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Congé paternité : les Autrichiens passent à 30 jours, les Français restent à 11 jours

Encore une avancée pour les papas concernant le congé paternité ! Du moins en Autriche. A compter de ce dimanche, nos voisins de l’Est vont pouvoir partir en congé paternité pour une durée d’un mois. Une petite victoire, même si d’autres efforts restent encore à faire.

A compter de ce dimanche, les papas autrichiens pourront pouponner pendant 30 jours, grâce à un prolongement du congé paternité. Jusque-là, la mesure instaurée en 2017 bénéficiait seulement aux fonctionnaires. A compter de ce dimanche, les employeurs du privé ne pourront plus refuser cette mise en disponibilité de leurs salariés. En votant cette décision, le parlement viennois va dans le sens de l’évolution à l’image d’autres pays européens comme l’Espagne qui, au printemps dernier, a fait passer le congé paternité à huit semaines.

700€ d’indemnités : un argument qui ne pèse pas lourd

Toutefois, la durée du congé paternité n’est pas le seul critère à prendre en compte. L’indemnisation de ce dernier joue également un rôle important dans sa popularité auprès des papas. La sécurité sociale autrichienne propose ainsi une indemnité à hauteur de 700 euros à tout employé qui fera la demande de congé… Une maigre compensation, synonyme de sacrifice financier, qui risque de ne pas encourager les pères !

Le congé paternité en France

Depuis 2002, en France, les pères ont le droit, en plus du congé de naissance de trois jours, à un congé paternité de onze jours, pleinement rémunéré. En d’autres termes, ce congé est pris en charge par l’assurance maladie sous forme d’indemnités journalières calculées sur la base du salaire, avec un plafond de 86 euros.

Bien que facultatif, ce congé remporte un certain succès auprès des salariés français, puisque sept pères sur dix en profitent, selon une récente étude du ministère des Affaires sociales.

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On peut toujours faire mieux

Que ce soit en termes de durée ou d’indemnisation, il y a toujours mieux à faire. En France par exemple, le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge préconise notamment d’allonger le congé paternité à un mois tandis que d’autres personnalités militaient en juin dernier, dans une tribune publiée dans Le Monde, pour une réforme du congé du deuxième parent afin de l’aligner sur la durée du congé maternité, soit seize semaines dont huit obligatoires. L’enjeu est bien entendu de donner plus de temps et de place aux pères ou au deuxième parent du couple à la naissance de l’enfant, mais il est aussi de réduire les inégalités hommes-femmes au sein du foyer et dans les carrières professionnelles.

Le congé parental en mauvaise passe

Néanmoins, preuve que tout n’est pas une question de durée et d’indemnité, et donc que le sujet est plus complexe qu’il n’y parait, le congé parental est révélateur de la posture des Français face à la « pause bébé » dans une carrière. Dans l’Hexagone, ce congé peut durer des six mois jusqu’au un an de l’enfant, et les deux parents peuvent y prétendre. Pour autant,les pères et mères sont peu nombreux à le prendre aujourd’hui, faisant même craindre à Yvon Serieyx, spécialiste « conciliation vie familiale et professionnelle » à l ’Union nationale des associations familiales (UNAF), la mort de ce dernier. « Il y a dix ans, il y avait environ un quart des enfants qui étaient concernés par un congé parental, aujourd’hui, il n’y en a plus que 14 % et seulement 7 % à temps plein », déclarait-il en avril dernier sur Europe 1.

La très faible indemnisation de ce dernier (396 euros par mois maximum) est une des raisons de son impopularité. Mais s’il est encore plus boudé par les pères que par les mères, c’est parce que les inégalités de salaires persistent et que, les hommes gagnant davantage au sein du couple, ce sont les mères qui se retrouvent à mettre leur carrière entre parenthèses pour éviter une perte d’argent trop importante et une baisse du pouvoir d’achat de la famille.

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