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La moitié des salariés se sent mal préparée à l’évolution des métiers

50 % des métiers seront profondément transformés d’ici 5 ans. Face à ce phénomène, que pensent les Français de l’évolution des métiers et comment envisagent-ils les choses ? BPI Group, spécialiste des ressources humaines, s’est penché sur cette question. Les salariés ont tout à fait conscience des changements qui s’opèrent peu à peu et qu’il leur faudra évoluer en termes de compétences. Pourtant, seulement 1 sur 2 se dit bien préparé à cette évolution et 1 sur 3 se sent carrément « exposé » à un risque de perte d’emploi. Pour Sabine Lochmann, présidente du Directoire, face à l’évolution plus ou moins programmée de leur métier, les salariés manquent cruellement d’information et de formation.

Dans l’étude « Les Français face à l’évolution des métiers » réalisé par BVA (1000 salariés interrogés), BPI Group fait plusieurs grands constats :

  • Un salarié sur trois se sent exposé à un risque de perdre son emploi selon une étude
  • Les trois quarts des salariés pensent que les compétences nécessaires à leur travail vont évoluer d’ici 3 ans
  • Seul 1 salarié sur 2 se sent bien préparé aux évolutions à venir de son métier
  • 1 tiers des salariés se sont vus proposer de suivre une formation pour se préparer aux évolutions de leur métier

Certaines populations plus exposées que d’autres

35% des salariés français se sentent exposés à un risque de perte d’emploi au cours des 3 prochaines années. Certaines populations se sentent beaucoup plus vulnérables que d’autres : les salariés des TPE (50 % se sentent exposés), des salariés du privé (40 %), des ouvriers (39 %) et des 40-49 ans (37 %). A l’inverse, le sentiment d’être exposé à un risque de perte d’emploi est moins élevé que la moyenne chez les cadres (33 %), les salariés âgés de 50 ans et plus (31 %), les Franciliens (30 %) et en particulier dans le secteur public (20 %).

Une prise de conscience collective 

77% des salariés pensent que les compétences nécessaires à leur travail vont évoluer d’ici 3 ans. Ces mutations à venir des compétences attendues sont ressenties de façon encore plus intense par les cadres (89%), les salariés les plus jeunes (85% pour les 15-29 ans), les Franciliens (82%), ceux travaillant dans des entreprises de 500 salariés et plus (80%) et les salariés du tertiaire (78%). Seuls 70% des salariés âgés de 50 ans et plus anticipent par contre ces évolutions de compétences, tout comme 70% des salariés de l’industrie et 65% des ouvriers.

Seul 1 salarié sur 2 se sent bien préparé 

54% des salariés affirment se sentir bien préparés aux évolutions à venir de leur métier. Parmi les populations au sein desquelles le sentiment d’être bien préparé aux évolutions à venir est le plus bas, on trouve les ouvriers (47%) et les salariés du public (49%) mais aussi les femmes (52%) et les salariés de l’industrie (51%). Plus confiant, les moins de 30 ans (68%), les cadres (63%), les salariés du privé (56%) et du tertiaire (55%) expriment plus que la moyenne le sentiment d’être bien préparés aux évolutions à venir de leur métier.

Se former, encore un luxe ?

Pour se préparer aux évolutions de leur métier, 31% des salariés se sont vus proposer par leur employeur une formation au cours de l’année écoulée. Certaines catégories de travailleurs se sont davantage vus proposer une action de formation que les autres : les salariés des générations Z et Y âgés de 15 à 29 ans (42%), les managers (38%), les employés (37%) et les salariés du secteur public (35%).

L’employabilité, le maître mot !

BPI Group préconise plusieurs types de solutions destinées aux salariés concernés par la transformation des métiers. Toutefois, pas sûr que la réponse apparaisse comme satisfaisante pour les principaux concernés.

D’abord, le Groupe préconise de donner les moyens au salarié dêtre proactif de son employabilité : via une « auto-déclaration des compétences » en ligne permettant au salarié « de traduire ses expériences en compétences objectives et opérationnelles ».

Ensuite, il propose de « former, et permettre aux salariés de s’ouvrir à de nouvelles compétences » : en utilisant par exemple la formation sous toutes ses formes – digital, présentiel, sans oublier les techniques du gaming – pour faciliter l’apprentissage ; en définissant des socles minimums de compétences permettant de s’adapter dans des environnements en mutation permanente et en mettant en place une auto-évaluation systématique des compétences en amont de la formation, puis mesurer les progrès à 3 et 6 mois et permettre de les certifier.

Pour BPI Group, il faut également « changer de promesse » pour garantir l’employabilité à vie plutôt qu’un emploi à vie. Ainsi, l’entreprise doit s’engager à développer l’employabilité des salariés pour leur permettre de vivre des aventures professionnelles plurielles et diversifiées, notamment au travers de programme de mobilités internes. Le salarié, quant à lui, doit changer de paradigme : du droit à l’employabilité au devoir d’employabilité.

BPI Group prône également « l’engagement de tous » soit « un engagement respectif à la mobilité entre le salarié et l’employeur » : tous s’engageant à être mobiles dans un cadre prédéfini ensemble et contractualisent les compétences nécessaires et les formations à réaliser. Il paraît toutefois difficile d’obliger les salariés à « s’engager à être mobile » sans nier les aspirations professionnelles de chacun. Tous les travailleurs n’ont pas en effet cette volonté d’évoluer en compétences, ou les possibilités matérielles, la situation familiale idéale, etc.

Alors pour ne pas commencer par enseigner aux futurs travailleurs, dès l’école, des compétences de base : apprendre à s’orienter et à rebondir professionnellement ?

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