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Les salaires de 12 hommes et femmes comparés en photos

Graphistes
Eric et Kelli, graphistes travaillent à des postes similaires dans 2 entreprises différentes, mais le salaire d'Eric est de 21 500 $ plus élevé.
Social media managers
Rose et Danilo, Responsables Webmarketing et Médias sociaux. Elle a plus d'expérience que lui, mais travaille dans une petite entreprise et est victime de la "peine de maman" (mommy penalty)
Manager executives
Simi et Tony sont cadres commerciaux. Leurs salaires comprennent une part variable en fonction des résultats mais Simi perçoit tout de même un fixe plus élevé : "J'ai travaillé avec un entraîneur de négociation"
Ingénieurs logiciels
Lisa et Joseph, ingénieurs logiciels. Elle gagne moins dans son entreprise que lui, mais il fait plus d'heures. "Je me suis battue pour mon salaire, dit-elle, et je suis super contente de l'avoir fait".
Data analyst
Nurul est data analyst dans la finance et a plus d'études, d'expérience et de diplômes que Julian, data analyst dans une start up.
Caissiers
Shadajah et Aaron sont vendeurs en commerce. Elle gagne davantage grâce aux pourboires des clients.

Pour la 20ème édition de son enquête sur les rémunérations, le magazine américain Glamour a invité 24 lecteurs et lectrices dans ses locaux pour échanger autour des inégalités salariales entre hommes et femmes. L’occasion pour le magazine de mener une expérience un peu décalée : comparer leurs salaires « de visu ».

« Effet de sidération dans la pièce »

Glamour a ainsi cherché 12 femmes et 12 hommes aux professions identiques et à l’expérience similaire afin de comparer leurs revenus respectifs. Un véritable défi aux États-Unis où la plupart des Américains « préféreraient révéler leurs pratiques sexuelles plutôt que leurs salaires ! » explique le magazine. A noter que l’échantillon n’est pas forcément représentatif puisqu’il réunit des hommes et des femmes d’origine différente, issus de quartiers différents.

Six binômes ont bien voulu se prêter à l’expérience :

  • Deux ingénieurs en logiciels
  • Deux data analystes
  • Deux social media managers travaillant dans les relations publiques
  • Deux commerciaux
  • Deux caissiers
  • Deux graphistes

Tous ont été invité à écrire leur salaire sur une feuille de papier, dos-à-dos, avant de se retourner pour découvrir ce que l’autre perçoit à l’année. « Effet de sidération et début de tension dans la pièce » détaille le média. « Ce n’était pas une grande surprise. L’écart salarial entre hommes et femmes fait les gros titres depuis 50 ans. Mais quand on voit le chiffre de son salaire écrit noir sur blanc par rapport à celui d’un homme, cette inégalité devient tout à coup très… personnelle » explique la journaliste.

Des écarts parfois justifiés

Sur le papier, la plupart des femmes gagnent moins, voire parfois bien moins que leurs homologues masculins. Mais tout n’est pas si simple…
Parce que le calcul d’un salaire prend en compte un grand nombre de facteurs, Glamour a fait appel à Jamie Coakley, Directrice Générale du cabinet Betts Recruiting (parmi les meilleurs cabinets de chasseurs de tête de New York). Sans rencontrer les participants, la Directrice a évalué le profil LinkedIn de chacun, « le jeu préféré d’un recruteur » assure-t-elle.

Si l’on reprend le cas de Eric (28 ans) et Kelli (25 ans), graphistes dans le marketing, J. Coakley explique qu’Eric perçoit davantage parce qu’il a été diplômé deux ans avant Kelli. Un fait objectif qui justifie le droit à un certain écart de rémunération. Il existe d’autres facteurs objectifs qui, selon la Directrice du cabinet Betts Recruiting, peuvent tout à fait justifier des écarts salariaux :

  • Avoir fait une grande école
  • Avoir travaillé dans des entreprises de renom
  • Avoir de l’expérience
  • Avoir le titre de cadre, de manager ou de senior
  • Avoir passé un certain nombre d’années en poste
  • Disposer d’une expérience à l’international

Pourtant, la prise en compte de tous ces éléments ne justifie pas pour autant l’écart observé entre les deux graphistes (21 500 dollars de différence). Ainsi, selon Coakley, ce n’est pas Eric qui gagne trop, mais bien Kelli qui n’est pas rémunérée à la hauteur de son profil.

La chasseuse de têtes remarque également que les facteurs objectifs qui justifient ou non une certaine rémunération sont réunis sur la plupart des profils LinkedIn des femmes invitées par Glamour, mais pas par les 12 hommes. Les inégalités salariales entre les hommes et les femmes de l’échantillon Glamour sont donc totalement injustifiées.

Se battre pour déjouer les statistiques

Deux femmes de l’expérience tirent cependant leur épingle du jeu. Shadajah et Aaron sont tous vendeurs en commerce mais Shadajah gagne davantage, 1 dollar de plus par heure, grâce aux pourboires des clients. Ainsi, dans sa profession, on peut penser qu’être une femme est un facteur positif.
Manager executives, Simi et Tony sont tous deux cadres commerciaux. Leurs salaires comprennent une part variable en fonction des résultats mais Simi perçoit tout de même un fixe plus élevé. Etonnant puisque c’est une femme et qu’elle est afro-américaine : elle est donc statistiquement plus susceptible de subir une discrimination salariale.

Le succès de Simi n’est pas « un accident » : elle a du lutter dur pour l’obtenir mais elle a accepté de donner aux autres membres de l’expérience sa recette secrète : « J’ai travaillé avec un coach de négociation », explique-t-elle. « Dans mon emploi précédent, elle m’a aidé à acquérir 20.000 dollars sur la proposition initiale et pour celui que j’exerce actuellement, 10 000 dollars de plus. Faire appel à ce coach a été mon meilleur investissement ». Une étude de la Harvard Business Review montre en effet que les femmes sont 11% moins susceptibles de négocier leur rémunération que les hommes. De quoi inspirer les autres membres de l’expérience et, femmes comme hommes, à les inciter à déjouer les statistiques !

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