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Quelles compétences devront avoir les travailleurs de demain ?

« L’Index Mondial de la Compétitivité pour les Talents » (GTCI), réalisé par The Adecco Group, en collaboration avec l’Insead et le Human Capital Leadership Institute of Singapore (HCLI), explore les effets des évolutions technologiques sur le monde du travail et les futures générations d’actifs. Un nouvel avenir semble se dessiner, et qui n’a rien à voir avec ce que l’on a connu jusqu’alors, notamment en termes de compétences et de savoir-être des travailleurs, qui ne seront plus recrutés sur leur seule expertise.

Du travailleur routinier au travailleur du savoir

« Nous arrivons à l’heure des RH 4.0 » affirme l’étude. La robotisation des emplois et l’économie collaborative sont à l’origine de grands changements, tant en ce qui concerne la nature du travail que les profils des futurs travailleurs. Loin d’être alarmiste, le rapport de The Adecco Group voit dans ces bouleversements un vivier d’opportunités pour les actifs de demain et les entreprises. En effet, quels que soient les avis de chacun et les chiffres avancés par les différentes études, les progrès technologiques vont sans conteste nous amener à travailler différemment à l’avenir. Les emplois peu qualifiés, notamment basés sur des tâches répétitives, sont déjà progressivement assurés par les algorithmes et les machines, créant ainsi de nouvelles opportunités de travail connecté, innovant, avec de nouveaux besoins de compétences. Le futur du travail, selon le rapport, c’est ainsi « passer de travailleurs réalisant des tâches routinières et répétitives à des travailleurs du savoir ». Il est donc essentiel pour les entreprises de pouvoir compter sur une main d’œuvre capable d’évoluer si elles veulent rester compétitives. Où trouver ces futurs talents et sur quels savoir-faire les recruter ? On touche là au cœur du sujet, ce que le rapport appelle « le dilemme des compétences ».

Apprendre encore et encore son métier pour soigner son employabilité

Le développement technologique est tel que les entreprises ont des besoins en compétences qui, aujourd’hui, n’existent pas encore sur le marché. La pénurie de candidats sur des postes très spécifiques est déjà une réalité, en particulier dans les secteurs des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques. En 2020, ce sont 756 000 spécialistes informatiques qui manqueront à l’appel, selon la Commission Européenne. D’où la nécessité pour les actifs déjà en poste de se former, tout au long de leur vie professionnelle, pour rester à niveau, se perfectionner et surtout sécuriser leur employabilité. « De nombreux employés connaîtront des périodes de chômage technique et structurel s’ils ne se réinventent pas. Pour tirer parti du potentiel du capital humain, les gouvernements et les entreprises doivent inculquer une culture d’apprentissage permanent aux individus et aider ceux qui ne possèdent pas les compétences recherchées à se réorienter » analyse Su-Yen Wong, directrice de l’Human Capital Leadership Institute, avant de préciser que « dans l’ère numérique actuelle, où le travail est en perpétuelle évolution, seront favorisés non pas les employés qui possèdent le plus haut niveau de compétences techniques, mais ceux qui ont la capacité d’apprendre encore et encore leur métier ».

Compétences techniques / compétences « souples » : le match

Une formation tout au long de sa carrière qui ne pourra pourtant plus porter uniquement sur les compétences techniques. Dans les process de recrutement, les compétences plus « souples », autrement dit personnelles, ont désormais autant d’importance que le niveau d’expertise du candidat. Il ne s’agit plus de s’entourer de travailleurs qualifiés directement opérationnels, mais plutôt de talents et de potentiels qui seront formés en interne sur les compétences nécessaires. L’entreprise Google a déjà adopter cette approche RH en plaçant l’expertise comme dernière compétence à avoir pour être recruté, derrière la capacité d’apprentissage, le leadership, l’humilité et la responsabilité. Autres softskills essentiels aux employés, selon le GPCI : la capacité d’adaptation à des conditions de travail différentes et évolutives, l’envie d’apprendre en continu et de progresser, des compétences de collaboration active et réseautage, la capacité à gérer des conflits et à influencer. Les jeunes, eux, doivent être mobiles et notamment à l’internationale, avec des compétences en langues étrangères.

> Softskills : ces nouvelles compétences que les recruteurs attendent de vous

46 % des jeunes ne sont pas recrutés, faute d’un bon comportement

Des compétences personnelles essentielles mais encore trop sous-estimées, voire ignorées, par les employés si l’on en croit l’expérience menée par The Adecco Group et Le Fonds de Formation pour les Intérimaires en 2016. Après avoir déterminé les 5 compétences personnelles fondamentales dont doit faire preuve un intérimaire – à savoir avoir le bon comportement, être flexible, savoir communiquer à l’oral, être en mesure de bien présenter dans un contexte professionnel et être ponctuel – à peine 1 candidat sur 2 a présenté ces compétences. Ce sont pas moins de 46% des jeunes qui n’ont donc pas été recruté, faute d’avoir eu un comportement adéquat en entretien d’embauche ! Pire encore, le rapport révèle même que 30% des candidats étaient arrivés… en retard ! Le dilemme des compétences évoqué par le rapport se trouve donc autant du côté des recruteurs, que des candidats.

Dans quels pays et dans quelles villes travailleront les talents de demain ?

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Commentaires
  1. f4b1
    25 janvier 2017 - 17h35

    Comme on l’entend beaucoup en ce moment, il faut donc sans cesse apprendre pour rester au niveau !

  2. Prévost
    26 janvier 2017 - 14h53

    Et pour les plus de 50 ans vous proposez quoi? C’est déjà difficile de trouver à 54 ans.merci l avenir.on ne demande qu’à travailler et rien pour nous….nous sommes comme les autres recherche en temps plein depuis 4 ans. Que des CUI.20h ou on va!!!

  3. Wouagadougou
    26 janvier 2017 - 18h09

    Déprimant cette avancée des nouvelles technologies qui suppriment des emplois à gogo… Ces emplois de bureau qui se multiplient et qui nous bousillent les yeux à cause de l’ordinateur……..

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