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Le gouvernement dope les emplois aidés

ChiffresechosIls font leur grand retour. Déjà, en 2008, avec la première crise économique, les emplois aidés étaient « brandis comme un remède miracle pour atténuer l’impact de la crise sur l’emploi ». Quatre ans plus tard, rien n’a changé. La crise est toujours là et les politiques ressortent les mêmes recettes. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a ainsi transmis une circulaire aux différents services des régions et départements pour accélérer le rythme des contrats aidés au premier trimestre. Le but ? Limiter la hausse catastrophique du chômage à quelques mois de la prochaine élection présidentielle. Quant à enrayer durablement la poussée du chômage…

37 500 contrats aidés chaque mois
Pas moins de 225 000 contrats aidés devront être conclus avant le mois de juin. Soit, en moyenne, 37 500 contrats signés chaque mois, explique Les Echos. L’Éducation nationale sera parmi les mieux pourvues avec 50 000 contrats pour le premier semestre, soit 10 000 de plus qu’en 2011. « Pour une durée maximale de six mois », ils devront « favoriser le retour des chômeurs sur le marché de l’emploi », rapporte Les Echos. La circulaire insiste également pour que les entreprises fassent un effort avec 25 000 contrats aidés avant la fin juin.

Quel effet sur le chômage ?
Peut-on se réjouir de cette main tendue vers les demandeurs d’emploi ? Malheureusement non. Le budget des 340 000 contrats aidés, contre 440 000 en 2011, a déjà été voté pour cette année et il n’est pas prévu d’augmenter leur nombre. Seulement, ils seront plus mobilisés sur le premier trimestre 2012. Ils limiteront alors artificiellement les statistiques du chômage. 225 000 contrats doivent ainsi être signés avant le mois de juin, soit 66% des contrats d’accompagnement dans l’emploi.

Sommet sur l’emploi
Alors que le nombre de demandeurs d’emploi frôle les 3 millions, le gouvernement a également annoncé, à grand renfort de communication, le prochain sommet sur l’emploi et les différentes mesures qui y seront débattues, le 18 janvier prochain. Parmi elles, la TVA sociale. Elle vise à réduire le coût du travail en réduisant les cotisations patronales. Le pari étant de rendre les entreprises françaises plus compétitives et donc de relancer la production. De nombreuses voix estiment qu’elle risque surtout de peser sur la consommation des ménages qui financeront cette nouvelle TVA.

Vers plus de flexibilité ?
Autre mesure qui sera présentée lors du sommet sur l’emploi : les « pactes de compétitivité-emploi ». En clair, la garantie de l’emploi avec, en contrepartie, une réduction du nombre d’heures travaillées et une réduction de salaire en cas de trou d’air des entreprises. Bref, plus de flexibilité de la part des salariés.

Difficile de prévoir les effets réels de ces mesures. Mais selon l’OCDE, fin 2012, la hausse du chômage devrait encore se poursuivre, jusqu’à atteindre 10,4% de la population active.

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Commentaires
  1. Laure
    5 janvier 2012 - 17h15

    Ils n’ont pas autre chose à nous proposer que ça ! Ca ne nous aide pas, c’est un salaire de misère, ras le bol de leurs contrats aidés ! Oui ça vient du coeur.

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