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Faut-il qu’une femme se comporte comme un homme pour réussir ?

Le monde du travail n’est pas égalitaire. Notre société moderne entretient les stéréotypes au travail, et freine la progression des femmes. Bienvenue en 2017 ! Face au constat dans leur quotidien, partout dans le monde, des femmes ont décidé de ne pas se laisser abattre en trouvant des subterfuges. Des solutions qui n’en sont pas réellement mais qui ont fait le buzz. Mode(s) d’Emploi a fait une petite compilation pour vous.

L’histoire Eileen Carey, révélée par la BBC, a récemment fait le buzz. Cette chef d’une entreprise de la Silicon Valley a en effet raconté comment elle s’est décidé à passer du blond au brun pour être considérée comme n’importe lequel de ses homologues masculins. D’autres femmes avant elle ont tenté des expériences pour dénoncer le sexisme dans la sphère professionnelle. Même implicite, il est bien toujours là. Découvrez leurs expériences…

Une CEO de la Silicon Valley devient moins « sexy » pour être prise au sérieux

En 2013, la chaîne britannique BBC a lancé la série « 100 femmes » sur la réussite des femmes dans le monde. C’est dans ce cadre qu’elle a interviewé Eileen Carey, dirigeante de l’entreprise éditrice de logiciels Glassbreakers, dans la Silicon Valley. La jeune femme blonde a tenté une expérience quelque peu singulière : afin d’être prise au sérieux dans son travail, elle a décidé de se teindre les cheveux en bruns, de porter des vêtements plus larges et de troquer ses lentilles de contact contre des lunettes. En résumé, elle a décidé d’être moins sexy et féminine.

« Devenir brune m’a vieillie, et j’avais besoin de ça, j’ai l’impression, pour être prise au sérieux. »

« La première fois que j’ai teint mes cheveux, c’était à cause d’un conseil, donné par une femme qui travaillait dans le secteur du capital-risque » explique-t-elle. C’était juste avant la demande de levée de fonds qu’elle présentait à des investisseurs, « parce qu’on accorde plus de crédit aux femmes PDG qui ont les cheveux bruns ».  D’autres femmes du secteur high tech ont indiqué au HuffPost UK qu’Eileen Carey n’était pas la seule à ressentir ce genre de pression.

Lire l’article du Huffington Post

(Photos : Instagram eileenmcarey)

Elles s’inventent un associé masculin pour être mieux considérées

Deux entrepreneuses californiennes, jeunes fondatrices d’un site e-commerce dans le domaine de l’art nommé Witchsy, ont essuyé des remarques condescendantes et des attitudes liées, selon elles, au fait qu’elles soient des femmes jeunes. Ton condescendant de la part de prestataires, manque de réponses ou réponses tardives, irrespect, et même du chantage après que l’une d’entre elles ait refusé un rendez-vous galant… La liste est longue !
Aussi, elles ont décidé de mettre mis en place une technique surprenante mais efficace : elles s’inventent un 3e associé, un certain Keith. il a joué au foot à la fac, est marié et sera bientôt papa… Keith est l’homme parfait. Tellement que depuis son arrivée fictive dans la société, les réponses arrivent beaucoup plus rapidement, et sont beaucoup plus souvent positives. Un miracle ! La petite histoire de ces deux femmes et de leur collègue fictif, comme celle d’Eileen Carey,  a fait le tour du monde et pointé du doigt l’univers du high tech et des start-up, que l’on aurait pensé moderne…

Lire l’article de Mode(s) d’Emploi

Porter un costume d’homme au travail : l’expérience insolite d’une journaliste

Lucy Rycroft-Smith, journaliste freelance pour The Guardian, a décidé de mener une expérience pour le moins singulière : elle s’est habillée en homme pendant un mois au travail. Plus précisément, elle s’est mise à porter des costumes. Une tenue formelle, unique, et simple qu’elle a apprécié et qui lui a permis de s’affranchir des codes sociaux.

Elle a raconté son expérience sur le site The F World, dont elle a eu l’idée en voyant passer des articles sur le défi « Octieber » qui encourage les femmes à porter des cravates pendant 1 mois au travail. Mais pour pousser plus loin son projet, elle adopte totalement les codes vestimentaires masculins avec un véritable costume 3 pièces plutôt que de s’habiller avec des costumes « version femme », plus ajustés. L’idée : se débarrasser du superflu pour se concentrer sur l’essentiel. Si elle ne dit rien sur les réactions de son entourage professionnel sur sa nouvelle tenue de travail, la journaliste a ainsi appris à se concentrer sur l’essentiel pour se sentir bien dans son travail.

Une autre femme, Matilda Kahl, directrice artistique d’une agence de publicité new-yorkaise, avait fait part de son expérimentation en avril 2015 sur le site Harper’s Bazaar : troquer sa garde-robe entière contre un seul et même uniforme de travail. « Je ne sais pas comment m’est venue l’idée d’un uniforme de travail, mais assez rapidement, la solution à mes malheurs a pris la forme de 15 chemises de soie blanches et de quelques pantalons noirs » explique-t-elle. « […] Aujourd’hui, ce n’est pas seulement que je me sens bien dans mes vêtements, c’est que je n’y pense plus du tout. »

A lire également :  « 2017, une année de scandales sexistes en Silicon Valley »

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