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Etes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ?

Google poundstoneEn tête du Top 50 des employeurs les plus attractifs au monde, Google est vue comme l’entreprise idéale par bon nombre de jeunes candidats et ingénieurs, pour son environnement de travail « détendu et créatif, son ambiance internationale et ses produits innovants. » Mais intégrer ce petit paradis professionnel n’est pas à la portée de tous. On compte 1 seul sélectionné pour 130 candidats. En témoigne l’ouvrage de William Poundstone récemment traduit en français : « Etes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ? », qui recense tout un tas de questions et problèmes mathématiques posés aux candidats lors d’entretiens d’embauche chez Google mais aussi chez Apple ou Microsoft…

Un florilège d’étranges questions

Des questions de plus en plus ardues au fil des années voire carrément délirantes selon l’auteur, qui explique ce phénomène par la crise. Les entreprises, se retrouvant devant un grand nombre de candidats très qualifiés, finissent par adopter des procédures de sélection parfois invasives… Ainsi William Poudstone identifie plusieurs types de questions, certaines assez classiques et d’autres parfois inattendues.

  • D’abord il y a les questions « comportementales » plutôt clichées du type : « Quel est le plus grand échec de votre vie ? » ou « Parlez-moi d’une situation où vous ne pouviez absolument pas vous entendre avec un membre de l’équipe ».
  • Puis il y a les questions relatives à l’entreprise : « Comment décririez-vous Whole Foods à une personne de passage venant d’un autre pays ? » ou « Quels défis Starbucks devra-t-il relever dans les dix prochaines années ? »
  • Ensuite, cela se corse avec les épreuves pratiques, les « work sampling », qui visent à permettre aux candidats de faire une démonstration de leur savoir-faire… Les juristes devront rédiger un contrat, les programmeurs écrire du code… Mais tout bon professionnel peut s’en sortir.
  • Mais Google a aussi son lot de questions classiques voire quasiment ésotériques qui ont fait sa réputation (réponses page 231 du livre) comme « Concevez un plan d’évacuation pour San Francisco », « Utilisez un langage de programmation pour décrire un poulet », « Si vous étiez un personnage de bd, qui seriez-vous et pourquoi ? » ou encore « Quelle est la plus belle équation que vous ayez jamais vue ? ».
  • Enfin, il y a les questions ouvertes « qui mettent l’intelligence au défi », une spécialité de la firme de Mountain View. La marque la plus chère au monde (86 milliards de dollars) ne peut en effet pas se permettre de recruter n’importe qui et raffole des énigmes et problèmes logiques, physiques ou mathématiques…

Exemple avec un recruteur qui écrit sur un tableau cette suite de nombres : 10, 9, 60, 90, 70, 66. La question est : quel est le nombre suivant dans cette suite ?
Autre question :
« Quand le vent souffle, est ce qu’un vol aller-retour en avion prend plus de temps, moins de temps ou le même temps ? »
Plus difficile : « Vous rapetissez jusqu’à la taille d’une pièce de 5 cents et êtes projeté dans un mixeur. Votre masse est réduite, si bien que votre densité n’est pas modifiée. Les lames entre en action dans 60 secondes. Que faites-vous ? »

Un jeu qui en vaut la chandelle

Les recruteurs de Google « ne sont pas des gens chaleureux » rapporte une candidate à William Poundstone. Voire même « apathiques ». Google cultive intentionnellement ce mystère en ne donnant pas d’indication aux candidats sur la validité de leurs réponses car bien souvent, il existe plusieurs réponses pour une seule question.
Mais le jeu en vaut la chandelle. Une fois intégrés, les avantages sont plutôt délirants pour les employés. Le « projet 20% » permet par exemple aux ingénieurs de consacrer une journée par semaine au projet de leur choix. De ce temps libre sont nés Google News, Google Maps ou encore Google Voice. Sans compter d’autres très bons côtés comme les 5 mois de congé maternité avec 100% du salaire, 7 semaines de congé parental pour tous ses salariés, le buffet traiteur gratuit, le pressing sur site, les navettes avec connexion wifi, etc etc. De quoi vous faire oublier ce mauvais moment à passer qu’est l’entretien.

Avec cette bible, les processus de sélection de la Sillicon Valley n’auront plus de secret pour vous. Et si l’entretien tourne mal, que vous « séchez », William Poundstone vous donne quelques astuces. Car comme l’explique un recruteur Google : « l’objectif est de découvrir à quel moment les candidats sont à court d’idées. » Pour être recruté, le plus tard est sans aucun doute le mieux !

« Etes-vous assez intelligent pour travailler chez Google ? » de William Poundstone, traduit de l’anglais par Bernard Siguad, sorti aux éditions JC Lattès en janvier 2013, 377 pages, 20€.

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Commentaires
  1. Marty
    8 février 2013 - 16h47

    Et bien on est pas loin d’une forme de discrimination non ? Si la personne a les compétences pour être développeur cela doit être dur à avaler de se faire écarter pour une histoire de pièce à 5 cents non ?
    J’imagine que les 4 000 personnes personnes de Motorola Mobility par Googlequi ont été licenciées ont du l’être pour une raison aussi futile… ( bon je sais :-)) c pas malin) en revanche je me souviens qu’il y a 4 à 5 ans il y avait eu une affaire sur environ 10 000 employés qualifiés de « temporaires » :http://www.papygeek.com/web/licenci
    Je ne sais pas si c’est vrai mais bon

  2. Priscilla
    11 février 2013 - 9h15

    Marty, les candidats ne se font pas forcément écartés lorsqu’ils répondent à côté justement… Il y a souvent plusieurs réponses possibles et c’est surtout leur attitude et leur réactivité devant les questions posées qui vont permettre au recruteur de savoir s’ils feraient de « bons » employés 😉

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