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En Alsace, un stage anti-burnout pour les cadres

Les locaux du Credir
Le Credir est situé à Kientzheim, dans le centre de l'Alsace (68).
Un cadre reposant
En pleine nature, la situation du Credir facilite le repos et la prise de recul des stagiaires.
Une séance de sport en plein air
Se dépenser fait partie des ateliers proposés aux cadres en burn out.
L'atelier coaching
Le coaching donne des clefs aux stagiaires pour s'en sortir.
Un atelier "récit de vie"
Parler de soi et de ses échecs libère les cadres et dirigeants.
Le fondateur du Credir
Jean-Denis Budin, ancien chef d'entreprise qui lui-même a expérimenté le burn out, vient aujourd'hui en aide aux professionnels

Proposer aux actifs victimes d’un burn out de se mettre au vert, c’est l’idée du Credir, un « Centre d’Entraînement pour dirigeants et acteurs de l’entreprise ». Basé en Alsace, il accueille les dirigeant(e)s et cadres sup’ qui ont pété les plombs et les remet sur les rails en 3 jours. Au programme 22 heures de formation professionnelle et 8 heures d’activités « annexes » : ateliers de paroles, remise en forme, relaxation ou rencontres avec des experts juridiques… Un florilège d’activités qui plaît aux stagiaires.

Il faut dire que le burn out est devenu un véritable phénomène de société. « Syndrome d’épuisement professionnel lié au stress et au sur-engagement au travail », il concerne aujourd’hui plus de 3 millions d’actifs selon une étude soit 12,6% des actifs en France. Tous sont concernés, en particulier ceux ayant de fortes responsabilités.

Du burn out au Credir

Jean-Denis Budin est le Directeur Général du Credir et l’initiateur du projet. Sa création fait suite à un cheminement personnel. Salarié pendant 10 ans, chef d’entreprise pendant 10 autres années, une faillite puis un burnout, Jean-Denis Budin a ensuite consacré 3 années de sa vie à sa thèse à l’Université de Paris Dauphine sur les chefs d’entreprises en difficulté. « J’ai été cadre jusqu’à l’âge de 40 ans » explique-t-il. « Tout allait bien jusqu’à ce qu’on me propose un poste en Chine. J’ai alors changé de vie et racheté une PME de 25 personnes en Alsace, qui par la suite a fait faillite. J’ai eu des soucis d’entente avec mes nouveaux actionnaires et j’ai fini par faire un burn out, diagnostiqué par mon médecin généraliste. C’était il y a 7 ans et je n’avais jamais entendu cette expression ». Aujourd’hui, il a décidé d’apporter son aide aux professionnels en difficulté au sein du Credir.

Un cadre reposant loin des soucis

Situé dans le Haut Rhin, à Kientzheim, petit village du vignoble alsacien, le Credir compte 17 intervenants : chefs d’entreprise, médecins, coachs sportif, avocats et experts comptables. C’est le CEEJA (Centre Européen d’Etudes Japonaises en Alsace), un grand bâtiment accueillant entouré d’un parc, qui l’accueille. Autant dire que l’endroit est plutôt reposant… Et la promesse alléchante : « En 3 jours, venez recharger vos batteries, aux plans intellectuel, physique et émotionnel ».

Ici, finis les tabous : il faut remettre sur pieds des cadres au bord du gouffre. Tous ont le même objectif : sortir du burn out, et ils ont trois jours pour y arriver. « Il existe depuis un certain temps déjà un accompagnement global pour les athlètes de haut niveau, alors pourquoi pas pour les cadres ? » juge Jean-Denis Budin.

Surmonter le burn out

« Une entreprise qui va mal, un divorce, une maladie, un deuil… Le stress, les insomnies, la surcharge de travail, devoir faire face aux proches qui s’inquiètent… Tout cela peut amener très loin, jusqu’au suicide » explique le fondateur du Credir. Le Centre propose aux stagiaires un check up complet et surtout avec un avenir professionnel : des pistes de recherche d’emploi, des pistes pour sortir juridiquement leur entreprise de l’impasse… « Ces cadres en burn out n’ont pas vraiment été habitués à reconnaître l’échec, en particulier personnel » analyse Jean-Denis Budin. « Ils sont dans ce qu’on appelle en psychologie une ‘escalade de l’engagement’ : face à l’échec, ils vont s’engager de plus en plus. »

Chefs d’entreprises, cadres en activité, demandeurs d’emplois… Beaucoup viennent de leur propre chef, mais de plus en plus de personnes se sont vu offrir le stage par leurs proches.

Des témoignages très positifs

Le centre a été ouvert au mois de juin 2013. Après 5 sessions (une par mois) et 35 stagiaires reçus, le bilan est très positif. Et ils ne tarissent pas d’éloges sur le centre et sa méthode :

  • « Très sceptique au départ, j’ai trouvé ce stage complet et super intéressant. Cette formation devrait être obligatoire pour chaque chef d’entreprise ou personne ayant un poste similaire ! » juge Hervé, chef d’entreprise de 42 ans en difficulté financière.
  • « Le CREDIR m’a permis, après 2 burnouts et 1 an et demi de vraie souffrance professionnelle, sur seulement 3 jours, de trouver en moi une énergie renouvelée et mettre en place une démarche solide pour rebondir… » témoigne Emmanuel, cadre dirigeant de 37 ans victime d’épuisement professionnel.
  • « Ce stage m’a permis de relativiser et de prendre conscience qu’il y a d’autres vies après un échec professionnel » conclut Greg, chef d’entreprise de 46 ans en difficultés financières.

Après le stage, pas question de les laisser tomber. « Certains stagiaires ont besoin d’une « béquille » médicamenteuse, d’autres d’un suivi psychologique suite au stage… Ils ont un parrain au centre qui les épaule en cas de besoin et nous restons joignables tous les mercredis au centre » ajoute Jean-Denis Budin.

Le burn out, véritable problème de société

Alors les tabous du burn out sont-ils en train de tomber ? On dirait bien que oui et pour Jean-Denis Budin, il y a plusieurs raisons à cela : « La crise dure depuis un certain temps, les gens sont fatigués et se libèrent davantage. Un certain nombre de suicides sur le lieu de travail ont également été médiatisé, ce qui a alerté l’opinion sur le phénomène. »

Aujourd’hui, cadres et dirigeants sont également hyper-connectés via les smartphones, tablettes et PC. « Cette incapacité à « se débrancher » favorise les insomnies et donc le burn out » juge Jean-Denis Budin. D’ailleurs au Credir, l’utilisation de téléphones mobiles et d’ordinateurs portables sont strictement interdits entre le dîner et le petit déjeuner… !

> Tarif : 3800 € les trois jours, financement possible par l’employeur ou via des aides. Consulter le site du Credir pour plus d’informations.

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Commentaires
  1. M. Fontrouge
    9 mars 2014 - 11h39

    L’idee est bonne mais 3 jrs pour rebondir ?! Alors qu’un burn out dure entre 1 et 3 ans avec recidive possible + medocs + suivi psychologique… Et vu le tarif (3800 E les 3 jrs !) : ca me fait legerement sourire… Et depuis quand seuls les cadres font des burn out ??? Je suis une Femme et Etam.

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