance, mais il n’est pas pour demain. Et il représente surtout une véritable révolution culturelle à laquelle il sera nécessaire de bien préparer les employés.

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Commentaires
  1. Guillaume
    14 décembre 2017 - 13h14

    Une question intéréssante que l’article n’aborde pas :
    Pourquoi les salariés français devraient travailler en flex-office ?

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