Fermer
menu

Travailler en dehors des heures de bureau est mauvais pour la santé

Les nouvelles technologies ont offert aux salariés une plus grande flexibilité dans leur manière de travailler. En théorie, cela peut sembler être un progrès : au gré de ses contraintes personnelles, chacun serait à même d’avancer sur son travail quand bon lui semble. Mais pour la majorité des salariés, si effectivement certains surfent sur Internet pour trouver les vols les moins chers au bureau et avancent sur leurs dossiers le soir à la maison, les nouvelles technologies sont surtout une source de travail supplémentaire.

Travaildomicile

Lecture de ses mails, coups de fils inopinés du chef, les salariés sont de plus en plus sollicités en dehors de leurs horaires de bureau. Une évolution des habitudes de travail qui a un coût pour la santé des salariés. Selon la revue médicale Chronobiology International, une étude menée auprès de 57 000 personnes en Europe a permis de mettre à jour la corrélation entre le travail en dehors des heures de bureau et la dégradation de la santé des employés.

Disponible partout, tout le temps

« Nos résultats indiquent que même une petite quantité de travail supplémentaire en dehors des heures convenues par contrat peut conduire à des problèmes de santé. La corrélation est très forte », indique la chercheuse Anna Arlinghaus. Les problèmes engendrés sont variés : troubles cardiovasculaires, musculo-squelettiques, problèmes gastro-intestinaux, troubles psychologiques…

Comment expliquer ces troubles ? Certainement par le manque de recul des salariés avec leur travail. D’après les auteurs de l’étude, « certains employés peuvent se sentir obligés d’être disponibles à tout moment et n’importe où, et de travailler en dehors de leurs horaires classiques pour répondre à la charge de travail et donner une chance à leur évolution de carrière ».

Réduire les charges de travail supplémentaires

Les auteurs sont formels : pour conserver des salariés en bonne santé, il est nécessaire de changer la culture de l’entreprise et de modifier les mauvaises habitudes des employés afin de réduire les charges de travail supplémentaires. D’autres études ont déjà prouvé les risques d’une trop forte charge de travail. En 2011, l’Institut fédéral allemand démontrait comment la flexibilité des horaires de travail, des semaines de plus de 39 heures ou encore le travail le week-end impactait négativement la santé des salariés. Particulièrement touchés par cette perméabilité croissante entre vie privée et vie professionnelle, la CGT cadres lançait début septembre une campagne de sensibilisation pour un « droit à la déconnexion« .

Un site dédié au droit à la déconnexion a même été créé comprenant notamment un simulateur d’heures sup’. Le syndicat a volontairement joué la carte de l’humour en envoyant ses affiches dans un mail dont l’objet est « Urgent : à faire pour demain », suivi de ce message d’avertissement : « si vous lisez ce mail entre 21h et 6h du matin, il ne faut pas vous étonner d’avoir des problèmes de couple ».

 

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires
  1. bénédicte
    4 février 2015 - 10h44

    Les nouveaux outils TIC présentent des risques pour le nombre grandissant d’employés et de cadres qui les utilisent intensivement, au point de concerner la majorité des effectifs dans le secteur tertiaire : les risques psychologiques liés au stress, à l’excès de charge mentale apparaissent les plus préoccupants dans le développement non maitrisé des technologies de l’information et de la communication : La prévention des risques professionnels des technologies de l’information et de la communication : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=483

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.