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Conseils pratiques pour s’installer à Londres

Violaine, étudiante à Sciences Po Rennes, s’est installée à Londres cet été dans le cadre de sa troisième année d’études. Logement, transports, argent, santé… découvrez ses conseils pour gagner du temps dans les formalités.

Conseils pratiques pour s'installer à Londres

Le 4 juin, j’ai débarqué de l’Eurostar sur le quai de la gare King’s Cross St Pancras avec mon énorme valise, mon sac à dos, un second gros sac, et un plan de Londres. Dans cet article, je vais tenter de répertorier les difficultés ou les particularités de la ville qui ont pu me poser problème durant mon installation, qui est maintenant heureusement terminée. Je suis arrivée avec l’adresse d’amis en poche, qui pouvaient m’héberger en attendant que je trouve un logement. Cette solution était pour moi idéale, car elle m’a permis de trouver tranquillement un endroit à moi sans avoir la pression financière de loger dans une auberge ou à l’hôtel. Ceci dit, l’auberge de jeunesse reste une très bonne solution : l’intimité n’est pas au rendez-vous, mais cela convient à tous les budgets.
Le logement
J’avais fait le choix d’arriver à Londres une semaine avant le début de mon stage, car j’espérais trouver un logement avant de commencer à travailler. M’étant renseignée avant mon départ, je savais que dans cette ville les logements étaient chers, en conséquence de quoi la colocation est énormément pratiquée. Après quelques coups d’oeil jetés sur des sites comme www.flatshare.com ou www.gumtree.com, j’ai écarté immédiatement l’idée d’un studio individuel. Dans mon esprit, la colocation serait un bon moyen de rencontrer des gens dans un premier temps.
J’ai quitté la France avec de l’argent anglais en liquide, pour des raisons étudiées auparavant : ma carte de crédit française ne me permettait pas de retirer plus de 600 euros en une fois ou par semaine. Or, d’après les petites annonces que j’avais consulté en amont, il était souvent demandé, à l’entrée dans un logement, un mois de loyer en avance, ainsi qu’un mois de loyer en guise de caution. Il me fallait donc arriver, par sécurité, avec l’équivalent … d’un millier de livres.
Comme je l’ai écrit, les loyers sont chers dans cette ville, c’est cela notamment qui en fait une ville très chère, car en dehors de cela la nourriture n’est pas outrageusement hors de prix. En moyenne pour une chambre individuelle dans une colocation à moins de 45 minutes du centre-ville il faudra compter 500 livres, soit entre 620 et 650 euros selon le taux de change. Il faut également noter, que lorsqu’on n’est pas étudiant sur le territoire britannique, on paie la Council Tax. Ce serait l’équivalent de notre taxe d’habitation. Elle est due chaque mois. D’après ce que j’ai pu constater, elle est d’environ 30 livres par personnes et par mois. Les charges sont rarement comprises dans les prix annoncés, il faut également y penser.
Logement trouvé !
Le samedi suivant mon arrivée, j’avais visité le BON logement. J’avais passé la semaine à aller de visites en visite, et à désespérer un peu. Il y a, ici, des périodes pendant lesquelles il est plus difficile de trouver un logement. Ce sont en général celles des rentrées des étudiants, comme partout. En ce qui concerne les plans, je recommande très fortement l’utilisation d’un A-to-Z, une sorte de plan de la ville qui se présente sous forme d’un petit carnet. On peut trouver un endroit par la rue, par le quartier. Toutes les rues de la ville sont répertoriées, et c’est le plus pratique pour s’orienter. Les premiers jours, cela m’a été extrêmement utile, du fait des visites : je devais beaucoup me repérer. Or, cela n’est pas mon fort… J’ai donc finalement trouvé la colocation parfaite, dans le nord-ouest de la ville : une maison victorienne partagée avec une espagnole de 23 ans, et une italienne de 26 ans. Mon seul critère majeur en dehors du prix était d’être à moins d’une heure de transport de mon lieu de travail (qui se trouve dans le plein centre de la ville) et d’être en Zone 2.
Les transports
Londres est divisée, d’un point de vue des transports, en zones concentriques qui vont de 1 à 8. En plus d’être très chère en ce qui concerne le logement, Londres n’offre pas un réseau de transport bon marché, c’est peu de le dire. Le ticket simple pour aller de Zone 1 à 2 coûte 4,5 livres. Il existe un système de pass illimité, la carte Oyster. Celle-ci peut être achetée quand on se rend à Londres pour un week-end ou quelques jours. Quand on y vit, on charge chaque mois ou chaque semaine, au choix une Travelcard. On peut également choisir un système de Pay-as-you-Go : on charge une somme quelconque sur son Oyster Card, et on voyage jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’argent sur la carte. Moi qui dois effectuer au minimum deux voyages par jours, 5 jours sur 7 au moins, la Travelcard au mois (chargée sur la carte Oyster, donc) était la solution la moins coûteuse. Je paie donc 112 livres par mois (près de 145 euros), pour ce pass illimité Zone 1 à 2. Si je veux aller en Zone 3, ou plus, je paie le prix supplémentaire, ce n’est pas un souci. Mais si j’avais choisi une carte illimitée zone 1 à 3, j’aurais payé 145 livres par mois. Voilà pourquoi il était important pour moi d’habiter en zone 2 maximum. En outre, pour les étudiants, le réseau des transports Londoniens offre une réduction de 30% par mois sur le prix de l’abonnement : il suffit pour cela de démontrer que l’on est étudiant : il suffit d’être étudiant et d’être à Londres en raison de cela (cela fonctionne donc lorsqu’on est en stage). Cette réduction est très intéressante.
