Fermer
menu

Un quart des actifs français est éligible au télétravail

On ne présente plus les nombreux avantages du télétravail : baisse des arrêts maladie, augmentation de la productivité, hausse du temps de sommeil, gain de temps, satisfaction… Pourtant en France, ce mode de travail ne serait pratiqué que par entre 2% et 17% des travailleurs contre 30% en moyenne en Europe d’après France Stratégie, ce alors que un quart des actifs français y sont éligibles.

Pour appuyer la démocratisation du télétravail en France, la Fondation Concorde a réalisé une étude et des infographies dans l’objectif de cartographier les profils d’emplois éligibles au télétravail.
En France, 26 % des actifs sont éligibles, ce qui représente environ 6,7 millions de travailleurs. Pour le think tank français, s’il ne s’est pas plus développé dans le pays, c’est pour deux raisons : « il ne s’inscrit pas (encore) dans la culture managériale, et la réglementation inhérente est trop rigide et pas assez incitative. » 

L’actif type éligible au télétravail a minimum Bac+3 et travaille dans une entreprise de plus de 50 salariés. Il exerce dans une grande ville de plus de 500 000 habitants et fait en moyenne 45 minutes de trajet quotidien. Il a 42 ans, de l’expérience donc et exerce un métier dont le revenu médian est supérieur au revenu médian en France (1770€ net/ mois), plutôt dans une TPE ou une PME.

La Fondation Concorde a identifié 4 catégories de métiers : les métiers « parfaitement éligibles », les métiers éligibles sous condition d’aménagements, ceux difficilement éligibles et ceux inéligibles. 60 % des actifs, soit 15,4 millions de travailleurs, restent totalement inéligibles au travail à distance du fait de la nature même de leur métier (viticulteur, marin-pêcheur, conducteur de train, épicier, neurochirurgien…).

Le télétravail concerne principalement des catégories professionnelles plutôt diplômées. A l‘inverse, ceux qui en seront privés sont principalement ceux qui sont également les plus faibles qualifications, à savoir les non diplômés, et les peu qualifiés. Les titulaires d’un BEP et CAP effectuant principalement des tâches manuelles, on peut comprendre qu’ils soient davantage représentés dans cette catégorie selon le think tank.

Des pistes pour faciliter la mise en place du télétravail en France

La Fondation Concorde propose plusieurs pistes pour faciliter la mise en place du télétravail en France et démocratiser ce mode de travail :

  • Assouplir les normes administratives existantes sur le télétravail, pour faciliter le télétravail ponctuel.
  • Supprimer toutes références aux avantages en nature pour les outils numériques des télétravailleurs, actuellement à la charge de l’employeur.
  • Faire évoluer le droit à la déconnexion, pour qu’il épouse parfaitement la pratique du télétravail sans en être un frein de développement.
  • Développer les espaces de coworking.
  • Faciliter le passage des télétravailleurs à la rémunération forfaitaire journalière.
  • Créer un observatoire national du télétravail : composé de représentants de salariés et d’employeurs, son objectif sera de détecter et diffuser les bonnes pratiques sur le télétravail, tout en faisant évoluer la culture managériale française.

Si ces recommandations sont habituelles, les travaux de la Fondation Concorde nous permettent de mieux comprendre le potentiel d’emplois éligibles au télétravail si celui-ci se démocratisait enfin. Toutefois, rappelons que toutes les personnes éligibles ne seront pas forcément tentés par le télétravail.

Ces articles devraient vous intéresser
Commentaires

Ajouter un commentaire

Il est possible d’utiliser les balises HTML suivantes :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>
Ce blog supporte le système Gravatar, pour obtenir le vôtre, inscrivez-vous sur Gravatar.