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D’assistante prod à RH en passant par rédactrice et commerciale : Delphine, 1 entreprise, 5 métiers

Aux antipodes des nouvelles générations qui slashent, changent de boîte régulièrement, et cassent les codes de la vie professionnelle, Delphine a 38 ans et 9 ans de carrière chez HelloWork. Sa curiosité à toutes épreuves et son sens de l’observation lui ont permis de passer par tous les services, ou presque. Aujourd’hui, elle s’apprête à entamer son cinquième métier dans l’entreprise : RH. Portrait.

Quels étaient les projets de la Delphine de 20 ans, au sortir de l’école ?

« Issue d’un BTS tourisme, je voulais vraiment faire carrière dans ce secteur. D’une part, pour la dimension de conseil et le contact avec des touristes venus du monde entier, et d’autre part pour le côté linguistique.

Après trois ans dans un cercle de jeux au sein d’un casino, j’ai fait les saisons en montagne durant cinq ans, alternant entre un poste de vendeuse dans un commerce de prêt-à-porter technique l’hiver, et un poste de chargée d’accueil en office de tourisme l’été. J’ai même fait une saison comme animatrice enfants et adultes, dans un hôtel club, assurant les spectacles du soir au café-théâtre notamment !

J’ai adoré cette période de ma vie. Je bossais dans un cadre exceptionnel, mais j’ai réalisé que le secteur du tourisme était bouché, que les contrats étaient précaires, et que la stabilité ne faisait pas partie du jeu ! Travail en décalé, le soir, le weekend… Direction Toulouse, donc, où j’ai opéré un premier virage à 180. Loin des montagnes et des saisons, j’ai obtenu un poste d’assistante administrative et logistique dans le transport. Un métier intense, où il faut gérer la pression et les responsabilités. J’étais dans un autre monde professionnel.

En résumé, ma vie professionnelle avant HelloWork est à l’image de ma carrière dans l’entreprise aujourd’hui : inattendue !

Quand as-tu été embauchée chez HelloWork, ton entreprise actuelle ?

Je suis arrivée chez HelloWork (anciennement RegionsJob), il y a neuf ans, alors que nous avions décidé avec mon ami de revenir dans notre région d’origine. La société n’était pas aussi développée qu’elle ne l’est aujourd’hui, et on m’a embauchée sur un poste de soutien au service « production », pour lequel je mettais en ligne les offres de formation des clients, tout en faisant également quelques missions d’accueil et d’administratif. Les tâches étaient variées et mon poste assez transversal. J’étais en contact avec les commerciaux, avec la partie technique, avec les clients…

Au bout de combien de temps as-tu ressenti les premières envies de changement ? La demande de mobilité est-elle venue de toi ?

L’entreprise a vite pris de l’ampleur et les choses se sont davantage structurées. Pour éviter la lassitude et continuer de m’épanouir, j’ai commencé à regarder du côté du service éditorial. On faisait appel à moi pour des besoins de rédaction ponctuels, puis de fil en aiguille, j’ai écrit des papiers de plus en plus développés. Le congé maternité de ma collègue a été l’occasion de la remplacer à temps plein en tant que rédactrice !

De rédactrice, et après un retour d’un an au service « production », je suis passée au commerce sur un poste de chargée de clientèle en 2014. Nouveau service, nouveau challenge ! Il fallait tout apprendre. Et là encore, tandis que les collègues partaient en congé maternité, on m’a proposé de cumuler mes missions de chargée de clientèle avec des missions purement commerciales… La suite est facile à deviner ! J’avais un bon relationnel avec les clients, et même si je n’ai pas du tout le tempérament du commercial tel qu’on se l’imagine, j’ai finalement pas mal de talent pour cet exercice et fais de belles ventes !

Le changement ne te fait pas peur ?

Non. J’ai toujours vu ça comme des challenges, des nouvelles expériences à vivre plutôt que comme des obstacles insurmontables, pour lesquels je n’aurais pas été à la hauteur. Par contre, de l’adrénaline, j’en ai eu ! Mais rien à voir avec de la peur.

Bien que très discrète, voire timide, je ne me suis jamais dévalorisée. Je sais écouter, observer, et surtout, j’ai toujours su dire quand un poste m’intéressait ou quand je souhaitais évoluer. Ma curiosité et ma sincérité m’ont évité le syndrome de l’imposteur et mes candidatures ont toujours été très bien reçues. Peut-être parce que je n’ai jamais quitté un poste par lassitude ou par ennui, mais plutôt parce que de nouvelles opportunités se présentaient… et qu’on ne se refait pas !

Ma curiosité et ma sincérité m’ont évité le syndrome de l’imposteur

Aujourd’hui, tu t’apprêtes à intégrer les RH ?

Cette fois-ci, contrairement à tous les métiers que j’ai pu faire durant ma carrière, je n’ai pas postulé. C’est la DRH, Liselotte Huguenin-Bergenat, qui sur le ton de la blague, m’a dit : « Il n’y a qu’aux RH que tu n’as pas encore travaillé finalement ! ». Et ce qui était une boutade, s’est finalement transformé en véritable proposition de sa part, quelques jours après. Je démarre en avril prochain et serai principalement en charge des recrutements. Encore un poste auquel je n’aurais jamais pensé !

N’as-tu jamais eu envie de changer de boîte, ou te reconvertir, comme le veut la tendance des dernières années ?

Si, plein de fois. Mais tout est une question de caractère. Changer pour changer ne m’intéresse pas. Plus que l’envie de changements, c’est surtout l’envie d’apprendre qui conduit mes choix. J’ai voulu apprendre la guitare, j’ai appris la guitare. J’adore le dessin et la peinture, je me forme au dessin et à la peinture. C’est la même chose pour le boulot. Je trouve l’évolution des RH passionnante, j’ai donc suivi un MOOC « digital RH ». J’ai également suivi la formation « digital active ». Je m’intéresse et me renseigne aussi beaucoup sur le référencement, le SEO, le SEA… Une piste pour mon futur poste, dans quelques années !

Le changement ne va pas sans la curiosité

Plus sérieusement, le changement ne va pas sans la curiosité, selon moi. Si je suis toujours dans la même entreprise aujourd’hui, c’est que j’ai eu la curiosité de comprendre comment les choses fonctionnent. Et aussi parce qu’HelloWork cultive cette mobilité. Rien n’est figé ni cloisonné pour ceux qui veulent bouger et évoluer.

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Un conseil pour ceux qui souhaiteraient, comme toi, évoluer et faire plusieurs métiers ?

Je n’ai pas de conseil à donner mais plutôt une remarque que je me faisais en préparant l’interview. Je suis fan de jeux, une mordue de la première heure ! Jeux de société, jeux d’extérieur, jeux de stratégie, de construction, en équipe ou individuels… Je suis convaincue qu’on obtient de grandes choses via le jeu. C’est un mode d’échange et de communication extraordinaire. Cette passion m’a souvent servi pour passer des idées, pour apprendre à apprendre, pour m’adapter… Finalement, une carrière professionnelle, c’est un grand et long jeu ! A nous d’être bons joueurs ! »

Maman de deux enfants, Delphine nourrit aussi des projets personnels et rêve un jour de réunir toutes ses expériences pour accomplir ce qui sera son plus grand projet. « J’ai une idée, qui concilierait ma vie de famille et ma vie pro, et que je garde dans un coin de ma tête. Mais je ne sais pas si je sauterai le pas ! ».

Crédits photos : ©S.Marchand

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