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Dessine-moi un mouton… à cinq pattes

La remarque revient souvent dans vos blogs, les recruteurs semblent toujours chercher «un mouton à cinq pattes», un profil improbable et bancal, mais beaucoup mieux doté que le candidat lambda. Existe-t-il vraiment ce mouton à cinq pattes ? Est-ce juste un idéal qu’on se fixe sans jamais pouvoir l’atteindre, le trouver et donc l’embaucher.

Dans chaque secteur, le profil de mouton à cinq pattes varie. Une constance tout de même, il cumule les compétences de plusieurs métiers dans un seul corps, c’est un mutant. C’est vrai que c’est tentant d’avoir un infographiste-rédacteur-webmaster : économie de salaires, de bureaux, gains de productivité. Le mouton à cinq pattes c’est un peu l’huile «trois en un», ça fait glisser les rouages de l’entreprise. Mais lorsque ce profil s’affiche dans une offre d’emploi, les gens «normaux» se désespèrent. Il faudrait faire une formation, se faire greffer une patte supplémentaire et repousser ses limites professionnelles. Peut-être qu’avec le temps et l’expérience, nous devenons tous des moutons à cinq pattes, cumulant les savoir-faire, phagocytant les prérogatives de nos voisins de bureaux pour mieux les envoyer à l’abattoir.

> La piste des clones
L’autre conséquence de cette quête panurgique, c’est la tentative du clonage. Car le mouton à cinq pattes est très sollicité, il n’hésite pas à aller voir si l’herbe est plus verte chez le voisin. Au moment de le remplacer, le berger n’en démord pas. Il veut la même personne, le même profil, un « clone ». Plutôt que de redéfinir le poste, faire de la promotion interne ou remettre en question l’organisation, le clonage est la solution-miracle face à l’urgence. Heureusement, les choses changent et certains cabinets de recrutement font comprendre à leurs clients qu’il vaut mieux ne pas chercher un « clone », mais plutôt miser sur le potentiel et la personnalité des candidats. Mais le mouton à cinq pattes a encore de beaux jours devant lui. Alors réglez-lui son compte et décrivez le sous toutes ses coutures.

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Commentaires
  1. Frédérique
    25 avril 2007 - 12h57

    On parle aussi de poste transversal, ou polyvalent…
    Dans ce cas-là il ne s’agit en général pas d’un clone à trouver, mais d’une création(s) de poste(s).
    J’ai passé un entretien pour lequel il fallait plusieurs diplômes d’ingénieur : développement, commercial, marketing, et assurer aussi le support technique et la formation, of course…
    Je vais faire une formation de plaquiste moi : dans le secteur du BTP, les annonces sont réalistes…

  2. Guillaume
    25 avril 2007 - 14h19

    Je suis confronté à ce probleme et ça commence à me courrir, 6 entretiens en moins de 2 mois et toujours un petit blocage par rapport à l’age et l’expérience (28ans / 3 ans d’exp) alors que tout le reste est plus que nikel dixit les recruteurs eux mêmes…. STOP !

  3. Adeline
    25 avril 2007 - 16h04

    J’ai le même problème, pleins d’entretiens mais je trouve que les recruteurs font la fine bouche.
    Il y a toujours quelques chose à redire. Pour certains, c’est l’english, pour d’autre la technique,…et j’en passe.

  4. Deedee
    26 avril 2007 - 14h56

    5 pattes sont seulement demandées ?
    J’en ai plus que souvent compter plus d’une dizaine !
    Quand on demande à une assistante de direction, en plus du café du grand chef (normal, si c’est convivial) , de faire TOUTE la compta (autrefois privilège exclusif du comptable, qu’on ne recrute plus ainsi) et le calcul des paies devenu un job à temps plein étant données les multitudes de législations (moins cher qu’un comptable), de faire du commercial et de la prospection (fonctions différentes et demandant beaucoup de temps), de la communication et de la publicité qu’il faudra modifier pour des solutions « ringardes » et surtout inefficaces, mais aussi de l’emballage de marchandises, de servir les clients du magasin (et que son travail soit fait à temps et bien, évidemment !), de mener à bien des ventes dont les commissions sont perçues par le représentant (!), de réceptionner ou d’expédier des camions de marchandises (en plus du courrier normal), de déplacer les camions, de les conduire, de faire de la menuiserie (oui ! oui !), …
    ET APRES CELA, on trouve que les salariés n’ont PAS DE COMPETENCES et ne sont pas assez « flexibles », lorsqu’ils assument !!!
    Franchement, on a plutôt l’impression que s’ils peuvent assumer, on ne les embauche surtout pas !
    D’être « flexible » ? = faire 48 heures payées 35 ou 37 ? D’avoir un caractère supportant les modifications de décisions précédentes qui ont demandé un à deux jours de travail – et dans les temps SVP ? D’être appelée le matin à 8 H. pour 2 H. de travail à partir de 11 H. et de devoir revenir en fin d’après-midi ? De fournir à 23 H. des renseignements pouvant être demandés dans la journée et même le lendemain ?
    Que connaître 4 à 5 langues, dont le chinois ou le russe « serait un plus » (cela court les rues !) pour être payé au SMIG !!!
    Travailler 2 jours dans une ville et 3 dans une autre, les frais de déplacement étant à votre charge (et les repas !), toujours payé au SMIG (d’ailleurs la société n’ose plus mentionner le salaire proposé, d’autant que la personne doit être -au minimum- trilingue ! et organiser les réunions).
    D’attendre 18 mois pour percevoir les congés payés que la société d’intérim a valorisés, moins les frais de dossier (encore) et sans les intérêts !
    D’adhérer OBLIGATOIREMENT à une mutuelle maladie (appartenant au groupe d’intérim) avec 6 mois de carence ?
    De vouloir faire travailler « exactement » comme l’ex-secrétaire (80 ans cette année !) et noter tout à la main sur 2 petits cahiers d’écolier !
    De considérer qu’obligatoirement quelqu’un résidant à 20 Km arrivera immanquablement en retard et tous les jours !?
    Que le DRH décide -pour vous- que « vu vos diplômes vous vous ennuirez et que, ayant vos capacités, vous n’avez pas besoin de travailler » !
    De ne prendre en compte le CV qui arrive le jour même de la demande du client ! Les précédents ont sans doute amorti l’incinérateur !?
    De même, exiger des diplômes n’ayant jamais existés ! Et s’y cramponner ! Ben, quoi, MOA, je sais !
    De recevoir la lettre de refus libellée ainsi : « votres profil ne correspont pas au poste de sécretere … » !
    Ai-je suffisamment placé de brins de laine sur mon dessin de mouton ?
    Moi aussi, j’en passe … Ô combien !

  5. FmR
    26 avril 2007 - 15h35

    Voilà un mouton habillé pour l’hiver

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