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Erasmus : les questions à se poser avant le départ

En 25 ans d’existence, le programme Erasmus est devenu l’image même de la mobilité internationale avec près de 3 millions d’étudiants mobiles à ce jour. Pour ces jeunes qui sont chaque année 200 000 à partir étudier à l’étranger, l’international est devenu un enjeu indispensable pour leur évolution professionnelle. Les étudiants français sont parmi les plus mobiles en Europe et souvent, quand il s’agit de préparer leur départ, beaucoup se posent des questions ? A qui s’adresser ? Où partir ? Quelles sont les démarches ? Est-ce que je fais bien de partir ?

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Blandine et Cécilia, aujourd’hui toutes les deux étudiantes en Langues Etrangères Appliquées (LEA) à l’université d’Aix Marseille, sont parties étudier à Trieste en Italie pour 6 mois. Elles ont accepté de nous expliquer comment leur aventure Erasmus a commencé.

Les démarches : s’y prendre un an avant le départ

blandineBlandine, aurait aimé partir lors de sa seconde année à l’université mais par manque d’informations sur le programme Erasmus, elle s’y est prise trop tard. « Il faut se renseigner environ un an avant le départ quand on décide de d’étudier à l’étranger avec Erasmus. Non seulement pour effectuer toute la partie administrative mais aussi pour préparer son voyage, aussi bien financièrement que psychologiquement », explique-t-elle. Une fois les rendez-vous pris auprès du bureau des Relations Internationales de l’université, il faut constituer un dossier. « En soit, ce n’est pas si compliqué mais comme toutes démarches administratives, il faut savoir s’organiser, réunir tous les documents demandés, et parfois lutter avec les assurances pour obtenir les documents à temps, d’où l’importance de s’y prendre au plus tôt », précise Blandine.

Ce sont souvent les responsables des relations internationales qui prennent en charge les étudiants jusqu’à leur retour au sein des universités. « Pour candidater, j’ai dû rédiger une lettre de motivation et fournir un CV. Il m’a fallu envoyer quelques mails pour me présenter à mes futurs tuteurs de l’université italienne. Ensuite, il ne restait qu’un dossier à remplir et à remettre à la division des mobilités internationales de notre université. De longues démarches administratives, certes, mais qui se font sans soucis quand on décide de partir étudier à l’étranger », explique Cécilia.

La bourse Erasmus se cumule aux autres bourses

Pour tout étudiant, Erasmus finance les frais de scolarité à l’étranger. Il faut se renseigner auprès du bureau des Relations Internationales de l’université pour connaitre le montant des bourses. La Région ou le Département accordent elles aussi certaines bourses à la mobilité selon le statut de l’étudiant « mais encore une fois, il faut partir à la recherche de l’information », souligne Blandine. Pour les étudiants boursiers, ils peuvent continuer à toucher les allocations du CROUS en plus de la bourse mobilité Erasmus. « Moi qui suis boursière, je bénéficie du programme et je m’en sors très bien. Bien-sûr, pour plus de confort, j’ai travaillé deux mois durant l’été et mis de l’argent de côté », explique-t-elle.
Cécilia n’a pas eu le droit aux subventions de l’Etat mais elle bénéficie elle aussi de la bourse Erasmus versée en partie mi-décembre et le reste à son retour en France. « Je conserve également la bourse sociale et la bourse au mérite du CROUS » précise-t-elle.

Logement, trajet, frais divers,… à la charge des étudiants

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Le programme Erasmus est accessible à tous, cependant l’étudiant doit prévoir le financement intégral avant de partir. L’inscription dans l’université d’accueil est gratuite. En revanche, les frais de logement, de transports et autres sont à la charge de l’étudiant. Il faut donc penser malgré tout à mettre une certaine somme de côté avant son départ. L’aide des parents est forcément un plus. « A Trieste, il faut compter environ 450 euros par mois, loyer, nourriture et sorties compris », selon Cécilia. La colocation peut être un bon moyen pour améliorer la pratique de la langue, mais attention de ne pas tomber sur de mauvais colocataires. Grâce à internet et aux réseaux sociaux (Facebook), trouver une chambre peut s’avérer plus facile qu’on ne croit.

Que dire de cette aventure…

« S’immerger dans une culture étrangère est une expérience unique et bouleversante, qui vous fait vous remettre en question constamment, vous ouvre l’esprit et vous surprend de jour en jour. Le meilleur dans tout ça reste certainement les multiples rencontres avec les autres étudiants de l’Europe entière qui sont exactement dans le même cas que vous » explique Blandine qui depuis son arrivée en Italie, n’a pas rencontré de problèmes majeurs, autre que des petits imprévus comme sa carte bleue piratée sur internet. « Quand on part avec Erasmus, une véritable solidarité se crée parmi les étudiants, on ne se sent jamais seul, et les petites galères sont plus faciles à affronter. Le seul point négatif de cette expérience est qu’elle touche beaucoup trop vite à sa fin« , souligne-t-elle.

« On se fait des amis dans le monde entier »

Etudier à l’étranger est une expérience qui permet aussi de gagner en indépendance et de prendre confiance en soi. « On améliore très vite son niveau de langue, que ce soit en italien comme en anglais, et on se fait des amis dans le monde entier. Sans oublier la découverte de la ville, du pays et des pays limitrophes, comme c’est le cas à Trieste. C’est une aventure très enrichissante », précise Cécilia.
Que ce soit en Italie, en Angleterre ou encore au Canada, peu d’étudiants rentrent déçus après une année d’étude à l’étranger. Une enquête publiée en octobre 2013 par ESN International (Erasmus Student Network ), dévoile même que 85% des étudiants se déclarent très satisfaits ou satisfaits de leur séjour à l’étranger. Il s’agit d’une expérience à la fois originale et marquante pour tous les jeunes.

Où en est le nouveau programme Erasmus+ ?

erasmusAdopté le 19 novembre 2013 par le Parlement européen, le nouveau programme Erasmus+ prévoit de doubler le nombre de bénéficiaires d’ici 2020. Avec un budget global d’environ 14,7 milliards d’euros, plus de quatre millions de jeunes de 13 à 30 ans devraient recevoir une bourse de l’UE pour faciliter leur mobilité.

Regroupant à la fois tous les dispositifs de l’Union Européenne : Erasmus (étudiants), Erasmus Mundus, Comenius (collégiens et lycéens), Leonardo da Vinci (apprentis) et Grundtvig (adultes en formation), Erasmus+ va s’adresser à un plus large public qui comprend les étudiants, mais aussi les apprentis, stagiaires, animateurs d’associations jeunesse, bénévoles et jeunes sportifs. Le programme devrait être plus simple dans son utilisation mais aussi plus efficace pour l’emploi des jeunes. Avec des candidatures qui se feront uniquement en ligne, le formulaire insistera bien sur l’identification des besoins, l’impact attendu et la valorisation des compétences acquises lors des périodes de mobilité.

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