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Expatriés : les pièges managériaux à éviter

Nouvelles règles de fonctionnement, organisation du travail différente, relations hiérarchiques redéfinies. Pas toujours facile pour l’expatrié français de s’adapter à son nouvel environnement professionnel. Pour y arriver, plusieurs pièges sont à éviter, notamment sur le plan managérial, comme en témoignent les expatriés français.

Même si certains expatriés ont tendance à l’oublier quand il s’agit de raconter leur séjour, les débuts dans un nouveau pays sont parfois difficiles, en particulier au travail. 90% des expatriés sondés par Berlitz entre mai 2009 et février 2010 soulignent que « la flexibilité et l’adaptabilité sont les caractéristiques les plus importantes pour réussir sa mission », suivies de près par l’ouverture d’esprit. Imposer sa méthode de management « à la française » à l’étranger n’est pas forcément la solution, comme en témoignent les salariés et managers interviewés dans le cadre du lancement de l’Observatoire Berlitz de la mobilité internationale lancé l’an dernier.

Des process variables d’un pays à l’autre
Au Japon témoigne un expatrié, « les Japonais ne prennent jamais de décisions et cela prend un temps fou. Mais dès qu’ils ont pris une décision, pour la réaliser, cela va très vite. » En Europe, les process de décision peuvent également être très longs, et les projets auraient tendance à « tourner en rond. » Autre sujet de discorde : le feedback. Aux Etats-Unis par exemple, mieux vaut se déplacer plutôt que d’envoyer un mail à son collègue, car sinon vous n’aurez jamais de réponse. « Avec les équipes thaïlandaises, il n’y a presque jamais de feedback » témoigne un autre expatrié. une passivité parfois reprochée aux Chinois ou aux portugais.

Des fonctionnements hiérarchiques très différents
Mais le retour des équipes envers leur hiérarchie dépend également de leur rapport avec celle-ci. Comparé à la France, « en Amérique du Nord » explique un autre expatrié, « les instructions sont plus claires et plus directes, ce qui facilite la tâche ». En Asie par exemple, nombreux sont les managers qui se cassent les dents. Tiraillés entre culture traditionnelle et modernité, de nombreux pays asiatiques comme la Chine restent très difficiles à appréhender sur le plan professionnel pour certains cadres. Comme le veut la culture confucianiste, le management y est autoritaire. Le collaborateur chinois s’interdit donc d’exprimer toute opinion et fait preuve d’une véritable allégeance face à sa hiérarchie. Un fonctionnement qui peut surprendre l’expatrié français qui ne s’y serait pas bien préparé.

Plusieurs singularités françaises
Pour son enquête, Berlitz a non seulement interrogé des expatriés français basés à l’étranger mais également des expatriés étrangers basés dans l’Hexagone. En France, « on aime débattre » lors de grandes réunions où chacun peut donner son avis. En Asie, où l’idée est plutôt d’être « agressif » et de challenger.

Vu par les Américains, les Français sont également considérés comme « plus passionnés par leur travail » et plus autonomes « à chaque niveau de management » qu’aux Etats-Unis par exemple. « Dynamique, convaincus par leurs produits », les cadres français n’ont heureusement pas que des qualités. Les expatriés français se qualifient eux-mêmes comme ethnocentriques et parfois peu ouverts.
Expatriés de tous pays, n’hésitez pas à donner vous-même votre avis. Le questionnaire Berlitz 2010-2011 est déjà en ligne.

 

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