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  • Qualité de vie au travail

Les nouveaux cobayes ou comment l’entreprise génère précarité et mal-être au travail

Derrière les jolies vitrines des startups et du happy management se cache en réalité une refonte radicale du contrat social entre employeurs et employés dénonce Dan Lyons dans son ouvrage Les nouveaux cobayes.

Open-space, méthode agile, convivialité forcée ... bienvenue dans l'ère du greatwashing en entreprise. (GettyImages/LightFieldStudios)

Le journaliste et essayiste Dan Lyons, également scénariste de la série à succès Silicon valley, vient de publier un ouvrage choc : Les nouveaux cobayes, comment l’entreprise génère précarité et mal-être au travail. Open-space, méthode agile, convivialité forcée … bienvenue dans l’ère du greatwashing en entreprise. La QVT c’est le nouveau mantra des entreprises. Bonheur au travail, chief happiness officer, team building, les entreprises, quand elles recrutent, mettent de plus en plus en avant tout ce qu’elles apportent aux salariés en termes de qualité de vie au travail : locaux high tech, petits-déjeuners offerts, open space, cours de yoga … « Pour avoir des salariés plus productifs, facilitez-leur la vie au travail et rendez la plus belle ».

Mais derrière les jolies vitrines des startups et du happy management se cache en réalité une refonte radicale du contrat social entre employeurs et employés d’après Dan Lyons. Une culture du travail infantilisante qui « transforme les salariés en serfs, révocables à souhait ou en auto-entrepreneur au service de l’économie des petits boulots ». Parce que derrière les décors acidulés, se cache en réalité de plus en plus de souffrance au travail.

Des salariés surmenés et malheureux

En effet, une récente étude d’ADP, réalisée au niveau européen, montre que sur 10 salariés, 7 d’entre eux affirment que leur employeur ne se soucie pas de leur confort ou uniquement en surface. Une autre étude (la fondation Pierre Deniker) met également en lumière le fait que les salariés se sentent inutiles au travail. Ils émettent un travail peu valorisant en premier lieu : 22 % des salariés se sentent inutiles et estiment que leur travail ne donne pas une bonne image d’eux-mêmes. Parmi eux, 40 % présentent une détresse assimilable à un trouble mental. La proportion atteint 46 % chez les femmes.

Un constat féroce du monde du travail

Dan Lyons révèle les dessous des nouvelles théories fumeuses, avec « leur jargon ridicule, inventées par les gourous du management et les oligarques de la Silicon Valley. Leurs doctrines génèrent des environnements de travail toxiques et profondément déshumanisants ». Au terme de cette enquête alarmante, l’auteur propose des solutions concrètes pour remettre un peu de bon sens dans cette nouvelle économie. Il plaide pour un entrepreneuriat à impact social, où les entreprises sont responsables plutôt que d’être les pantins du capitalisme actionnarial.

Les nouveaux cobayes, Dan Lyons, 22 euros, éditions Fyp

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