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Devenir astronaute (ou plus probablement se contenter d’en rêver)

Voilà 50 ans que l’Homme a mis le pied sur la lune, un anniversaire qui ne laisse pas indifférent à une époque où la plupart des Français connaissent le nom de Thomas Pesquet. Comment fait-on pour devenir astronaute en 2019 ?
Devenir astronaute, un parcours du combattant

Astronaute, un métier légèrement difficile d'accès (GettyImages/Михаил Руденко)

Précision sémantique : l’astronaute est américain, la taïkonaute, chinois, le cosmonaute est russe et le spationaute français, mais peu importe le terme retenu (et c’est souvent celui d’astronaute), la sélection est rude pour décrocher une place dans une des fusées qui décollent de la terre… vers l’infini et au-delà !

Un plan de carrière compliqué

Même si vous avez entendu dire qu’on pouvait trouver un poste d’astronaute en traversant la rue, la réalité est un peu différente. En la matière, l’expression « beaucoup d’appelés et peu d’élus » prend tout son sens. Si on simulait un début de sélection dans une salle pleine d’un échantillon représentatif de la population, il resterait peu de mains levées après la lecture des critères suivants.

Donc, baissez la main si vous :

  • Vous ne mesurez pas entre 1m55 et 1m90
  • Vous avez une mémoire de poisson rouge
  • Vous faites des crises d’angoisse trois fois par jour
  • Vous avez deux mains gauches
  • Vous avez le mal des transports
  • Vous avez arrêté vos études après une licence de lettres classique
  • Vous pensez que “l’enfer, c’est les autres”
  • Votre niveau d’anglais est plus proche du yaourt que de Shakespeare
  • Vous soufflez quand vous montez les marches de votre perron (au nombre de trois)

Vous passez la sélection haut la main ? En réalité, le curseur de chacun de ces critères est à pousser plus loin, beaucoup plus loin…

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Pourquoi Thomas Pesquet était le candidat idéal ?

Interrogé par le Huffington Post, l’ancien directeur général de l’ESA (l’agence spatiale européenne) liste les qualités qui ont mené Thomas Pesquet jusqu’à l’ISS :

  • un cursus professionnel intéressant
  • des qualités humaines importantes “qui lui permettent d’être à l’aise avec tout le monde”
  • la passion

La passion et les qualités humaines, ok, les êtres humains sont assez nombreux à en être pourvus, même si l’ancien directeur Jean-Jacques Dordain semble avoir une légère tendance à l’euphémisme. Pour l’illustrer, voyons ce que le monsieur entend par un cursus professionnel “intéressant”.

Agé aujourd’hui de 41 ans, Thomas Pesquet parle six langues, il est ceinture noire de judo mais pratique aussi le basket, la plongée, le parachutisme ou l’alpinisme. Après son bac, il a intégré une prépa scientifique puis une école d’ingénieurs spécialisée dans l’aéronautique et l’espace à Toulouse, Supaéro. Il devient ensuite ingénieur en Espagne, intègre le CNES (agence spatiale française) et parallèlement, apprend à piloter des avions avec Air France pour finir instructeur.

En 2009, il intègre le corps des astronautes européens, soit 6 profils hors normes retenus sur 8 413 postulants après des tests psychologiques en groupe et individuels, une sélection physique hyper poussée et une visite médicale d’une semaine. Voilà pour le cursus professionnel « intéressant », qui pourrait donner envie à pas mal d’entre nous de qualifier notre propre parcours de « assez médiocre » à « complètement dépourvu d’intérêt ».

Mais rien ne sert de nous comparer, surtout dans ce cas précis. Cioran disait que le courage des autres nous sert parfois de tonique… faisons le même usage du talent de Thomas Pesquet !

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