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Emplois verts : une évolution, pas une révolution

PanneausolaireLes emplois verts, c’est la jungle. Les centaines de milliers d’emplois promis par le Grenelle de l’Environnement se font attendre… Quant à la croissance verte, elle peine aussi à pousser les modèles économiques traditionnels vers la poubelle. Pour faire le tri, le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) vient de remettre un rapport intitulé « Croissance verte et emploi ». Une étude qui épluche les différentes hypothèses et qui formule également des recommandations pour s’adapter à l’évolution des métiers.

4 bonnes nouvelles pour l’emploi
Car il s’agit bien d’une évolution plus que d’une révolution des emplois. Certes, rappelle le COE « la croissance verte pourrait être fortement créatrice d’emplois » mais elle appellera surtout « des transferts d’emplois entre secteurs et l’évolution du contenu de nombreux métiers ». En attendant, le COE relève tout de même 4 (bonnes) raisons pour que les emplois verts se développent en France :

  • L’activité va augmenter dans certains secteurs liés à l’environnement
  • Les nouvelles activités nécessitent de la main d’oeuvre.
  • La plupart de ces emplois verts sont indélocalisables.
  • De nouveaux métiers vont apparaître.

 

Vigilance sur les conditions de travail
4 bonnes nouvelles pour l’emploi aussitôt tempérées par le COE pour qui « le développement durable ne saurait tenir lieu de stratégie unique pour atteindre le plein emploi ». Et même pour créer ces emplois il faudra rester très vigilant. En relevant le défi de la formation et du développement des compétences ; en prenant en compte la dimension sociale et les conditions de travail pour faire de ces emplois verts des « emplois de qualité » ; et tout cela, sans perdre de vue que ces emplois ne seront pas forcément tous pérennes… D’où l’implication nécessaire de tous les partenaires sociaux pour anticiper cette évolution.

Evolution rime avec formation
Et le plus grand chantier nécessaire au développement de ces « green jobs » passe par la formation initiale et continue. Rien que pour le bâtiment, le COE estime que chaque année il faudra former à de nouveaux savoir-faire près de 360.000 personnes (dont 70.000 jeunes). C’est pourquoi le COE demande que soit mis en place un véritable « Plan Marshall de la formation aux compétences vertes ». Pour informer, orienter et faire la promotion des métiers verts. Enfin, le COE insiste sur certains salariés qui devront faire l’objet d’une attention particulière dans le cadre du « verdissement de notre économie » :

  • Les salariés des PME, par exemple les sous-traitants de grandes entreprises, devront bénéficier d’une même mise à niveau de leurs compétences. Il faudra aussi les remplacer pendant leur période de formation.
  • Les salariés seniors qui pourraient en profiter pour se reconvertir ou s’investir dans le tutorat des jeunes en contrat de professionnalisation ou des nouveaux embauchés.
  • Et les personnes éloignées du marché du travail devront également pouvoir accéder à ces formations et emplois liés à la croissance verte.

 

Au final ce tableau dressé par le COE est beaucoup plus nuancé et crédible que les belles promesses qu’on entend depuis quelques mois sur le miracle emplois verts. Miracle ou mirage ? Il ne suffit pas de rêver la vie en vert, il faut créer les conditions pour que ces emplois soient véritablement durables.

Retrouvez d’autres articles sur ce sujet dans notre nouvelle rubrique Emplois Verts.

 

 

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Commentaires
  1. Dave
    28 janvier 2010 - 18h24

    Plutot intéressant comme jobs

  2. Pierre-Antoine
    28 janvier 2010 - 23h19

    En conclusion d’un billet fort intéressant, Fmr vous dites : « Miracle ou mirage ? Il ne suffit pas de rêver la vie en vert, il faut créer les conditions pour que ces emplois soient véritablement durables. » Oh combien vous avez raison !

    Cela me rappelle les « miracles » tant vantés de la « nouvelle économie » (développement des nouvelles technologies de l’information dont l’Internet), entre la fin du siècle dernier et le début de celui-ci. On allait voir ce que l’on allait voir : un monde cul par dessus tête. C’était la mort annoncée de l’industrie. On allait tous travailler en col blanc, être sapés comme des milords. Le travail allait devenir fun, on gagnerait bientôt un max de tunes. Ce serait la teuf tous les jours. Et on a vu… Une belle gueule de bois.

    Au fait, que reste-t-il, aujourd’hui, de cette dite miraculeuse « nouvelle économie » ?

  3. nike shox
    4 février 2010 - 4h07

    TRes interessant!!

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