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Enquête : l’effet du confinement sur la mobilité professionnelle des salariés français

Retrouvez les résultats de l'étude HelloWork menée sur 1 015 salariés, en poste mais à la recherche de nouvelles opportunités professionnelles, sur leurs recherches d'emploi pendant le confinement.

Le confinement n'a pas stoppé les envies d'ailleurs des salariés. Crédit : isuru prabath / Pixabay

La période de confinement due à la pandémie de covid-19 a fortement ralenti l’activité de bon nombre d’entreprises. A l’inverse, certains secteurs d’activité ont plus que jamais besoin de main d’œuvre pour continuer à offrir leurs services. L’impact sur la recherche d’emploi des salariés en poste est donc à la fois fort et contrasté, selon la situation des principaux concernés. Pour comprendre dans quelles proportions cette crise sanitaire a changé la donne, HelloWork a sondé 1 015 utilisateurs de nos sites du 6 au 9 avril. Ils ont pour point commun d’être tous en poste actuellement, et d’être en recherche d’opportunités professionnelles dans d’autres entreprises depuis AVANT le confinement.

Des processus de recrutement qui continuent

Le confinement a été soudain et a pris recruteurs comme candidats par surprise. Pas étonnant donc que les processus de recrutement aient été un peu chamboulés par cette situation inédite. Plus d’un salarié en poste en recherche active d’un nouvel emploi sur trois était ainsi engagé dans une démarche avec une autre entreprise au moment du confinement. Bonne nouvelle, la réalité professionnelle ne s’est pas arrêtée en même temps que nos déplacements. 11% d’entre eux ont ainsi vu le recrutement aboutir ! Pour 45%, le processus a avancé, qu’il soit encore en cours ou qu’il soit passé en stand-by. Seuls 15% ont été annulés. L’intégration de nouveaux talents continue donc malgré la crise.

Trouver de nouvelles opportunités professionnelles est toujours une priorité

On aurait pu penser que le confort d’un poste déjà acquis dans cette période mouvementée allait refroidir les envies d’ailleurs de beaucoup de salariés enclins au départ. Il n’en est rien. 86% sont encore enclins à postuler ailleurs actuellement, 10% attendant la fin du confinement pour s’y remettre. Seuls 4% pensent qu’il serait risqué de partir dans les prochains mois. Pas étonnant dans ces conditions que la mise à jour du CV soit un impondérable pendant le confinement, 60% des sondés l’ayant déjà fait ou comptant le faire.

L’impact sur le volume de candidatures effectuées est donc assez limité. Dans 23% des cas, la crise sanitaire ne change rien aux velléités de départ. 29% des sondés ont même intensifié leurs recherches. Les raisons évoquées sont en premier lieu une prise de conscience de nouvelles envies, devant un temps disponible qui a augmenté pour mener à bien cette recherche (27%), et une vision négative de la gestion du confinement par leur entreprise (20%). 27% des personnes interrogées ont diminué leurs recherches mais la continuent tout de même, quand seulement un sondé sur cinq a stoppé toute démarche. Les principales raisons évoquées sont une baisse du nombre d’offres disponibles à leur poste (39%), une baisse de moral (22%) ou un manque de temps (14%).

Un salarié en recherche d’opportunités sur deux a répondu à au moins une offre d’emploi pendant le confinement

Comment cela se traduit-il dans les réponses faites aux offres d’emploi ? Un sondé sur deux à répondu à une ou plusieurs offres. Un chiffre d’autant plus fort que notre enquête a été effectuée trois semaines seulement après le début du confinement. Une petite moitié a eu une réponse de la part des recruteurs, via un mail direct du recruteur ou un appel de sa part. Et le taux de réussite est fort, puisqu’une personne concernée sur deux a avancé dans le process, 8% ayant même déjà été embauchée.

Un regard mitigé sur la gestion de crise de leur entreprise

Même si elles se projetaient sur un départ, les personnes sondées ont vu leur entreprise actuelle devoir s’adapter à la situation. Une sur trois est globalement déçue pat cette gestion de crise, quand 58% des sondés la trouvent bonne (48%) ou très bonne (10%). Dans le détail, c’est le télétravail qui est jugé comme étant l’aspect de la gestion de crise le mieux géré : 21% des personnes concernées la jugent très bonne, quand 13% ont ce jugement sur la communication interne et 14% sur les dispositifs administratifs et légaux. Plus des deux tiers des personnes interrogées ont avis modéré (plutôt bon, ou plutôt mauvais). Pas étonnant, donc, que leur opinion de leur employeur n’est pas changée pour plus de la moitié d’entre eux. Quand cela a été le cas, l’impact a été plus négatif (29%) que positif (19%). Une raison de plus pour alimenter en candidatures les offres d’emploi publiées actuellement.

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