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Emploi : non les robots ne vont pas remplacer les humains mais …

Depuis environ une dizaine d’années on ne compte plus les sujets alarmistes sur la robotisation des métiers et ses conséquences désastreuses sur nos emplois. Le chômage technologique existera-t-il ? Pas si sûr si l’on en croit une étude réalisée par le cabinet PwC. Celle-ci conclut en effet que l’intelligence artificielle détruira des emplois certes mais qu’elle en créera tout autant. Une étude de l’OCDE dit la même chose en insistant par contre sur le fait que l’automatisation risque d’avoir des conséquences dramatiques sur l’emploi des jeunes et des moins qualifiés.

La robotique ne nous remplacera pas. PwC vient de publier une étude qui conclut sur le fait que l’intelligence artificielle détruira d’autant d’emplois qu’elle n’en créera. Au Royaume-Uni en tout cas, 20 % des emplois seront automatisés d’ici 2037 mais 20 % d’emplois supplémentaires seront également créés. Plus globalement, l’étude estime que 7 millions d’emplois existants devraient être supprimés mais qu’environ 7,2 millions seront créés.

Quels sont les secteurs les plus touchés ?

Dans le détail, les secteurs les plus touchés seront les transports et l’industrie manufacturière. Dans ces domaines, l’intelligence artificielle devrait déplacer 38 % des emplois dans les transports et 30 % des emplois manufacturiers. A l’inverse, grâce à l’IA, les secteurs de la santé et du domaine social pourraient créer un million d’emplois selon des estimations faites à 20 ans.

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Un impact négatif de l’automatisation sur les plus fragiles

Une étude sortie en 2003 par l’université d’Oxford avertissait qu’environ 47 % des emplois aux Etats-Unis couraient un risque élevé d’être automatisés. L’étude par PwC montre ainsi que les craintes soulignées étaient donc quelque peu exagérées et que seulement 14 % des emplois dans les pays de l’OCDE dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore le Canada sont hautement automatisable.

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Des zones d’emplois sinistrées et des salariés fragilisés

Mais il faut tenir compte d’autres conséquences plus dommageables. En effet, une étude de l’OCDE sur la robotisation de nos emplois relève que de nombreuses zones d’emplois risquent d’être fortement perturbées. Ainsi aux Etats-Unis le rapport suggère que 13 millions d’emplois seront détruits à cause de l’automatisation mais ces pertes d’emplois ne seront pas réparties équitablement sur tout le territoire. Celle-ci entraînera « à de nombreuses reprises la perturbation des économies locales. Nous nous retrouverons face au même phénomène que celui causé par le déclin de l’industrie automobile dans les années 50 à Détroit où les changements technologiques et l’automatisation accrue avaient provoqué de nombreuses pertes d’emplois ». De plus « l’impact de l’automatisation sera préjudiciable pour les groupes déjà menacés sur le marché du travail ». Les conséquences seront donc plus graves pour les salariés les plus fragiles : les jeunes et les moins qualifiés.
Ainsi si l’intelligence artificielle ne va pas vraisemblablement détruire des emplois, elle va transformer nos façons de travailler et cette vague future de perte d’emplois pourrait polariser davantage la société entre des emplois hautement rémunérés et hautement qualifiés et des emplois mal rémunérés et peu sûrs.

(Istockphoto.com/Zapp2Photo).

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