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« Digitaliser » ses compétences sera bientôt indispensable pour maintenir son employabilité

Pour garder leur travail, la moitié des salariés français estiment devoir acquérir des compétences digitales selon l’étude Randstad Workmonitor « Les salariés face à la digitalisation ». Les actifs français sont en effet 52 % à penser que mettre ses connaissances numériques à jour peut les aider à maintenir leur employabilité. La digitalisation est donc l’affaire de tous, des employeurs, des RH comme des salariés. Si les actifs en ont pris conscience, il semblerait que la France et ses entreprises ne soient pas encore proactifs sur ce sujet.

Maîtriser les nouvelles technologies, être capable de travailler en mode collaboratif, être agile, être flexible, utiliser les médias sociaux, savoir analyser des données… Autant de compétences indissociables de la digitalisation des métiers selon l’étude Randstad.

Les entreprises françaises à la traîne selon les salariés

Mais digitalisation est un bien grand mot, compte tenu du niveau des sociétés françaises en la matière.Si les salariés ont déjà pris conscience de l’importance d’approfondir leurs connaissances numériques, les employeurs n’ont pas encore pris la pleine mesure de l’enjeu.

Selon l’étude, près de 6 salariés sur 10 (59 %) estiment que les entreprises ne disposent pas des compétences nécessaires pour relever le défi de la digitalisation. Et pour cause : en France, un salarié sur deux (50 %) travaille dans une entreprise sans stratégie digitale. A contrario, ils sont 65 % aux Pays-Bas, 64 % en Norvège, et 59 % au Royaume-Uni et au Danemark. Seules la Hongrie (42 %) et l’Autriche (48 %) affichent des résultats inférieurs rappelle Randstad. En matière de numérisation, l’Hexagone se classe seulement 16e, parmi les 28 pays de l’Union européenne, ce qui la range dans le « groupe des pays obtenant des résultats moyens ».

En France, pas de réelle stratégie digitale

Le rapport sur l’Etat d’avancement de l’Europe numérique (EDPR 2017) estime en effet que « les entreprises en France présentent […] un niveau d’intégration des technologies numériques (facturation électronique, nuage) inférieur à la moyenne » européenne. Pourquoi tant de retard ? Les employeurs ne semblent pas proactifs sur le sujet alors qu’au contraire, une très grande majorité (79 %) des salariés pensent qu’une entreprise doit avoir une stratégie digitale. Et dans les 18 pays d’Europe à l’étude, la part des salariés estimant que les entreprises doivent avoir une stratégie digitale est toujours supérieure à celle des salariés constatant que leur employeur a une stratégie digitale.

L’automatisation a aussi du bon

Rares sont les enquêtes qui se penchent sur les aspects bénéfiques de la numérisation et en particulier de l’automatisation. « S’il est indéniable que certaines catégories d’emploi sont appelées à disparaître sous l’effet du processus de destruction-création au coeur du progrès technique, l’innovation peut aussi contribuer à redonner du sens au travail » rappelle Randstad Workmonitor.

Selon une étude sur le futur du travail de 2013 menée par des chercheurs d’Oxford, près d’un emploi sur deux (47 %) aux Etats-Unis est susceptible d’être automatisé d’ici 2020. En 2016, en France, l’organisme France Stratégie qui estimait à 15 % le nombre d’emplois actuels susceptibles d’être automatisés. L’année d’après, le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) nuança en annonçant que moins de 10 % des emplois existants seraient menacés par la numérisation.

Un tiers (32 %) des salariés en France estiment ainsi effectuer dans leur travail de nombreuses tâches répétitives qui pourraient être automatisées. Plus de 4 salariés sur 10 (43 %) estiment par ailleurs se sentir capables d’apporter plus de valeur ajoutée dans leur travail si les tâches répétitives étaient automatisées. Un gisement de productivité inexploité non négligeable pour les entreprises de l’Hexagone. Malgré tout, la France fait partie des pays, avec les Pays-Bas (39 %) et la Belgique (42%), où la part des salariés liant valeur ajoutée et automatisation des tâches répétitives est la plus faible.

Etude Randstad Workmonitor « Les salariés face à la digitalisation » réalisée auprès de 14 400 personnes interrogées dans les 33 pays, dont 1 000 en France et conduite entre le 26 octobre et le 9 novembre 2016.

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Commentaires
  1. Christian HARDY
    23 juin 2017 - 11h10

    La prise de conscience est tardive et bon nombre de salariés et d’employeurs sont encore attentistes. L’augmentation de la productivité des entreprises se fera par une meilleure utilisation des outils web et informatiques. L’expression « formation continue » devra devenir une réalité car l’évolution des outils et de leurs usages, est vraiment permanente. Je suis spécialisé dans l’amélioration de la trésorerie des entreprises par la maîtrise du crédit client. Je constate que dans la plupart des cas, les comptables ne disposent d’aucun outil ni pour la prévention, ni pour le recouvrement des créances. Imaginerait-on encore une telle organisation pour la production ? La révolution qui a bouleversé la production industrielle, arrive désormais dans les tâches administratives. Les entreprises et les salariés doivent vite s’y préparer.

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