Il est essentiel de comprendre tous ces éléments qui s’imbriquent les uns dans les autres. Cette ville reste une capitale finalement peu originale quant à son système de fonctionnement, mais il est plus facile de bien s’installer quand on a compris les codes, les démarches à suivre.
Le bail
Une fois la carte de transport obtenue, l’appartement trouvé, il me restait à officialiser cette démarche : un ami français vivant à Londres depuis de longues années m’avait prévenu : ici, quand on signe un bail de trois ans, cela veut dire que l’on s’engage pour trois ans. Si l’on part avant sans trouver de remplacement pour notre chambre, c’est nous qui devons l’argent au landlord, le propriétaire. Mon propriétaire m’a proposé un bail de 6 mois renouvelables. Je l’ai prévenu que je ne resterai pas 6 mois lors du deuxième bail, mais 5. Il m’a dit que c’était ok si je le prévenais un mois avant mon départ. On verra … Par ailleurs, il peut arriver que le loyer soit dû en entier. J’explique : mes colocataires et moi-même payons chacune (nous sommes trois filles) notre part du loyer au propriétaire individuellement et à différents moments dans le mois. Si une de nous trois partait, les autres ne devraient pas se cotiser pour payer la troisième part. C’est le cas car nous avons des baux individuels. Mais ce n’est pas toujours le cas : il arrive alors que ce soit difficile pour ceux qui restent, car ils doivent payer la part de celui qui s’en va en attendant un remplacement ! C’est un détail à prendre en compte, à mon sens.
La banque
Une fois ces deux missions cochées sur ma liste, il me fallait ouvrir un compte en banque. Pour cela, un passeport est nécessaire. La carte d’identité française sert à prouver notre identité, par exemple, aux autorités, mais ne suffit pas pour fonctionner dans le pays. Obligatoire également, la preuve de résidence sur le territoire. La copie de mon bail a suffi. Mon travail m’a également fourni une lettre prouvant mon activité. Plusieurs établissements bancaires proposent des comptes courants complètement gratuits. Le système marche très bien, et en quelques jours j’avais une debit card et tout le nécessaire.
Le téléphone portable
Dernière étape urgente : le téléphone portable. Il me fallait en effet avoir un compte en banque britannique pour ouvrir un abonnement. Les prix pratiqués par les opérateurs téléphoniques ici sont bien moins chers qu’en France. Petit bémol : les appels ou textos internationaux valent beaucoup, beaucoup plus cher. Je paie donc 10 livres par mois pour 300 minutes de communication, textos illimités, et 500 mégabits d’internet. C’est très peu cher à mon avis ! Mais la minute vers la France coûte une livre. Je paie donc 5 livres supplémentaires par mois pour pouvoir téléphoner vers la France pour 0,20 livres. Ma facture tourne trop souvent autour des 40 livres, malheureusement… mais j’y travaille. Il est vraiment intéressant de constater que la marche à suivre pour s’installer varie difficilement : il faut un appartement pour avoir un compte en banque, il faut un compte pour avoir un numéro anglais … Début juillet, tout cela était fait. Ouf.
La santé
La dernière étape de mon installation, je l’ai accomplie fin août : je suis allée m’inscrire chez le GP, le General Practioner. Le médecin, quoi. Ici les soins sont gratuits. Mais seulement si l’on est inscrit chez un GP. Ceux-ci sont regroupés dans des centres médicaux. Selon où l’on habite, on peut choisir entre un ou deux cabinets. J’ai choisi le plus proche de chez moi, suis allée me présenter. La secrétaire m’a fourni un document à renseigner : j’ai pu leur donner mon âge, mon origine ethnique, ma religion (tellement étonnant pour nous !) dire si j’étais d’accord pour donner mes organes, et d’autres détails concernant ma santé. Après vérification (avec passeport) de mon identité, la secrétaire m’a informé qu’un rendez-vous avec une infirmière (analyse d’urine inclue) devait être pris pour que l’inscription soit complète. Là, l’infirmière m’a pesée et mesurée (avec mes vêtements ET mes chaussures) m’a donné des documents m’informant sur le cancer du sein, s’est enquise de mon régime alimentaire et sportif. A la fin, j’étais inscrite chez le GP ! Et donc bel et bien installée. Si je suis malade, j’appelle pour prendre rendez-vous, on m’assignera un docteur ou une infirmière pour cette fois, et cette fois seulement. J’arriverai alors pour mon rendez-vous, je me ferai examiner, et je repartirai sans payer.
Voici pour mon installation ! Bien sûr ce parcours n’est que le mien : il y a sûrement un tas de choses et de manières de faire que j’ignore. Ces étapes ont fonctionné pour moi, mais ce n’est pas ce que tout le monde fait en arrivant ici… De plus, même si je suis payée en livres, je ne suis pas employée par une entreprise britannique. Je pense donc qu’il y a des choses dont je n’ai pas eu à m’occuper, en ce qui concerne les impôts par exemple. J’espère que cet article aura pu aider des étudiants ou des jeunes professionnels qui penseraient à venir s’installer ici ! La prochaine fois, je vous parlerai des découvertes que l’on fait petit à petit, sur le monde professionnel que j’ai côtoyé jusqu’à présent, et sur les multitudes de surprises que la ville réserve ! A bientôt.

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