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Fabrice Faure, l’intérimaire entrepreneur

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Diplômé d’un « Baccalauréat obtenu à 17 ans au rattrapage », Fabrice Faure est l’incarnation de l’autodidacte. Passage éclair en fac de droit, « 4 jours », service militaire chez les para puis début de la vie active comme manutentionnaire… 22 ans plus tard, devenu entrepreneur, il reçoit le prix des Victoires des autodidactes, une distinction remise par la Harvard Business School de France pour son groupe LIP, Les intérimaires professionnels. Un domaine qu’il connaît bien pour avoir démarré comme intérimaire, avant d’être embauché comme secrétaire dans une société d’intérim… Il y pose ses valises, gravit les échelons et passe de commercial à directeur d’agence en quelques années. Pourtant, à seulement 24 ans il tourne la page et se lance dans l’entrepreneuriat.

« Avec la crise, il faut travailler deux fois plus pour le même résultat »

Une première expérience peu concluante qu’il confirmera deux ans plus tard avec LIP, alors basée à Villeurbanne, en banlieue de Lyon. Cette fois, le succès est au rendez-vous : le groupe réalise 2,7 millions d’euros la première année pour atteindre 63 millions en 2013. « Pour se distinguer des autres sociétés d’intérim, LIP a fait le choix, dès le départ, de travailler avec des intérimaires qualifiés : électriciens, soudeurs, tailleurs de pierre, etc. embauchés décemment toute l’année plutôt que des hordes de manutentionnaires en situation de précarité ». Une façon selon lui de fidéliser « le vrai client qui est l’intérimaire ».

Fort de son expérience, il décline aujourd’hui le concept avec LIP Solutions RH, à destination des cols blancs. Quant au groupe, il emploie désormais 120 employés répartis dans 31 agences en France et devrait atteindre un chiffre d’affaires de 97 millions l’an prochain. Pas mal dans un contexte où l’intérim ne cesse de reculer avec la crise. « Disons que pour un même résultat, il nous faut travailler deux fois plus depuis 5 ans, mais ceux qui se donnent à fond sortent toujours leur épingle du jeu », analyse-t-il laconique. Sans perdre de vue que ses « salariés ont aussi largement contribué au succès de l’entreprise ».

Lui qui rêvait de « bâtir un empire à 60 ans » est sur la bonne voie. En attendant, il s’invente d’autres vies, le soir chez lui. « Depuis que je suis petit j’ai des romans au fond de mes tiroirs ». Deux ont déjà été publiés, « mais ça ne marche pas du tout : au mieux j’ai vendu 50 exemplaires de chaque », plaisante-t-il. Qu’importe, ce qu’il aime c’est raconter de belles histoires. La sienne, il a déjà commencé à l’écrire…

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Commentaires
  1. Tech-Interim
    3 avril 2014 - 13h00

    Félicitations à ce Monsieur! Il est la preuve vivante qu’il faut toujours croire en soi et ne jamais rien lâcher, mais surtout que le travail paie!

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