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L’espace de travail en entreprise, une équation difficile à résoudre

Sachez-le : open space se dit open plan en anglais, ce qui met d'emblée cet anglicisme que nous sommes nombreux à utiliser dans la catégorie "grand n'importe quoi". Ensuite, l'open space a été inventé par des Allemands et il semble qu'il y a eu un certain glissement du concept entre sa naissance dans les années 50, son premier voyage aux États-Unis et son retour en Europe à partir des années 80.
La question de l'open space en entreprise

(GettyImages/Onurdongel)

En effet, les frères Schnelle avait visiblement en tête quelque chose d’un peu différent de nos open space actuels quand ils envisageaient les bureaux paysagers comme des « espaces généreux, agrémentés de nombreuses plantes vertes« . Concrètement aujourd’hui, on entend peu d’entreprises clamer qu’elles ont décidé de décloisonner l’espace pour faire le bonheur de leurs salariés et leur apprendre les rudiments du jardinage d’intérieur. L’open space est une solution pragmatique au manque de place, voire une façon de s’assurer que les collaborateurs ne soient pas en train de fomenter un putsch contre la direction sur leurs heures de bureaux. La question n’est plus de débattre de ses avantages ou de ses inconvénients mais plutôt de réussir à y travailler sereinement et d’envisager de nouvelles solutions pour demain.

Tous différents mais tous dans l’open space

Nous autres, les êtres humains, avons des caractères, des habitudes et des comportements très hétéroclites quand nous cohabitons dans nos espaces de travail. Même si nous savons faire un effort pour nous comporter correctement et être agréables, nous avons tous des besoins différents et des habitudes de travail différentes. Certains ne seront pas dérangés par le bruit, certains ne seront pas dérangés par le fait de devoir mettre un casque sur leurs oreilles pour se protéger du bruit. D’autres ne pourront pas le faire. Dans certains open space, les salariés ont besoin de téléphoner souvent et l’open space ça veut aussi dire faire avec toutes les énergies (ou non énergies) de ses collègues. Là où entourés de 2 collègues, nous aurions facilement pu partager (sans pathos, ni détails) que nous n’avions pas dormi de la nuit à cause d’un méchant virus du petit dernier, nous ne pouvons plus le faire au milieu de 10 personnes.

Honnêtement à bien y regarder, l’open space présente très peu d’avantages pour les salariés : on y manque d’intimité, de concentration, l’air y est pollué, la santé auditive en danger, le quotidien stressant et source de fatigue. L’open space favoriserait pourtant la communication entre les salariés et entre les salariés et les managers. Oui, mais non. On peut imaginer qu’il soit plus facile d’interpeller un collègue ou un supérieur hiérarchique s’il est dans le même bureau mais ça sous-entend des échanges qui ne durent pas des heures, des échanges qui ne contiennent pas d’informations à caractère confidentiel, des échanges qui ne se multiplient pas. Et des échanges qui ne se transforment pas en séances de questions-réponses du manager pour vérifier que le travail est fait.

À lire également :
Pour ou contre l'open space : tous les arguments de la rédaction

Une solution de groupe pour des besoins individuels

Voilà l’open space rhabillé pour l’hiver, pour autant quelles alternatives pour les entreprises ? L’activity based office propose notamment de concevoir l’espace de travail en fonction des activités réalisées. Le salarié n’a plus de bureau attitré mais peut choisir un bureau isolé pour se concentrer, un espace de détente pour une réunion informelle ou une salle adaptée à un brainstorming. Dans la même veine (vraiment dans la même veine), on a aussi le flex office : sans bureau attitré, le salarié récupère ses affaires dans un casier au début de journée et s’installe à un des bureaux disponibles. Le flex office ne fait pas l’unanimité chez les salariés et surtout, il doit être envisagé comme un des lieux de travail des collaborateurs qui pourront aussi bien passer leur journée chez un clients ou en télétravail. Le flex office sous entend aussi de varier les espace de travail et d’en créer de nouveaux, moins monotones, plus accueillants et plus modulables.

En définitive, côté salarié, difficile de trouver des solutions collectives à des besoins individuels. Dans un monde idéal, il faudrait proposer un bureau à la carte où chaque salarié piocherait pour composer sa semaine idéale, tout en tenant compte des contraintes économiques de l’entreprise. D’ici là, l’open space devrait encore être le sujet de quelques articles…

À lire également :
Comment l'open space cloisonne mentalement les salariés

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