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Pourquoi la fête de fin d’année en entreprise n’a plus trop la cote

La fête de fin d’année en entreprise, est une tradition qui se perd, comme la dinde aux marrons. D’après une enquête de la Society for Human Ressource Management (SHRM), alors que 83% des entreprises organisaient une fête de fin d’année dans leurs locaux en 1998, elles ne seraient  plus que 65% cette année. Un lent déclin qui n’est pas seulement lié à des questions de coûts.

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Très chère fête de fin d’année…

Ça sent le sapin pour l’arbre de Noël en entreprise… Enfin pas tout-à-fait puisque plus de deux tiers des organisations convient encore leurs collaborateurs à un traditionnel pot de fin d’année. Pour motiver les troupes, faire le bilan de l’année ou tout simplement passer un bon moment ensemble avant les vacances et les repas de famille. Mais le rituel tend à passer de mode, un peu à l’image de la journée « j’aime ma boite ». Incontournable il y a une vingtaine d’années, le pot de fin d’année a été remis en cause pour des raisons d’économies, mais pas seulement. C’est en 2009 que la part des entreprises qui organisaient ce genre d’événement est tombé au plus bas : 61% des employeurs maintenaient le rendez-vous, coûte que coûte. Lors de cette année de crise, l’un des arguments de poids pour ne pas céder à la tradition était, pour 19% des entreprises, de faire des économies. Mais pour les 20% il n’y avait pas d’explication particulière.

La soirée de Noël sacrifiée sur l’autel de la crise ?

Depuis ces années noires, la mode des fêtes de fin d’année au travail ne s’en est pas remise. Ce n’est pas vraiment une question de budget, seulement 6% des entreprises avancent cet argument aujourd’hui. Mais comme le signale Slate, la fête de Noël ne semble manquer à personne. D’abord, elle tombe dans une période déjà chargée, ensuite, dans plus de 40% des cas les conjoints ne sont pas conviés, et enfin une soirée d’entreprise se termine mal, en général.

Les fêtes d’entreprises finissent mal en général

Trop d’alcool, de fatigue, les nerfs qui lâchent les soirées d’entreprises dégénèrent parfois en véritables orgies. Si bien que de plus en plus d’employeurs veillent à réguler la consommation d’alcool, pas uniquement pour des raisons légales. L’abus de boissons peut en effet conduire à des drames. On imagine mal Jean-Patrick*, du service compta, entreprendre l’ascension du sapin géant de l’accueil par la face nord. Ou Gwendoline-Deborah* se lancer dans une démonstration de pole dance le long de l’halogène qui n’avait rien demandé. C’est pourtant le genre de spectacle déplorable auquel on peut assister en fin de soirée. De quoi en démotiver plus d’un de participer à la fête l’année d’après.

La fête de Noël ne manquerait donc à personne. Chacun imagine les excuses pour l’éviter ou les moyens pour y survivre. Le rituel autrefois utile pour aider les collègues à se connaître et se rencontrer, au moins une fois par an, devient peu à peu une corvée qui saoule tout le monde. Comme un repas chez la belle-mère finalement.

  • * Le prénom a été changé par respect pour la vie privée

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